vendredi 12 avril 2013

Boxe professionnelle/Rigondeaux devrait faire taire les critiques


Le combat entre Nonito Donaire et le Cubain Guillermo Rigondeaux, qui sera présenté ce samedi à New York, est attendu de tout le monde puisqu’il s’agit d’un duel d’unification des poids super-coqs, mais surtout parce qu’il oppose deux boxeurs qui possèdent énormément de talent. Mais ça sera aussi l’occasion pour le double champion olympique de confirmer qu’il est le meilleur boxeur de l’histoire pour cette catégorie, depuis qu’il est devenu professionnel en 2009.

Guillermo Rigondeaux a maintenant 32 ans.
Au cours des dernières années, le Cubain était un cran au-dessus de tous ses adversaires. Ses combats aux Jeux olympiques et aux Championnats du monde étaient toujours gagnés avec une facilité déconcertante. Cependant, depuis qu’il est devenu Pro les choses ont changé. Des doutes s’étaient installés à la suite de sa victoire sur Ricardo Cordoba pour devenir champion intérimaire des super-coqs de la WBA, mais ils ont été depuis dissipés.

Le cogneur Nonito Donaire, double champion du monde.
De l’autre côté, Donaire part largement favori selon les pronostiqueurs, à  cause de sa force de frappe déconcertante et autoritaire. Il est assurément le plus dur cogneur des deux. Rigondeaux, qui mise plus sur la technique tout en finesse, est souvent qualifié de « chinny », ce qui signifie le petit fragile. À son dernier combat face à Robert Marroquin, Rigondeaux a été ébranlé à plusieurs reprises, ce qui est inquiétant étant donné que Marroquin est loin d’être du calibre de Donaire.

En tout cas, ce qui est sûr c’est que samedi à New-York les fans de la boxe moderne se régaleront d’une belle affiche entre deux solides techniciens.

lundi 8 avril 2013

Les raisons du revirement historique de l’AC Léopard

Aruna Dramé Biné s'élève plus que tout le monde pour ouvrir le score de la tête.

 
L’AC Léopard a effectué l’un des revirements les plus spectaculaires des compétitions de la CAF, après avoir perdu le match aller par 4-1. Comment les Congolais ont-ils trouvé les ressources physiques et morales pour battre le Kano Pillars 3-0 deux semaines plus tard?
Pour commencer, les acteurs directs c.-à-d. les joueurs ainsi que les supporters ont fourni la marchandise le dimanche passée. En effet, le stade Denis Sassou Nguesso de Dolisie était plein comme un œuf, vu la grandeur des enjeux.
Sur le plan technique, le coach Marius Omog a pris des décisions judicieuses en optant pour un schéma beaucoup plus offensif et en modifiant  légèrement son classement-type habituel. Au lieu d’évoluer avec Bhebey Guelord Ndey seul en pointe, comme d’habitude, il l’a associé avec le buteur de la manche aller, le longiligne Arouna Biné Dramé, pourélever le niveau offensif de l’équipe. Aussi, le virevoltant Junior Mankiessé a débuté le match sur l’aile droite à la place de Rochel Kivouri.
 
Sur le flanc gauche de l’attaque, le dribleur Héritier Ngouelou avait pris la place de l’individualiste Bienvenu Kombo. Ce changement a été l’un des points clés du match, parce que Ngouelou, avec ses dribles impétueux, a semé la panique et le doute dans le camp des Nigérians qui étaient venus au Congo visiblement trop sûrs d’eux. Ils ont sous-estimé le football congolais et ils ont récolté ce qu’ils ont semé.
En défense, le Camerounais Ngome Lawrence a été aligné dans les buts à la place de Gildas Mouyabi. Ulrich Nzamba faisait son retour dans l’alignement au poste d’arrière droit à la place de Chancel Gombessa.
Avec tous ces changements, les Fauves ont retrouvé leur jeu et l’efficacité qui leur avaient permis de remporter la Coupe de Confédération de la saison passée.
Leur futur adversaire se nomme l’Entente de Sétif(Algérie). C’est un club déjà connu des Congolais pour avoir éliminé les Diables-Noirs en ligue des champions en 2010. Au match aller Diables-Noirs avait gagné 3-2 à Brazzaville, puis perdu 2-0 en Algérie.
Il incombe au coach Marius Omog de prendre cette équipe au sérieux et d’éviter de répéter les maladresses de Kano. Au football, ce genre de qualifications-miracles ne se produit qu’une fois tous les 20 ans.
 
 

dimanche 7 avril 2013

LIGUE DES CHAMPIONS : AC LÉOPARD OBTIENT UNE QUALIFICATION HISTORIQUE


Les Nigérians de Kano Pillars ont vu pu voir, ce dimanche à Dolisie, ce que le chat avait vu à la rue Mbochis. En effet, lors d’une fin de match interdite pour les cardiaques, ils ont été éliminés par les Dolisiens de l’AC Léopard lors d’un revirement historique de 3-0. Au match aller, le Kano avait écrasé les Congolais par 4-1.

Les buts congolais ont été inscrits par Aruna Dramé, de la tête, très tôt dans le match. Le maestro Tychique Ntela a doublé le score en seconde période sur un penalty bien exécuté.
À partir de cet instant, le stade Denis Sassou Nguesso de Dolisie est entré en plein feu. Plus personne n’est resté assis sur son siège. Tout le monde s’est mis debout comme un seul homme pour pousser les «  Fauves du Niari » vers le troisième but libérateur.
La délivrance est arrivé à la fin du temps règlementaire, dans les arrêts de jeu, lorsque l’international Cesair Ngandzié a repris de la tête un centre magistralement dressé par Kombo(3-0).

Oufff! Qui l’aurait cru? Personne, sauf deux hommes : le président Remy Ayayos et l’entraineur Marius Omog.

Remy Ayayos
Cette qualification historique restera gravée à jamais dans les annales de l’histoire du football congolais. L’ancien président congolais, Pascal Lissouba- lui-même un natif de Dolisie, aimerait dire que l’on est jamais premier par hasard. Les « Fauves  du Niari » viennent de confirmer la règle, car n’est pas Champion d’Afrique qui veut! 
Dans l’autre résultat, Diables-Noirs s’est aussi qualifié pour le tour suivant de la Coupe de Confédération, malgré sa courte défaite de 0-1 à Malabo. Leur écrasante victoire de 6-1, sur les Panthers de la Guinée Équatoriale, au match aller avait presque assuré leur qualification d’avance.
L’odyssée continue pour les deux représentants congolais en compétitions africaines.

CAN CADETS 2013/ LE CONGO ENTAME SON STAGE EN FORCE


Cet après-midi, les Diables-Rouges cadets ont corrigé le Botswana par un score sans appel de 3-0. Ce match comptait pour les préparations de la CAN cadet qui commence dans une semaine au Maroc même. 
Les buts congolais ont été marqués par un Botswanais contre son camp, Charlevie Mabiala et Yohan Andzouana.
Le Botswana évoluera dans le groupe avec le Maroc, la Tunisie et le Gabon.

Charlevie Mabiala
Le Congo, de son côté, débutera contre la Côte-d’Ivoire, avant d’en découdre avec le Ghana et le Nigeria successivement.
23 joueurs congolais  de moins de 17 ans se trouvent depuis le dimanche des Pâques à Casablanca(Maroc) pour un stage de 10 jours avant de se rendre Marrakech, ville où se déploiera le groupe B dans le cadre de la phase finale de la CAN U17 - Maroc 2013.
Yohan Andzouana
Ce groupe a été complété deux jours plus tard par 2 autres joueurs,  à savoir : Yhoan ANDZOUANA (AS Monaco) et le virevoltant Constantin BAKAKI(Inter club de Brazzaville), qui était invité à Turin pour un essai.  
 
 Voici la liste des 25 joueurs:

Gardiens de but:

- OMBANDZA - MPEA Darnet Joé

- NKOUNKOU - NIAMAS Évince Miche

- NTSIMBA SOUNDA Hinault Ross 

Défenseurs:

- ATONI -MAVOUNGOU Cosme Andrely

- OKOMBI Francis

- IMOUELE NGAMPIO Zabrown

- BANZOUZI - YOULOU Cety Christ

- DIBEKOU Dorvel

- KIMFOULA - GANTSUI MBOUYE 
 

Milieux:

-BINGUILA Hardy Alain Samarange

- YOBI SAKOU Dieu Merci

- MOHENDIKI Hilda Brel

- MABIALA Charlevy-Caril Steeven

- ONGOUNDOU Dulfrein André

- LOUSSOUKOU NGOUALA Junior Amour

- KIBILA TSIMBA Ysmaël Eridia 
Les cadets congolais s'entrainent au prestigieux
Wellness & Sport Center Morocco
 
Attaquants:

- OBASSI - NGATSONGO Bersyl

- ANDZOUANA Yhoan Many

- BAKAKI Constantin Christ Olsen

- KAYA MAKOSSO Faites - Prévu

- TSIBA MAMONO Idwiche

- BIDIMBOU Kader Georges

- GANVOULA MBOUSSY Silvere

- ISSAMBET GASSAMA Lonreve Saira

- KANGOU Bermagin Ronel Belmondo.

lundi 1 avril 2013

Congo: la visite du président chinois a été très bénéfique pour le pays


La visite du président chinois, Xin Jin Ping,  a permis de signer des importants accords financiers et commerciaux à Brazzaville. En effet,  les deux pays ont  conclu onze accords de plusieurs millions d'euros dans les secteurs des finances, les infrastructures de base, des télécommunications et de la santé.
Arrivé le vendredi dernier à Brazzaville, le président Xin Jin Ping est le premier chef d’État chinois à visiter le Congo-Brazzaville de l’histoire. Cela ne s’est pas fait à peu près, car 21 coups de canons et un bain de foule réservée dans les artères principales de Brazzaville, ont visiblement ému le souverain chinois. Cette visite de 48 heures était la dernière étape d'une tournée africaine essentiellement économique, qui l'a mené en Tanzanie et en Afrique du Sud.
La maquette du futur stade de Kintélé
Les accords de vendredi s’ajoutent à ceux déjà en cours, comme le financement de plus de 500 km de route entre Brazzaville et Pointe-Noire, la capitale économique et épicentre de l’activité pétrolière qui rapporte 5 milliards d’euros par an à l’ex-colonie française, où 70% des 4 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté.
La construction du futur barrage hydraulique de Liouesso est à l’ordre du jour. Il y’a aussi les infrastructures sportives qui sont prévues notamment un stade olympique de 60 000 places, un palais des sports de 10 000 places, un complexe nautique de 2 000 places, un village des Jeux pouvant accueillir 8 000 athlètes etc.

 Cette visite de haute marque a aussi permis de replacer le Congo-Brazzaville-Et son tout puissant président- sur la scène diplomatique internationale, vu que les déplacements des présidents chinois ne sont pas monnaie courante. Il faut aussi dire, que le choix du Congo ne tient pas du hasard, tant la part du gâteau qui revient à la Chine dans les marchés publics défie toute concurrence. Il existe une clause spéciale qui permet aux entreprises chinoises de soumissionner au même titre que les entreprises congolaises lors des offres d’appels publics. Cependant, le partenariat  sino-congolais ne devrait pas être catalogué de gagnant-gagnant, car les Congolais ne tirent pas de gros profits de ces accords.
Par exemple, le complexe hydroélectrique d’Imboulou qui a coûté une bagatelle somme-via la dette publique- au contribuable congolais n’est pas encore parvenu à répondre aux attentes des populations. La raison en est que les cadres congolais ne sont pas suffisamment formés pour exploiter et rentabiliser ses grandes infrastructures. Ce qui obligera le Congo, dans 10 ans, à recourir à l’aide chinois pour d’autres projets dans le même domaine.
Le barrage d'Imboulou, fleuron du partenariat sino-congolais, n'a pas encore répondu aux attentes des Congolais.
Les Chinois construisent des routes et des immeubles pour les Congolais qui,  à leur tour, ne reçoivent pas de transfert de technologie de la part des partenaires chinois. Ils emmènent avec eux équipements, technologie, ouvriers et même de la nourriture pour ne rien acheter sur place.
Pendant ce temps, pour avoir des routes au Congo on va continuer à s’endetter et rester dans la dépendance du néo-colonialisme chinois.