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mardi 4 juin 2024

Le 5 juin 2024 : Sassou Nguesso va tuer le football congolais.

Après avoir massacré physiquement les Congolais le 5 juin 1997, Dénis Sassou Nguesso vient de décider de nous tuer moralement demain 5 juin 2024, avec son forfait contre le Niger. Les Diables Rouges ne feront pas le déplacement de Kinshasa pour jouer la rencontre telle que décidée par la FIFA.

C'est une décision qui manque de justesse politique, d’autant plus que le Congo risque bien plus gros sur le plan financier et sportif avec ce nouveau bras de fer engagé avec la FIFA. Tout ceci est prévu dans le but de mettre en marche le plan machiavélique et définitif de la destruction du patrimoine socioéconomique, culturel et sportif du Congo que le président Sassou et sa famille ont entamé depuis l’été 1992. Le forfait sportif, seulement pour ne pas faire les dix minutes de traversée fluviale, n’est que l’arbre qui cache la forêt.

C'est à l'issu d'une réunion tenue cet après-midi, entre le ministère des sports et les dirigeants de la FECOFOOT, que le ministre Hugues Ngouolondélé a communiqué la pire nouvelle que le monde sportif n’a jamais vu venir. À entendre les raisons évoquées par le ministre des Sports, il s’agit plus d’une décision politique que pour des soucis de logistique et c’est ce que la FIFA n’admet pas : que la politique vienne s’immiscer dans les sports.

Monsieur Ngouolondélé soutient que malgré les efforts déployés par le président de la République à la dernière minute, pour rénover le stade Alphonse Massamba Débat, la FIFA a maintenu sa décision que le match se jouera à Kinshasa. Mais vous ne pouvez pas forcer la FIFA à modifier ses programmes à la dernière minute, au moment où l’adversaire a déjà élu quartier là-bas depuis le 31 mai pour préparer son match. Vous parlez de sauvegarder la dignité et les valeurs du Congo, mais le Niger en a aussi de dignité. Les autres ne vont pas accepter de déménager la veille pour vous faire plaisir. Non seulement vous allez perdre ce match par forfait, mais vous serez aussi retirés de toutes compétitions FIFA/CAF en cours. Le Congo qui n’occupe que la 111e place du classement FIFA mondial ne pèse ni sur l’échiquier du football mondial, ni sur l’échiquier du football africain. Donc c’est une décision politique mal réfléchie et inutile pour le peuple congolais. Pire : ils ont poussé le cynisme jusqu’à choisir la date du 5 juin pour tuer le moral des Congolais. Partout sur la toile congolaise on ne parle que de ce forfait malvenu.

Le fait que le président Sassou se soit impliqué personnellement sur le dénouement de ce dossier ne témoigne pas de son intérêt pour le sport congolais, au contraire il a toujours l'air de ne rien en à foutre. Ce n’est pas parce qu’il adore médiatiser ses visites officielles au stade Bernabeu, en exhibant fièrement son maillot du Real Madrid, qu’il va mentir l’intelligence des Congolais. Il ne sait rien du foot et n’en a rien à foutre. Il ne veut pas que notre jeune équipe joue au stade des Martyres, là ou même le public l’avait copieusement hué pendant la cérémonie de l’ouverture des jeux de la francophonie l’été dernier.


‘’ NOUS AVONS NOS VALEURS À DÉFENDRE’’ : LES VALEURS DES VOLEURS ?

Je ne vois pas encore d’autres valeurs que nous allons défendre dans un pays qui a vulgarisé la culture du vol et de la corruption. Un pays où tout le monde vole en toute impunité. Avant ce n’était que le chef qui volait, mais maintenant c’est le petit fonctionnaire du coin qui se tape ses trois salaires du mois en douce. Les chefs des services financiers, les trésoriers, les douaniers, mêmes les simples commis aux passeports sont devenus des riches intouchables de la république...

On ne se réveille plus un seul matin sans parler des crimes commis par des kulunas. Des hauts cadres du pays sont victimes de violents braquages armés dans les maisons. Les populations sont entrain de lyncher des jeunes et filmer leurs crimes. Le gouvernement qui vend des grands pans de terres arables à l’état rwandais. Des Bacheliers qui ne peuvent pas aller à l’université, faute de n’avoir pas assez d’argent pour s’acheter une place dans la filière désirée. Même l’éducation des générations futures a été souillée...Vous voulez défendre les valeurs du vol et non des Congolais.

Je m’étais promis de ne pas parler de politique sur cette page, mais trop c’est trop. Avec cette décision de forfait, ils sont venus me chercher dans ma tanière. Le football est encore le seul et pur Havre de paix ou les Congolais de tous les bords peuvent s’unir ensemble autour d’une tasse de café pour parler des Diables Rouges. Que vous soyez Mbochi, Lari, Téké, Vili, Pounou, Sangha-Sangha, Bomitaba et les non cités...On se retrouve tous au Mbongui pour se soutenir. Cependant, ces médiocres politiques, qui ont déjà mis le pays à sac, quitte leur terrain pour venir nous massacrer dans notre Mbongui.

Dieu, que vous nous faites chier !

dimanche 18 novembre 2018

LE DERBY DU FLEUVE CONGO : LA PLUIE S'INVITE…


Le derby du fleuve Congo entre le Congo-Brazzaville et le Congo-Kinshasa a tenu ses promesses émotionnelles et sportives, malgré la grosse pluie qui s’est abattue sur Brazzaville cet après-midi. Les deux équipes se sont séparées sur un score nul de 1-1. Kabongo a ouvert le score pour les visiteurs (22e), avant que Bifouma ne remette les pendules à l'heure quatre minutes après.


Dana l’avant-midi, Brazzaville, la capitale congolaise, avait l’air d’une ville assiégée avec des véhicules de la police militaire patrouillant tous les secteurs en état d’alerte. En effet, le derby
RD.Congo – Congo, qui devrait avoir lieu cet-après midi, était le match de tous les dangers. Au delà d'un simple ballon rond, des dimensions diplomatiques, politiques, culturelles... donnent souvent une autre considération au derby entre les 2 pays voisins. Les consignes du gouvernement congolais étaient donc strictes : ne pas permettre des regroupements de foule trop longtemps.

Le stade Massamba-Debat 3 h avant le match

Quatre heures avant le match, le stade Alphonse Massamba-Debat était déjà archicomble. 15 milles supporteurs, dont des nombreux kinois, se sont vus refusés l’accès aux portes du stade. Ils sont restés dans les pourtours du stade et la police les a dispersés. En ville aussi il y avait beaucoup de monde dans les rues, la tension était très forte. Les commerces de ville ont commencé à fermer leurs portes vers midi. Le pays traverse une crise financière et sociale atteignant des proportions incroyables, alors des gens malintentionnés voudraient profiter de la situation de confusion pour se livrer aux actes de pillage.
La foule des supporteurs qui fut dispersée par la police.

30 min après le début du match, une violente pluie s’est abattue sur la ville alors que les deux équipes étaient à égalité 1-1. Le match s’est  quand même poursuivie dans des conditions climatiques difficiles, avec un terrain inondé d’eau, qui n'a pas favorisé du beau jeu sur le terrain, mais paradoxalement cette pluie a décrispé la foule et leur a donnée une occasion de s’amuser et de profiter du spectacle.
 Du coup l’ambiance et l’atmosphère partout dans la ville s’est détendue. Au lieu de maudire la pluie, les Brazzavillois l’ont plutôt accueilli comme un sauveur et le match est redevenu juste un simple jeu et non les menaces de batailles que d’aucuns laissaient entendre sur les réseaux sociaux. Cela a eu effet immédiat pour favoriser le travail du maintient de l’ordre par les gendarmes.

Sur le terrain du jeu, la pluie a eu l’effet de calmer les ardeurs des Léopards de la RDC qui étaient les maitres incontestables du début de la rencontre. Après une interruption de 40 minutes, pour permettre aux employés et ramasseurs de balles de retirer l’eau de la pelouse avec des cuvettes, le match a repris avec les locaux qui étaient devenus plus forts et plus dominants dans les duels.

On va dire a quelque chose malheur est bon. Cette pluie bénie serait-elle un don de notre ancêtre le Roi Makoko ?

En tout cas, le plus important est que le derby congolais a tenu toutes ses promesses dans le jeu et dehors. Tout est beau qui finit bien. Cependant, ce match nul condamne le Congo à devoir battre le Zimbabwe à Harare par deux buts de différence pour espérer rééditer l’exploit de Yaoundé 1972.


vendredi 9 novembre 2018

LE DERBY DU CONGO-RDC EST UNE HISTOIRE DE BUTS ET SPECTACLE

Le 18 novembre, les deux Congo vont s'opposer au stade Alphonse-Massamba-Débat, en match comptant pour la cinquième journée du groupe G des éliminatoires de la compétition prévue au Cameroun. Un derby qui promet, comme les précédents, du spectacle au public. Un formidable travail journalistique de compilation du journal ADIAC de Brazzaville me permet de vous faire résumer les rencontres les plus palpitantes de ce grand Derby du Pool-Malebo.


Lors de sa première participation en Coupe d'Afrique des nations (CAN) en 1968 à Asmara (Érythrée), le Congo est opposé à l'ex-Zaïre qui gagne sur le score de trois buts à zéro grâce à Muwawa et Kabamba (deux buts). A la fin du tournoi, le Congo-Kinshasa remporte le trophée. La deuxième confrontation entre les deux équipes en CAN a eu lieu le 27 février 1972 à Douala, au Cameroun. Ce jour-là, malgré une interruption de trente minutes due à une panne d’électricité, le Congo s’incline deux buts à zéro devant les Léopards. Les deux buts sont signés Ntumba « Pouce ». Au final, c’est pourtant le Congo qui va remporter le tournoi sous la manette de Mbono « Sorcier » et Mbemba Tostao.
Thievy Bifouma force le passage devant Yannick Bolasié et Chancel Mbemba 

La troisième confrontation a eu lieu le 5 mars 1974 à Alexandrie(Egypte), lors de la phase de groupe de la CAN, les Diables rouges gagnent sur le score de deux buts à un. Mbono « Sorcier » (70 e mn) et Minga Noël « Pépé » ont répondu au but de Mayanga « Adelar », inscrit à la 25 e mn. Selon le récit de mon oncle, cette CAN avait laissé un goût amer aux Congolais parce que les Diables-Rouges étaient arrivés à cette édition comme les grands favoris et les tenants du titre. Mais en demi-finale, ils se sont fait surprendre et terrassés par la néophyte Zambie 4-2. A l’issue de la compétition, le Zaïre s’approprie sa deuxième CAN en battant la Zambie dans une finale jouée deux fois (2-2 et 2-0). Le choc de la finale tant attendue entre les deux capitales les plus proches du monde n’a plus eu lieu. Mais de nombreux observateurs considèrent que le Congo avait raté la chance de faire un doublé parce que les Diables rouges avaient l’ascendant sur les Léopards à cette époque.

Plus récemment, lors de la CAN 2015 en Guinée équatoriale, le Congo s’est incliné en quart de finale sur le score de deux buts à quatre contre la RDC, après avoir mené pourtant au score deux buts à zéro grâce aux réalisations de Fodé Doré et de Thievy Bifouma en première mi-temps. Dans le dernier quart du jeu, la RDC marque coup sur coup par Dieumerci Mbokani(2), Jonathan Bokila et Joël Kimwaki. Donc en total des phases finales de la CAN, la RDC totalise trois victoires contre une pour le Congo.

Éliminatoires de la CAN




En éliminatoires de la CAN et du Mondial, les joutes entre les deux équipes sont cependant plus indécises et se soldent souvent par un spectacle où le football offensif a toujours été au rendez-vous. Ainsi, lors des éliminatoires de la 12e CAN 1980, au Nigeria, le Congo et le Zaïre s’affrontent le 8 avril 1979 au stade de la Révolution. Les Diables rouges corrigent les Léopards sur le score de quatre buts à deux. Un fait important pour moi, lors de ce match tant médiatisé, j’étais proche de fêter mes 5 ans, mais à cause de la joie populaire de cette soirée je me souviens que c’était la première fois dans ma conscience de bambin d’apprendre l’existence d’un peuple appelé zaïrois et qui était du coté des « méchants » mais nous les avons battus.

Au match retour, les Congolais étaient trop tendres mentalement et physiquement et ils ont laissé les Zaïrois assurer la Remontada(4-1) deux semaines plus tard, le 15 avril, au Stade du 20-mai avec un triplé du « Bombardier »  Lofombo. Du coté des Congolais, Nkoumbou, le gardien, les défenseurs Okouo-Akaba, Dengaky, Mounoundzi, les milieux de terrain Mbama-Nkounkou, Ntsélan-Tsiéné, Ndomba et les attaquants Bahamboula-Mbemba, Lingongo et Lakou disent adieu à la CAN. Ce jour-là ils ont aussi appris que le Zaïre venait de dénicher un petit prodige du football de 18 ans nommé Mutubilé Santos.
Six ans après, lors des éliminatoires de la CAN 1986, le 31 mars 1985, le Congo se fait corriger à Brazzaville 5-2 par le Zaïre au match aller. Je me souviens que ce match avait envoyé au lit les Brazzavillois très tôt. Comment un derby si attendu et une rencontre d’une importance capitale pour la fierté du pays pouvait terminer par une telle humiliation?

Mutubilé Santos, l'homme du match, avec son complice du milieu Kiyika avaient survolé le match comme des « Superman ». Les buteurs des Léopards furent Mutubilé, Kabongo(2), Kiyika et Lofombo. Ange Ngapy et le jeune Kouvouama « Nis » avaient sauvé la face pour les locaux.
Le ministre des sports de l’époque, Gabriel Oba-Apounou, avait aussi perdu son job après cette défaite de trop. Au match retour, le Congo a contraind le Zaïre à un nul blanc de 0-0 dans un stade du 20-mai pétrifié et médusé. Nkoukou Mapro, le gardien, mais aussi Kouvouama Nis, Mouyabi Chaleur, Ndomba Géomètre, Mbama-Nkounkou, N'Kouka Mathins, N'Gouette n'ont pu renverser la vapeur en dépit de leur remarquable prestation. Logée dans le groupe G avec sa voisine la RDC, le Congo est battu au stade des martyrs sur le score de trois buts à un en match d’ouverture des éliminatoires de la CAN 2019.

Éliminatoires de la Coupe du monde


Les éliminatoires de la Coupe du monde 1998, en France, avaient placé les deux pays dans le groupe 3. Le 6 janvier 1997, le Congo contraint la RDC à un match nul d’un but avec un filet de Bongo Christ à la 5 e mn. Au match retour, le 8 juin 1997, sur un pénalty converti par Macchembé Younga Moughani et le Zaïre, devenu la RDC il y à peine une semaine, s’incline au stade Casimir-M’Voulaléa de Pointe-Noire par le plus petit des scores.
Remy Mulamba(RDC) discute avec Marvin Baudry et Arnold Bouka-Moutou du Congo-Brazza lors du match aller de Kinshasa.
Lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2002, en Corée du Sud et au Japon, la RDC bat le Congo deux buts à zéro, à Kinshasa, avant que Younga Moughani force un match nul d’un but partout au match retour sur une frappe en pleine lucarne.

Même si la balance penche légèrement du côté de la RDC dans leurs confrontations directes, le Congo a l’obligation de gagner ce match pour avoir son destin en main puisque son adversaire du 18 novembre, avec cinq points, a une longueur d’avance sur lui, très loin derrière le surprenant Zimbabwe qui mène la danse avec huit points, surtout que le Liberia, l’outsider du groupe avec quatre points comme le Congo, n’a pas encore dit son dernier mot. Une bonne nouvelle du coté des Congolais est la confirmation de la venue du franco-congolais Christopher Maboulou(AS Nancy, Ligue 2) qui, après moult refus, a finalement accepté de porter les couleurs du pays de ses parents. C’est d’ailleurs lui-même le joueur qui a relancé le dossier auprès de la FECOFOOT, via sa sœur, pour ne pas rater ce grand derby. 

dimanche 15 juillet 2018

La victoire de la France est le triomphe de la diversité et de l’éclosion du talent intrinsèque


Le champagne a été lancé partout en France! Après 20  ans d’attente, la France vient de remporter la deuxième Coupe du monde de leur histoire, en corrigeant la Croatie par 4-2 au bout d'une incroyable finale du Mondial 2018, dimanche à Moscou. Cette victoire française est aussi la victoire d’une vraie nation arc-en-ciel, dont les valeurs de la liberté, de la diversité et de la maîtrise du savoir-faire lui sont non-négociables.


C'est sous une pluie battante que les deux équipes ont été chaleureusement décorées par le président de la FIFA Gianni Infantino sur un podium où se trouvaient trois chefs d'État, le Français Emmanuel Macron, le Russe Vladimir Poutine et la Croate Kolinda Grabar-Kitarovic. Que la soirée fut belle !

À Paris, les Champs-Elysées ont été envahis avant même le coup de sifflet final par une foule en liesse, comme partout en France. Il faut souligner que la victoire de la France est la victoire de la diversité. En tant que noir, je me sens toujours offusqué lorsque les gens parlent des footballeurs africains de la France, en faisant l’apologie du nombre élevé des joueurs de race noire dans la sélection française. Plusieurs images et vidéos à caractère racistes de ce genre ont circulé sur les réseaux sociaux soit pour se moquer des Bleus ou encore pour venger la frustration des piètres prestations des équipes africaines lors de ce mondial. Adopter une telle attitude c’est méconnaître la société française.



La France et le Portugal sont les premières nations qui ont toujours aligner des joueurs de couleurs au sein de leurs sélections. Depuis les années 70, presque régulièrement ces deux pays ont toujours fait de la place aux joueurs issus de leurs anciennes colonies. L’Angleterre et les Pays-Bas ne leur ont emboîté le pas que timidement et après le milieu des années 80. Au moment où John Barnes, le premier noir à revêtir le maillot de la sélection anglaise, était hué par les supporteurs anglais à chacune de ses rares apparitions, La France avait déjà connu des grands joueurs noirs comme Janvion, Trésor ou Tigana. 

Au fur et à mesure que les années avancent, le nombre de joueurs noirs n’a pas cessé d’augmenter jusqu à nos jours. C’est aussi la loi de la croissance naturelle qui suit le cours. Le taux de croissance en Europe décroit depuis la fin de la  Seconde guerre mondiale. Les Européens, en particulier les plus grandes puissances industrielles, ont besoin de la main d’œuvre des immigrants pour soutenir leurs croissances économiques. Le foot étant le sport favori des Africains dans leurs pays d’origine, il est donc normal que les immigrants africains de France transmettent cette passion du foot à leurs enfants nés en France.
Mecatherme, le Roi des boulangeries, est un de ceux qui exportent le savoir-faire français ailleurs dans le monde.

C’est cette diversité de cultures et de mentalité, combinée au savoir-faire de la créativité française, qui amène cette culture de la victoire. Les athlètes noirs de France sont naturellement dotés physiquement, surtout dans les sports d’équipes. Les entraîneurs français de souches leur apportent cette maîtrise  technique dont ils ont besoin pour être au sommet de l’art.

Cette culture du savoir-faire dans la finesse est une marque française qui se répercute dans tous les domaines de la science , que ce soit dans les sports, dans l’aéronautique, dans les technologies ou dans la médecine elle a toujours forcé l’admiration.

Dans le domaine du foot, la France nous a produit des génies comme Michel Platini, Alain Giresse, Eric Cantona, Zinedine Zidane, Laurent Blanc et aujourd’hui la nouvelle cuvée est riche avec Antoine Griezmann, Paul Pogba et le supersonique parisien Kylian Mbappe.

Kylian Mbappé et Antoine Griezmann sont les fleurons du savoir-faire du football français.

Cette victoire est aussi celle d’un grand entraîneur en la personne de Didier Deschamps. C’est un grand homme qui, malgré les nombreuses critiques, il a su protéger son groupe de jeunes joueurs des mauvaises ondes des médias, tout en les gardant unis et solidaires pour la cause. Que c’était beau voir comment les remplaçants comme Steed Mandada et Loïc Ramy célébrer chaque but de la France durant ce tournoi ! Seul un grand entraîneur peut créer une telle synergie entre les joueurs.


Vive la France ! On est ensemble !

lundi 24 juillet 2017

Abidjan 2017 : Natacha Ngoye crée la sensation pour le Congo-Brazzaville!


L’athlète congolaise Natacha Ngoye a créé la surprise et la sensation en remportant la médaille d’or aux 100m féminin des Jeux de la Francophonie 2017 qui se déroulent à Abidjan, en Côte d’Ivoire.


Au moment où l’on attendait la Suissesse Samantha Dagry ou la Camerounaise Marie Gisèle Eleme Asse, la sprinteuse congolaise a démarré la course toute en puissance et seule en avant du peloton. En dépassant les 50 m, elle a commencé à subir la forte pression de la camerounaise Eleme Asse, qui a poussé fort pour la rattraper. Mais c’était peine perdue, la native de Brazzaville avait appliqué la technique du Nkoye(antilope en lingala), comme sonne son nom de famille, en terminant la course avec des longs pas rapides, malgré sa petite taille.

Natacha Ngoye lors de la période des concentrations avant la finale des 100m.
Cette victoire surprise qui vient accompagner l’héroïque boulot de Franck Elemba (médaillé d’or en lancée de poids) devrait interpeller les pouvoirs publics congolais. Il faut miser sur le développement des filières sportives prometteuses comme l’athlétisme, le handball, le Basketball et la natation.


Malheureusement, le ministre des sports semble verser tous les crédits alloués aux sports pour le football, qui ne cesse de produire que des résultats décevants ces dernières années. On a besoin de plus de sérieux dans la gestion des sports pour créer des programmes et soutenir nos athlètes. Voilà Franck Elemba qui s’est plaint d’être abandonné par le Congo sur les ondes de la Radio France Internationale.

Franck Elemba, médaille d'or aux jeux de la francophonie 2017.
Cette attitude d’amateurisme et d’improvisation dans la gestion des affaires publiques au Congo est devenue un phénomène inquiétant.


Résumé des Jeux du 24 juillet 2017





dimanche 23 juillet 2017

Jeux de la Francophonie – Abidjan 2017 : Jamais deux sans trois pour le football congolais?


Depuis le 21 juillet dernier, les 8e Jeux de la Francophonie ont été lancés à Abidjan, la perle de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique de l’Ouest. Le Congo se présente avec l’un de ses tout premiers atouts pour décrocher la médaille dorée : la sélection masculine de football. 

Abidjan, ce matin du dimanche 23 juillet 2017
En effet, les Diables-Rouges du Congo ont entamé le tournoi de force le jour de l’inauguration en écrasant le Niger par 4-1. Une façon d’envoyer le messager à ses adversaires qu’ils sont venus pour défendre chèrement leur statut de double champion en titre.

Les Diables-Rouges juniors participent aux jeux d'Abidjan 2017

Cependant, les Congolais se sont vite vu leurs ardeurs calmées par les Lions du Cameroun sur une défaite de 2-0 lors de la seconde journée. Les chances de défendre leurs titres s’amenuisent avec cette défaite inattendue puisque, selon le règlement de cette édition, seuls se qualifient les premiers de chaque groupe. Attendons de voir la suite des événements pour élaborer prochainement…


Pour le moment, profitons du résumé des jeux durant les journées précédentes.

Résumé des jeux de la Francophonie du 23 juillet 2017



mardi 13 juin 2017

RDC vs Congo: quel enseignement tirer de la défaite des Diables- Rouges?


Battu à Kinshasa par 3-1, lors du Derby du Kin Malebo, le Congo-Brazza entame d’un mauvais pied les éliminatoires de la CAN 2019. Découvrez les enseignements techniques à tirer de cette défaite des Diables-Rouges et les notes des prestations individuelles des joueurs sur le blog El Cubano. Comme vous le savez, ici il s’agit d’une analyse objective et non partisane...


Des Diables Rouges trop timorés au début

 
Les Diables-Rouges du Congo-Brazza, pendant la traversée du fleuve Congo pour Kinshasa.

Vu l’enjeu du match et la présence de plusieurs joueurs qui débutaient pour la première fois en sélection nationale, il était donc normal de voir les poulains de Sébastien Migné se faire balader et malmener sur la pelouse d’un Stade des Martyres qui leur semblait bien trop grand durant 20 minutes. Migné a titularisé d’entrée un trio de récupérateurs dans l’axe du milieu. Il s’agit de Prince Oniangue placé dans l’entrejeu aux côtés de Ndinga et Massengo comme boucliers du secteur défensif. Si le premier fut l’ombre de lui-même pendant tout le match, les deux autres ont bataillé fort pour arrêter les raids incessants de Jacques Maghoma et Chancel Mbemba. 

À cette difficulté, s’est ajouté l’absence d’un vrai facilitateur du jeu pour alimenter Thievy Bifouma, le seul attaquant, qui était privé de ballons. Le milieu excentré gauche Arnold Bouka-Moutou était plus une double serrure pour son arrière gauche qu’un élément pouvant apporter du danger en attaque. Il restait donc Dylan Bahamboula à droite, le seul joueur technique du milieu qui pouvait quelque chose. Mais malheureusement ce dernier n’était pas placé sur un côté qui le convient. Pour un tout premier match avec le Congo, le Dijonnais a essayé d’apporter un peu de folie et de l’énergie à une équipe congolaise amorphe dans le jeu.

Il faut quand même retenir que l’égalisation de Thievy Bifouma, sur un raid solitaire, a permis de faire taire le stade des Martyres à la fin de la première mi-temps et de rentrer dans les vestiaires avec plus de détermination.

Les changements font le boulot … mais l’expérience des Léopards l’emportent

Sébastien Migné songe au match pendant que Fabrice Ondama discute avec le staff

Au retour des vestiaires, le public du Stade des Martyres a commencé à douter de leur équipe. Le Congo a pris de l’ascension dans le jeu pendant au moins 15 minutes. Dans cette intervalle de temps, les Diables- Rouges retrouvaient des couleurs, plus mordants et surtout plus emballants, à l’image d’un Badila pas du tout impressionné par ses débuts en sélection et qui effectuait un raid solitaire, dont un petit pont sur le libéro Zuakani, pour se retrouver face à face au gardien Ley Matampi. Ce dernier sort victorieux du duel en renvoyant fermement un tir du plat du pied au ras du sol. Dans la foulée, Fodé Doré et Sylver Ngavoula remplacent Bahamboula et Bifouma(blessé) respectivement.

La domination devient plus évidente, car les deux colosses apportent plus de profondeur et de présence physiques dans le secteur offensif. 

La panique s’installe temporairement dans le camp de la RDC après un second but de Cédric Bakambu contre le cours du jeu. Le coach Florent Ibenge va répondre à la nouvelle donne en remplaçant son double buteur, Cédric Bakambu, par un défenseur de grande taille pour contrer Fodé Doré.

Cette stratégie va payer cash, car elle permettra à la RDC de reprendre sa suprématie dans le jeu en lançant plusieurs attaques létales contre les buts de Barel Mouko. Mais ce dernier était bien inspiré ce, avant de commettre une bourde qui a permis à Chancel Mbemba d’alourdir le score final de 3-1.

Les notes individuelles des Congolais sur 10.


Barel Mouko (6) : Dans la mentalité, il y était, offrant un mélange de hargne et de vivacité, chose que nous ne voyons pas en Mafoumbi, le portier titulaire des deux trois dernières années. Mais la bourde qu’il a commise sur le troisième but lui a fait perdre beaucoup de points et de crédits.

Charlevie Mabiala (7) : l’ancien espoir du football congolais, qui semble perdu dans la réserve auxerroise, semble avoir retrouvé sa valeur lors de ses débuts dans la grande équipe des Diables Rouges. Évoluant à un poste inhabituel (arrière droit), Mabiala a joué un match solide, face à un client sérieux comme Junior Kabananga, mais il ne s’est pas laissé impressionné. Il n’a pas fait d’erreur dans le match, que ce soit dans son emplacement comme dans sa relance du ballon. Sa première prestation en équipe nationale augure des bons espoirs.

Binguila(gch.) et Mabiala(dr.), des penssionnaires de l'AJA.
Marvin Baudry (3) :  Tout juste sur le plan physique, il a paru moins rassurant que lorsqu’ il évolue comme latéral droit là où il est intraitable au un contre un. Par moment il s’est vu trop hésitant et lent pour couper les puissantes accélérations de Bakambu et Maghoma. L’arbitre lui a pardonné un penalty pour faute de main clair dans la surface de réparation. Une copie à revoir en tout cas.

Francis Nganga (6) : En première période, il y’a eu un peu de flottement à cause de problèmes de placement de son compère en défense centrale(Baudry). Mais après, il s’est ressaisit pour assurer une solide prestation. Tranchant et physique dans son marquage sur Cédric Bakambu, le défenseur de Charleroi a répondu présent comme on voulait.   

Tobias Badila (7) : Le débutant latéral gauche congolais n’a pas déçu les fans qui étaient curieux de le voir à l’œuvre. D’un côté, sa puissance, sa volonté permanente de proposer des solutions dans son couloir ou encore sa faculté à s’imposer dans les duels au un contre un. De l’autre, sa pauvre qualité de centres et son occasion de but ratée en face du gardien a contrasté sa prestation.  Mais pour un premier match, il a encore droit à l’état de grâce. Il doit grandir et gagner en régularité avec la sélection et il a prouvé que l’on peut compter sur lui.

Tobias Badila, lors des échauffements avant le match.


Prince Oniangué (3) : Trop emprunté, jamais dans le tempo et adepte d’un jeu beaucoup trop lisible pour son adversaire direct, le capitaine est passé au travers. Mais ce sont ses deux occasions claires de but manquées qui a beaucoup déçu. Son remplaçant Hardy Binguila n’a pas apporté grand-chose non plus.

Arnold Bouka-Moutou (3) : Que c’est gênant de devoir attribuer une telle note à un garçon qui se dépense beaucoup à chaque rencontre comme Bouka-Moutou. Si personne ne conteste son talent et son énergie dans le jeu, il est difficile de ne pas mettre l’accent sur son manque de vision pour le jeu en profondeur. Il récupère des bonnes balles, mais va vitre les perdre avec des courses qui ne mènent à rien. Il ferait mieux de simplifier son jeu en levant plus la tête et à faire des passes en profondeur ou des changements d’ailes pour ouvrir le jeu.

Jordan Massengo (5): En fin de saison, les joueurs doivent normalement faire étalage de signes de fatigue. Pas lui. Pas Massengo. Durant 90 minutes, il n’a jamais lésiné ses efforts, multipliant les courses, offensives ou défensives. Toujours là pour faire le sale boulot et lutter contre les costauds de l’équipe adverse comme ce fut sa bataille du milieu contre Chancel Mbemba. Espérons que Migné le conserve dans son schéma de jeu !

Dylan Bahambula (5) : Un autre débutant qui amène de sa superbe. Le virevoltant milieu offensif de Dijon a été l’auteur de quelques beaux gestes techniques en première période. Sa tête lobée repoussée par la barre transversale (27e) a failli couronner son baptême. Remplacé au début de la seconde période par Doré, il serait plaisant de le revoir vite mais cette fois-ci placé sur le flanc gauche de l’attaque. Comme milieu excentré droit, il a tendance à percuter vers le centre du milieu et se retrouver sur son pied faible et ce qui l’oblige à ralentir ses percées offensives.

Dylan Bahamboula salue les fans lors des entraînements au stade Annexe de Kintélé.

Delvin Ndinga (4) : Pour Ndinga, la saison s’avère bien trop pauvre. Jamais dans le coup du point de vue récupération et toujours prompt à faire des passes prévisibles, il aurait pu sauver sa rencontre avec une frappe bien appuyée que Matampi a dévié en corner avec une claquette(64e) et son coup-franc bien joué sur la tête de Bahamboula qui touche la barre transversale(27e).

Thievy Bifouma (6,5) : Auteur d’un joli but d’une frappe de croisée de gauche, après un raid solitaire, l’ancien pensionnaire de la Liga espagnole a fait un match costaud. Il faut lui accréditer aussi un débordement ponctuée d’une jolie passe en retrait pour Prince Onaingue, que ce dernier ne parvient pas à conclure. Au début de la seconde période, il a été victime d’un attentat par le défenseur local Issama Mpeko. Sa sortie a diminué l’arsenal offensif des visiteurs à un moment important du match.

Fodé Doré (3) : Arrêté depuis sa blessure de la saison dernière en 2016 et son coach qui ne le convoque plus pour le championnat, l’Angevin n’y est pas physiquement dans ce match quand il a remplacé Bahamboula. Si Physiquement, il est toujours aussi précieux bien qu’intermittent, le géant congolais n’a pas encore retrouvé sa touche de balle qu’on lui reconnait. Lui et l’autre remplaçant Ngavoula se sont gênés dans les ballons plus qu’autre chose.

Sylvere Ngavoula (3) : Réclamé à cor et à cri par les fans congolais à cause de sa formidable saison dans le championnat belge, le gaillard Ngavoula a remplacé Bifouma blessé. Mais le nouvel attaquant d’Anderlecht a encore des problèmes avec les fondamentaux du football. Son arrêt de balle, la couverture et sa technique de frappe n’est pas encore au diapason pour ce genre de match. 

dimanche 28 mai 2017

CAN 2019 : Sébastien Migné se la joue avec son système en 4-4-2 ?

Mbokani et Doré

Pour venir à bout de la voisine RDC, CE 11 JUIN 2017, Sébastien Migné a encore refait appel à tout son effectif qui était présent lors du dernier regroupement en Mauritanie. Ce détail laisse croire qu’il aura de nouveau recours à son 4- 4-2 cher à lui et son ancien mentor Claude Leroy. Mais le sélectionneur des Diables-Rouges doit comprendre que personne ne veut le forcer à abandonner son système de jeu, sauf que ce match à haut risque est pris très au sérieux par une grande partie de la population congolaise. Sa capacité à mener le football sur les rails sera mis à défi lors de ce grand derby du Pool Malebo. Il est en train de jouer sur sa réputation et pour la suite de la confiance avec l’exigeant public congolais.

Sebastien Migné et Badila Tobias
Sebastien Migné rencontre le nouveau Tobias Badila pour la première fois lors du stage.

Ce n'est pas la première fois que le débat surgit. Après la défaite contre la Mauritanie (1-2), en préparation, la question du système des Diables-Rouges s'était déjà posée. Contre les Mauritaniens, Sébastien Migné avait choisi de reconduire presque nom par nom le classement type de Claude Leroy de 2014-15, pour faire jouer Prince Oniangue plus haut afin qu’il soit le meneur de jeu. Delvin Ndinga est resté figé en arrière comme sentinelle avancée de la défense.

Les milieux créateurs excentrés étaient Arnold Bouka à gauche et Moise Kounkou à droite. Avec cette configuration, on a vu une équipe complètement débordée et en panne de solutions offensives. À gauche, Bouka n’a jamais été capable d générer une seule action dangereuse ni assurer la transmission avec les deux attaquants Thievy Bifouma et Fodé Doré. Le seul qui a tenté de faire quelque chose fut Kounkou, mais ses qualités de petit dribbleur rapide le poussaient toujours à revenir vers l’axe pour s’appuyer sur Oniangue, parce que son profil n’est pas celui d’un ailier de débordement. Cette situation a emmené à un blocage technique, avec les carences techniques de Prince Oniangue.
Thievy Bifouma contre la RDC lors de la Can 2015
Après coup, le sélectionneur congolais n’a pas cherché à changer de système pour renverser la situation. Il n’y a eu que 4 changements, dont pour cause de blessure du gardien Mafoumbi. Le Congo n’a jamais été en mesure de poser des problèmes à l'adversaire, malgré le score en désavantage. Les remarques que nous faisons ici sont pour apporter le changement afin d’évoluer. Mais force est de constater que Sébastien Migné, tout comme son mentor et ami Claude Leroy, est un conservateur pur dur.

Depuis longtemps pourtant, le technicien semble préférer le 4-4-2 à tout autre schéma tactique. En bientôt quatre ans cumulé à la tête de la sélection congolaise (si l’on tient en compte son passage comme adjoint de Claude Leroy), le coach natif de Bordeaux a toujours privilégié ce système.

Charlevie Mabiala

Nous voulons que le coach Sébastien Migné comprenne que le football n’est pas une science exacte. Il y’a plusieurs facteurs et détails qui pourraient influencer un match aussi capital que ce qui nous attend en République Démocratique du Congo. Nous devons donc adapter nos schémas tactiques en fonction de l’adversaire et des circonstances. On reconnait un bon entraîneur par sa flexibilité et sa capacité de prendre les justes décisions lors des moments clés d’une rencontre.

Les amères éliminations encaissées contre la RDC lors de la Can 2015(2 - 4) et celle un an plutôt devant la Lybie lors du Chan 2014 (2-2), devraient interpeller le technicien français, parce qu’il était l’un des acteurs de ces épisodes qui, à chaque fois, a vu le Congo mener par 2-0 et échouer vers la fin.
Le jeune robuste défenseur Fernand Mayembo effectuera enfin ses débuts avec le Congo.
Pour ce prochain match du 10 juin, à Kinshasa, il sera impératif d’empêcher les poulains de Florent Ibenge de déployer leur jeu impétueux à domicile. La meilleure manière de le faire sera d’attaquer le léopard dans son propre jeu comme l’avait fait le Burundi (2-2). Il faudra pratiquer une relance de balle rapide du centre vers les ailes et exploiter au maximum les qualités athlétiques des jeunes joueurs dont dispose Sébastien Migné.

Les Diables Rouges du Congo ont changé de visage avec des nouveaux joueurs lors du stage de Lisses(France).
En effet, la sélection congolaise vient d’enregistrer les renforts de jeunes binationaux talentueux qui effectueront leurs débuts avec le Congo. Il s’agit de Dylan Bahamboula(Dijon FC), Tobias Badila(Nancy), Juvhel Tsoumou(Wacker Burghausen, D4 allemande), Yves Simon Pambou(Dunajska, D1 Slovaque) et l’attaquant-dribbleur Jonathan N’sondé(Nantes). On parle de jeunes joueurs professionnels qui, certes ne jouent pas dans des ligues d’élite, mais qui possèdent un bon niveau du foot.

Dylan Bahamboula apporte de la qualité et de la technique dans le jeu congolais.
Au lieu de miser sur une paire Ndinga-Oniangue trop lourde au centre, il serait préférable d’adopter un 4-2-3-1 avec un duo Massengo-Oniangé dans la récupération. Plus haut dans l'entrejeu, le milieu offensif Dylan Bahamboula pourrait officier comme le dépositaire du jeu pour assurer la liaison avec les deux milieu excentrés qui pourraient être Thievy Bifouma(à gauche) et le supersonique Yves- Simon Pambou(à droite). En attaque, le coach Migné aurait plusieurs options intéressantes comme Fodé Doré, Sylver Ganvoula et le tanker allemand Juvhel Tsoumou.

Après avoir résisté longtemps aux appels de son pays d'origine, le Germano-Congolais Juvhel Tsoumou va enfin porter les couleurs de son pays natal.
Ce passage au 4-2-3-1, va permettre va permettre de briser le système de 4-3-3 de Florent Ibenge en jouant compact sans ballon et en contre-attaquant de force avec les ailiers et un avant-centre. Alors pourquoi ne pas adopter d'entrée un tel dispositif qui va nous permettre de débloquer la situation comme contre le Nigeria en 2014?

Yves Simon Pambou sera précieux pour le Congo avec sa vitesse et son jeu de dribbles rapides.

Ce qui est intéressant avec ce système est que c’est un dispositif de 4-2-3-1 qui se transforme rigoureusement en 4-3-3 quand on a le ballon, d’où l’importance de ne pas aligner des joueurs lents pour ce match comme Ndinga, Oniangué et Doré.

En tout cas, peu importe, le système de jeu que nous réservera Sébastien Migné, les Congolais ne leur demandent qu’une seule chose : montrer aux Kinois que le ballon se joue fort de l’autre côté de la rive.

Si l’arbitrage est bon, ça va être un bon match de football. Tu donnes au chien, le chien hum hum…il refuse.

vendredi 24 février 2017

LES MEILLEURS DE LA CAN 2017


Pour clore définitivement ce long chapitre réservé au football, nous allons vous présenter les meilleures distinctions, collectives et individuelles de la Can 2017 du blog El Cubano. Nous avons tenu compte des évolutions des schémas tactiques pour conformer les meilleurs joueurs du tournoi selon un modèle classique de 11 joueurs en 4-4-2.


MEILLEUR JOUEUR DU TOURNOI


PREJUCE NACOULMA (Burkina Faso)

Préjuce Nacoulma a fait très mal aux Tunisiens.

Auteur d’une Coupe d’Afrique  remarquable, le nouvel ailier du FC Nantes a porté la sélection du Burkina Faso sur ses épaules, au point de forcer l’admiration de tout le public sportif gabonais et des observateurs indépendants. C’est tout un joueur qui sait utiliser sa technique, sa force et sa puissance pour faire douter n’importe quelle défense. Si la Caf a élu le camerounais Christian Bassogog comme le meilleur joueur du tournoi, l’étalon infatigable Préjuce Nacoulma reste de loin notre meilleur joueur de la Can 2017.


GARDIEN DES BUTS


FABRICE ONDOA(Cameroun)

Le gardien volant Fabrice Ondoa.

Pour ce poste, la lutte était trop serrée entre le camerounais  Fabrice Ondoa et le burkinabé Hervé Koffi. Auteurs de parades spectaculaires, ces deux jeunes gardiens des buts furent les derniers remparts de leurs équipes respectives. Nous avons préféré Fabrice  à cause de son comportement exemplaire et sportif. Hervé Koffi est un excellent gardien, plein d’avenir, mais il fait partie de cette triste école de la nouvelle génération des gardiens africains qui font de la comédie dans les matchs (simulacre de blessures, gestes provocateurs etc…). Il est encore jeune et perfectible, Hervé Koffi, donc nous espérons que ce comportement sera corrigé.

Cependant, pour ce qui nous concerne, retenons que lorsque les compétences sont égales, c’est le charisme et  l’esprit sportif qui devraient l’emporter. Notre meilleur gardien du tournoi est Fabrice Ondoa.

 MEILLEUR LATÉRAL DROIT


HARRISON AFFUL (Ghana)


Toujours fidèle  à son poste de prédilection, arrière droit, le vétéran ghanéen(32 ans) a prouvé que les Black stars ne peuvent pas encore se passer de son expérience.

MEILLEUR LATÉRAL GAUCHE


YACOUBA COULIBALY (Burkina Faso)


Le solide latéral gauche du Racing Club de Bobo a été le seul joueur local burkinabé sélectionné par le coach Paolo Duarte. En toute évidence, le technicien portugais ne s’était pas trompé sur son choix et il en a fait son titulaire indiscutable, ce qui nous a permis de découvrir un jeune prodige montant du football africain. Grace à sa force et son énergie débordante, il a remporté tous ses duels lors de ce tournoi pour sécuriser le flanc gauche de la défense des Étalons.

MEILLEUR DÉFENSEUR AXIAL DROIT


MICHAEL  NGADEU (Cameroun)

 
Ngadeu, la force brute du lion.
Solide défenseur, le joueur du Slavia Prague n'hésite pas à jouer les héros comme ce fut le cas face à la Guinée Bissau en phase de groupe, où il fut le buteur déterminant de la victoire, et accessoirement "homme du match". Egalement buteur face au Ghana, en demie finale, le grand défenseur central est l'une des confirmations de cette Coupe d’Afrique.

MEILLEUR DÉFENSEUR AXIAL GAUCHE


BAKARY KONE (Burkina Faso)


Très solide au cœur de la défense burkinabé durant toute la compétition, le roc du FC Malaga mérite toutes les louanges avec sa solide prestation lors de la Can 2017. Dotée d’une technique et d’une intelligence de jeu rare dans le secteur défensif africain, Bakary Koné a confirmé son statut de professionnel de haut niveau.

MEILLEUR MILIEU DÉFENSIF


CHARLES KABORÉ(Burkina Faso)


Le «  bulldozer russe  » Charles a joué le meilleur tournoi de sa carrière professionnelle. Grace à sa force, sa technique et son leadership il était l’âme même des Étalons du Burkina Faso. C’est lui qui contrôlait et ratissait tous les ballons du milieu, qu’il relançait ensuite avec une simplicité qui déconcerte tous les observateurs. Dommage qu’il ait décidé de mettre un terme à sa carrière internationale, car avec le jeu qu’il a montré lors de cette Can 2017 il lui reste encore beaucoup de cartouches à épuiser pour son pays.

MEILLEUR MENEUR DE JEU


BENJAMIN MOUKANDJO (Cameroun)




D’une rare justesse technique, doté d’une vision du jeu exceptionnelle et d’une frappe de balle au diapason, Benjamin Moukandjo a été d'une régularité sans faille tout au long de cette Can gabonaise. Sa maîtrise du jeu sur les couloirs et sa précision dans les frappes et les centres le rendent decisif.

MEILLEUR AILIER DROIT


MOHAMED SALAH (Égypte)


Joueur de génie, idole des jeunes, chouchou des médias et du public, le jeune Salah a fait montre de toute sa classe et humilité pour aromatiser le spectacle. L’attaquant a bien géré la pression inhérente à son statut de leader des Pharaons.

MEILLEUR AILIER GAUCHE


KEITA BALDÉ(Sénégal)

 
Keita Baldé et son coéquipier Sadio Mané
L’élimination du Sénégal, venue plus tôt que prévue,  a beaucoup affaibli sa note pour cette Can. Mais cela n’enlève en rien les formidables qualités techniques que Keita Baldé nous a montrées lors de ce tournoi. Un excellent joueur avec un bon comportement sur le terrain. C’est l’une des grandes promesses du football africain.

MEILLEUR ATTAQUANT


CHRISTIAN BASSOGOG(Cameroun)

Christian Bassogog vient de signer en Chine

Aucune défense  n’a pu freiner les accélérations du camerounais. Rapide,  fort, fin dribbleur et doté d'un pied gauche précis, son sprint face au Ghana a marqué la détermination des Lions comme les favoris pour remporter le tournoi. Auteur d'un but et des beaux gestes techniques et aussi chouchou du public, il a été désigné meilleur joueur officiel de la Can 2017.

MEILLEUR ATTAQUANT(BIS)


JUNIOR KABANANGA (RDC)

 
Le buteur en série congolais Junior Kabananga
 L’un des hommes les plus décisifs de la Can avec trois buts inscrits. Pourtant, le joueur du FC Astana(Kazakhstan) n’était  qu’une surprise convoquée dans l’équipe à la dernière minute à la suite du forfait d’Hervé Kagé. Attaquant  puissant et très volontaire pour aider son équipe dans les taches défensives, Kabananga doit améliorer sa technique pour devenir un des tops joueurs africains. Il a encore beaucoup de problèmes avec les concepts fondamentaux de base du football comme l’arrêt de balle, la passe et sa technique de frappe.

JOUEUR LE PLUS SPECTACULAIRE


BERTRAND TRAORÉ (Burkina Faso)


 Un ailier droit souvent repositionné comme meneur de jeu, Bertrand Traoré a connu une ascension météorique depuis le Mondial Cadet 2009, organisé au Nigeria. Qui pouvait imaginer que ce frêle gamin longiligne, aux jambes élastiques,  qui jouait encore sur les terrains poussiéreux de Bobo Dioulasso en 2009 serait l’un des meilleurs joueurs de la Can 2017 ?

Bertrand et Alain Traoré jubilent leur victoire contre la Guinée Bissau

Il est devenu un joueur plus complet, plus expérimenté, et prêt à  assumer les décisions au point de voler la vedette à son frère aîné Alain Traoré. Grace à ses dribbles déroutants et son style de jeu fluide, il était le chouchou du public de cette Can et, de surcroît, le joueur le plus spectaculaire. Si ce jeune continue sur sa progression, il sera le meilleur footballeur africain des années à venir.

MEILLEUR ENTRAÎNEUR 


Hugo Broos (Cameroun)



Distinctions par équipe


Meilleure équipe: BURKINA FASO

Le Burkina Faso était la meilleure équipe de la Can 2017

Si le Cameroun est l’équipe championne, le Burkina Faso reste la meilleure équipe du tournoi. En effet, c’était la formation la plus complète dans toutes ses lignes, chaque compartiment de jeu et chaque position. Tout le monde a joué sa partition, y compris l’excellent coach Paolo Duarte.

Meilleure défense


CAMEROUN


Si le Cameroun dispose d’une formation collective forte, elle s’est surtout distinguée durant la compétition par la solidité de sa défense. Leur mérite ne vient pas seulement à cause du faible nombre de buts encaissés(3), mais aussi par la qualité de jeu de ses défenseurs.

Meilleur arbitre


Néant Alioum (Cameroun), meilleur arbitre du tournoi.


 La qualité des arbitres dans une discipline joue aussi sur son niveau de développement dans l'échelle du pays.