dimanche 20 novembre 2016

AVERDA, LA SOCIETÉ QUI EST VENUE SAUVER BRAZZAVILLE




Installée au Congo depuis juillet 2015, Averda est une société arabe, basé à Dubaï, qui se spécialise dans la gestion des déchets. Cette société a complètement changé le visage de la capitale congolaise qui était longtemps classée parmi les villes les plus sales du monde, avec de gros problèmes de collecte d’ordures.

Brazzaville au bord du Majestueux Congo, en face c'est Kinshasa(RDC).

Cette triste réalité a permis de faire comprendre aux Congolais que la question de l’environnement est l’affaire de tous. Des pouvoirs publics certes, mais aussi des citoyens et des entreprises. Voilà pourquoi aujourd’hui, partout dans Brazzaville, les populations ne cessent de louer le travail et le professionnalisme de la société Averda. 

employés d'Averda
Averda Congo et ses employés en pleine oeuvre.

De Bacongo, l’un des quartiers sud de Brazzaville, à Ngamakosso aux confins nord de la capitale, les employés de cette société sont devenus la coqueluche des Brazzavillois. Armés de balais et des pelles, ses journaliers s’emploient à ramasser les détritus qui jonchent le trottoir. On les reconnait facilement par leurs combinaisons bleues et leurs chaussures de sécurité.

Un ouvrier d'Averda, de Brazzaville, armée de son balai et de sa brouette.

De fait, depuis quelques semaines, "Brazza la belle" est redevenue la "Brazza la verte" des années 80. Non seulement en raison de la végétation luxuriante qui aromatise la rive gauche du majestueux fleuve Congo, mais également en raison de son nouveau statut de l’une des capitales les plus propres de l’Afrique.
La nouvelle Cité gouvernementale de Brazzaville

Les rues de Brazzaville sont devenues tellement propres que, pris de peur pour l’éclat, les gens n'osent plus jeter les papiers, les bouteilles et les sachets dans la rue. Et pour aider les habitants de la capitale congolaise à concrétiser ces bonnes intentions, des poubelles publiques de couleur bleue ont été disposées tous les 100 mètres dans le centre-ville de la capitale. Un dispositif qui devrait être bientôt étendu à d’autres quartiers de la capitale.
 
Corniche de Brazza
La corniche de Brazzaville la nuit
Avec le concours de Averda, le Congo en a profité pour s’engager aussi dans le combat pour le développement durable, en faisant d’un coup deux pierres. Un grand site d’enfouissement, le premier du genre en Afrique centrale, vient d’être crée à proximité du village de Lifoula(30 Km de Brazzaville). Entièrement conçu, construit et exploité par Averda, le centre d’enfouissement de Lifoula s’étendra sur 40 hectares, comprendra huit cellules de stockage et aura une durée de vie opérationnelle de 15 ans.

Le village de Lifoula et son joli paysage.

Ce nouveau centre d’enfouissement sera équipé d’un système de récupération et de traitement du lixiviat, d’un système de capture et de réutilisation des biogaz libérés par les déchets enfouis, et d’un système de collecte et de traitement de l’eau de surface. Il ne recevra que des déchets solides municipaux et ouvrira sa première cellule en Janvier 2017. Les sept cellules restantes deviendront opérationnelles étapes par étapes puisque la dernière cellule sera mise en service en Octobre 2030.

Lifoula, Congo, tout près du  futur site s'enfouissement.

Arrivé à ce stade de projet, cette usine de déchets produira un biogaz qui pourrait être principalement transformé en biocarburant : du bio méthane liquéfié, qui pourrait être utilisé par les transports lourds en commun comme celui des nouveaux autobus électriques qui circulent déjà à Brazzaville, soit aider à vulgariser un projet d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié pour un corridor routier très utilisé entre les arrondissements de Makélékélé et de Talangaï. La totalité des camions de collecte des déchets de la ville pourrait être également alimentée au bio méthane.
Une façade de la corniche de Brazzaville





Une première centrale de cogénération pourrait aussi voir le jour dans la capitale congolaise, si on transforme le biogaz en électricité, pour ensuite l’acheminée au réseau de la SNE(Société nationale de l'électricité). Ces mesures font de ce centre de gestion des matières résiduelles un vrai modèle en terme de valorisation énergétique.
Le principe d'une centrale de bio-méthanisation


En participant à ces genres d’initiatives privées, l’État Congolais veut stimuler ce genre de projets qui contribueront à réduire un taux de chômage national qui est de 46,10%, selon les dernières données de 2016 de l’indice Trading Economics. Cette initiative de Averda au Congo stimulera l’économie de Brazzaville, puis qu’il permettra d’employer plusieurs centaines d’employés, en plus des 1.500 personnes qui travaillent déjà actuellement pour la compagnie basée à Dubaï.

Une belle plage de la zone des Cataractes de Brazzaville

A mon avis, j’estime que nous joindrons l’utile au nécessaire si la Maire de Brazzaville, au lieu de laisser toutes les initiatives a Averda, s’engage à lancer un plan d’aménagement des aires vertes partout dans la capitale. Il s’agit de replanter des arbres tel que des palétuviers, des palmiers, des manguiers ou des eucalyptus tout le long des avenues et aux bordures de certaines rues principales.

La corniche au sortir de Bacongo

Mise à part l’embellissement, il faudrait y ajouter le confort des populations. Donc prévoyons un ambitieux plan de construction des latrines publiques partout dans la ville. Il s’agit des toilettes publiques dont l’usage devrait être payant à un prix modique accessible à tout le monde. Des personnes retraitées ou des jeunes étudiants pourraient être employés pour entretenir et gérer ces toilettes publiques.
L'église Sainte-Anne de Brazzaville


Le Congolais est reconnu comme un peuple fier, qui accorde une grande importance au paraître. Mais nous devons savoir que l’autorité de la mode est tellement absolue qu’elle nous force à oublier des concepts fondamentaux de base comme la salubrité et le confort.