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dimanche 22 juillet 2018

La Corniche de Brazzaville est enfin inaugurée !!!


Lancé, le 27 Août 2015, le projet de construction de la Corniche, Le Président Denis Sassou N’guesso a ouvert à la circulation, ce vendredi 15 juin 2018. C’est un projet qui vient parachever le projet de la modernisation de Brazzaville entamée lors des programmes de la Municipalisation accélérée 2008, 2009 et 2010. Petit a petit, Brazzaville retrouve son rayonnement d’antan.


Ravine de Makélékélé

Ce viaduc de 116 mètres de long et 20 mètres de largeur, a été réalisé en caissons précontraints et assemblés sur les berges. Cet ouvrage, qui était avant un vaste dépôt de décharges publiques, permet le franchissement de la ravine de Makélékélé plus rapidement.

C’est le deuxième pont au Congo, construit par la technique de poussage, après celui sur le Kouilou réalisé en 1986. En outre, deux gros ouvrages hydrauliques de franchissement ont été construits sur ce collecteur qui sera complété par la viabilisation des berges comprenant  les chaussées pavées circulables en sens unique, l’éclairage public et  l’assainissement longitudinal. Ainsi les gens pourront se reposer en contemplant le majestueux fleuve.

Il y a un gap de 600m entre le dernier giratoire et le pont du Djoué. Cette partie du deuxième tronçon fait l’objet d’une étude technique complémentaire. Car on est dans ce cas en pleine zone habitée, ce qui implique des coûts d’expropriations estimés à 2,6 milliards si la route traversait le quartier des rapides. 

Par les temps qui courent, avec la crise économique, les ardeurs des autorités sont un peu refroidies. Cependant, l’idée est belle vu qu’elle prévoit la réalisation d’un viaduc de 550 mètres, avec pour objectif de mettre en valeur ce site panoramique complété par un  échangeur à l’entrée du pont du Djoué.

Pendant mes vacances a Brazzaville, en avril dernier, j’empruntais régulièrement une partie de ce tracé pour faire mon jogging matinal.Je partais de mon auberge situé derrière la paroisse Saint-Pierre Claver(Bacongo), pour redescendre une ruelle qui me menait jusqu’ à la corniche près du giratoire de Youlou. Ensuite je longeais la corniche, en passant devant la Case De Gaulle, pour finir ma course au restaurant Mami Watta du centre-ville et après je revenais sur mon chemin. Sur mon chemin je croisais plusieurs joggeurs comme moi, mais qui étaient tous des touristes ou coopérants étrangers. 

Dommage que les Congolais eux-mêmes ne profitent pas de ce parcours unique à pied et en bord du fleuve. C’est un parcours destiné aux vacanciers désireux de découvrir la beauté de la ville parle bord du fleuve, mais aussi pour toi, Congolais, pour que tu apprennes à aimer ta ville davantage.

La corniche secteur Bacongo
Cependant, il faut aussi reconnaître que les gens n’ont pas trop tord, avec la chaleur brûlante qui torpille ce parcours, nu comme un ver de terre, des 7h du matin jusqu’à 16h30. A partir de 17h le temps se rafraîchit et le public envahit les berges du Congo. Une question m est venu a l’esprit : 

le maître d’ouvrage de ce projet na t-il pas penser à planter des palmiers tout le long de la corniche pour permettre aux gens de mieux profiter de cet ouvrage dans la journée ?
Voila une corniche bien faite(Image Abu Dhabi)

Si depuis 2015 on avait planté des variétés des palmiers à croissances rapides, aujourd’hui nous aurions déjà des belles zones ombragées sur notre corniche.


Congolais, pour une fois, prenons le temps de bien penser avant de commencer les projets. Une prise de décision sans réflexion ne décide rien.

dimanche 15 juillet 2018

La victoire de la France est le triomphe de la diversité et de l’éclosion du talent intrinsèque


Le champagne a été lancé partout en France! Après 20  ans d’attente, la France vient de remporter la deuxième Coupe du monde de leur histoire, en corrigeant la Croatie par 4-2 au bout d'une incroyable finale du Mondial 2018, dimanche à Moscou. Cette victoire française est aussi la victoire d’une vraie nation arc-en-ciel, dont les valeurs de la liberté, de la diversité et de la maîtrise du savoir-faire lui sont non-négociables.


C'est sous une pluie battante que les deux équipes ont été chaleureusement décorées par le président de la FIFA Gianni Infantino sur un podium où se trouvaient trois chefs d'État, le Français Emmanuel Macron, le Russe Vladimir Poutine et la Croate Kolinda Grabar-Kitarovic. Que la soirée fut belle !

À Paris, les Champs-Elysées ont été envahis avant même le coup de sifflet final par une foule en liesse, comme partout en France. Il faut souligner que la victoire de la France est la victoire de la diversité. En tant que noir, je me sens toujours offusqué lorsque les gens parlent des footballeurs africains de la France, en faisant l’apologie du nombre élevé des joueurs de race noire dans la sélection française. Plusieurs images et vidéos à caractère racistes de ce genre ont circulé sur les réseaux sociaux soit pour se moquer des Bleus ou encore pour venger la frustration des piètres prestations des équipes africaines lors de ce mondial. Adopter une telle attitude c’est méconnaître la société française.



La France et le Portugal sont les premières nations qui ont toujours aligner des joueurs de couleurs au sein de leurs sélections. Depuis les années 70, presque régulièrement ces deux pays ont toujours fait de la place aux joueurs issus de leurs anciennes colonies. L’Angleterre et les Pays-Bas ne leur ont emboîté le pas que timidement et après le milieu des années 80. Au moment où John Barnes, le premier noir à revêtir le maillot de la sélection anglaise, était hué par les supporteurs anglais à chacune de ses rares apparitions, La France avait déjà connu des grands joueurs noirs comme Janvion, Trésor ou Tigana. 

Au fur et à mesure que les années avancent, le nombre de joueurs noirs n’a pas cessé d’augmenter jusqu à nos jours. C’est aussi la loi de la croissance naturelle qui suit le cours. Le taux de croissance en Europe décroit depuis la fin de la  Seconde guerre mondiale. Les Européens, en particulier les plus grandes puissances industrielles, ont besoin de la main d’œuvre des immigrants pour soutenir leurs croissances économiques. Le foot étant le sport favori des Africains dans leurs pays d’origine, il est donc normal que les immigrants africains de France transmettent cette passion du foot à leurs enfants nés en France.
Mecatherme, le Roi des boulangeries, est un de ceux qui exportent le savoir-faire français ailleurs dans le monde.

C’est cette diversité de cultures et de mentalité, combinée au savoir-faire de la créativité française, qui amène cette culture de la victoire. Les athlètes noirs de France sont naturellement dotés physiquement, surtout dans les sports d’équipes. Les entraîneurs français de souches leur apportent cette maîtrise  technique dont ils ont besoin pour être au sommet de l’art.

Cette culture du savoir-faire dans la finesse est une marque française qui se répercute dans tous les domaines de la science , que ce soit dans les sports, dans l’aéronautique, dans les technologies ou dans la médecine elle a toujours forcé l’admiration.

Dans le domaine du foot, la France nous a produit des génies comme Michel Platini, Alain Giresse, Eric Cantona, Zinedine Zidane, Laurent Blanc et aujourd’hui la nouvelle cuvée est riche avec Antoine Griezmann, Paul Pogba et le supersonique parisien Kylian Mbappe.

Kylian Mbappé et Antoine Griezmann sont les fleurons du savoir-faire du football français.

Cette victoire est aussi celle d’un grand entraîneur en la personne de Didier Deschamps. C’est un grand homme qui, malgré les nombreuses critiques, il a su protéger son groupe de jeunes joueurs des mauvaises ondes des médias, tout en les gardant unis et solidaires pour la cause. Que c’était beau voir comment les remplaçants comme Steed Mandada et Loïc Ramy célébrer chaque but de la France durant ce tournoi ! Seul un grand entraîneur peut créer une telle synergie entre les joueurs.


Vive la France ! On est ensemble !

mardi 15 août 2017

Congo-Brazzaville: Faire contre mauvaise fortune bon cœur…


Aujourd'hui, c'est le 57e anniversaire de l'indépendance de la République du Congo, plus connue sous le nom du Congo-Brazzaville. Brazzaville, la capitale, a affiché très tôt le matin un visage et une ambiance d'optimisme. Les Congolais ont fêté mais dans la simplicité et l'humilité. Ce bel état d’esprit veut dire que la grave crise économique que connaît le pays ne devrait pas nous laisser se décourager par les difficultés. Au contraire, les Congolais, devons avoir la foi et profiter de ces situations difficiles pour être plus forts et plus innovateurs.


Les éléments de la sécurité présidentielle lors de la parade

J'ai toujours dit à mes compatriotes que nous avons un beau pays où les gens vivent pauvres mais heureux. Le Congo est comme Cuba, un pays où l'on peut se promener dans la rue à n’importe quelle heure sans crainte. Les principales villes du pays comme Brazzaville et Pointe-Noire sont des mégapoles assez tranquilles mais qui ne dorment jamais. À 3 heures du matin, il est fréquent de voir les gens prendre un verre au tour d'un barbecue nocturne sans se soucier de rien. Dans d'autres capitales africaines, la situation d'insécurité est alarmante. 

Par exemple, dans les grandes villes du Cameroun comme Yaoundé et Douala on ne peut plus traîner dans la rue sans gardes du corps. Il y a des vols à main armée en plein jour et au sue de tout le monde. A Conakry(Guinée), le trafic de drogues est entrain d’engendrer une culture de violence sans précédent. Homicides, vols à main armée aggravés, même les hauts fonctionnaires du pays ne sont pas épargnés.  Des anciens ministres et des haut-cadres se font abattre froidement dans la rue comme des simples rejetons.

Le défilé civil, tout comme militaire, a été bref cette année.
Dans le domaine de l'éducation, l'État Congolais mise sur l'éducation de ses futurs cadres. Bien que le Congo ne dispose pas de nombreux centres universitaires, le système d'éducation congolais est reconnu comme l'un des meilleurs en Afrique en termes de taux d'alphabétisation et de la couverture scolaire. Le Congo est celui qui consacre le plus de dépenses publiques pour l'éducation parmi les pays d'Afrique francophone.

La première génération des boursiers congolais de Cuba.

Chaque étudiant inscrit dans une université ou une école de formation professionnelle reçoit une bourse mensuelle pour couvrir les frais de logement et le transport. Au Canada, par exemple, les bourses ne sont accordées qu'aux étudiants pauvres; Les autres doivent demander des prêts au gouvernement pour les rembourser avec des intérêts élevés après les études.

Des élèves du Lycée technique du 1er mai de Brazzaville.
Nous étions des dizaines de milliers de boursiers congolais étudiant à l'étranger, en Russie, en France, à Cuba ... Nous avions tous eu droit à des bourses mensuelles et des billets aller-retour pour passer des vacances au Congo tous les deux ans. On ne compte pas beaucoup de pays au monde qui le font pour soutenir le système éducatif.

Miss Congo 2014
La Miss Indépendance 2014 et ses dauphines

Sur le plan social, on peut dire que la vie coûte cher au Congo en termes d'hébergement et de nourriture, il faut le reconnaître, en raison de l'insuffisance de la production agricole et de la production des matériaux de construction dans le pays. Mais le transport est moins cher et confortable en raison de l'abondance du carburant bon marché. 

À Brazzaville, la course en taxi est facturée à des prix fixes et forfaitaires de 1000 francs CFA (1,5 euros) si la course est locale ou de 2000 francs CFA (3 euros) lorsque la distance relie un bout à l'autre de la capitale congolaise. Pour des fins de comparaison, une distance de taxi de courte ou moyenne distance au Canada est facturée entre 11 et 14 euros. Pour soutenir le transport en commun au Congo, les minibus sont en abondance partout au prix de 100 frs CFA.

Oh le Congo, Quel beau pays!


Nous devons aimer notre beau pays partout où nous sommes aujourd'hui. Si la Chine et le Brésil tiennent leurs promesses de financer la construction des zones économiques spéciales, des projets intéressants pourraient émerger pour générer 40 000 emplois directs environ, surtout dans la ville portuaire de Pointe-Noire.
Une avenue mouvementée de Pointe-Noire
La société brésilienne Asperbras a déjà finalisé ses études pour le projet de production industrielle des denrées alimentaires dans le pays comme le maïs et le soja. Le secteur agricole est aussi un des domaines prometteurs pour relancer l’économie du pays. Un autre secteur avec beaucoup de potentiel inexploité est le tourisme local et international. Le Congo présente des avantages géographiques et historiques pour promouvoir l'écotourisme et le tourisme culturel en raison de son influence culturelle au sein des peuples afro-américains.

Hotel Atlantic Palace(Pointe-Noire), fleuron du tourisme émergent du Congo.

La bonne nouvelle est que le président Sassou Nguesso a mis de côté son orgueil et reconnaît enfin la mauvaise situation financière du pays. Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Maintenant, il lui revient d'assumer ses responsabilités avec dignité, car c'est par sa mauvaise gestion que le pays se retrouve en faillite.

Si chacun de nous s'accepte comme tel et s'engage à s'acquitter de son devoir quotidien, nous saurons comment se contenter du peu que nous avons et nous allons surmonter la mauvaise fortune du Congo.

samedi 24 juin 2017

La paix en Colombie : « C’est maintenant ou jamais »

Guérilleros des FARC

La Colombie entre dans la dernière ligne droite de son processus de paix et du plan de désarmement des FARC, nous allons donc analyser dans cet article les points clés qui pourraient assurer un succès total à cette entreprise très importante pour la Colombie et les pays voisins.


Selon le calendrier établi par les acteurs du processus de paix, cette semaine qui s’achève marque la dernière phase du désarmement des quelque 7 000 guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste). La guérilla la plus ancienne du monde (53 ans de lutte armée) est censée terminer de rendre toutes ses armes à l’ONU d’ici à deux ou trois jours pour respecter le cahier des charges du processus de paix, signé en novembre 2016. Ce processus de paix devrait amener les FARC à une réintégration dans la société civile, ainsi que la possibilité de former un groupe politique.

Je ne me considère pas un spécialiste du conflit colombien, mais cela fait vingt-sept ans que je suis ce vieux conflit avec un vif intérêt. Ma passion pour ce merveilleux pays qu’est la Colombie avait commencé en 1990, quand je finissais mes études secondaires à Cuba et plus précisément à la suite du procès très médiatisé du général cubain Arnaldo Ochoa, accusé d’être un baron de la drogue au service des cartels de drogue colombiens. En plus des journaux cubains, j’étais abonné à l’hebdomadaire français Le Journal des enfants, qui couvrait bien la situation du conflit colombien. Je me considère donc un analyste averti sur ce sujet.

Quels sont les dangers qui pourraient tuer le processus de paix avec les FARC ?


Le conflit colombien il faut l’analyser sous trois volets étroitement liés : le volet politique, le trafic de drogue et la culture de violence qui mine le pays.

Ces trois aspects sont indissociables et sont des facteurs clés de la complexité du processus de paix, car ils touchent toutes les composantes de la société colombienne. Vouloir instaurer la paix en Colombie sans assainir les milieux durs de ces trois volets ne réussira jamais.

La classe politique colombienne est-elle prête à ouvrir ses portes aux FARC?


La Colombie étant pratiquement la démocratie pluripartiste la plus ancienne de la région, est aussi la société la plus politisée du continent. Rien qu’à voir l’ardeur des débats de la classe politique, la passion démontrée lors des campagnes électorales et aussi la participation active des populations lors des scrutins, on comprend combien le poids de la scène politique pèse sur le quotidien des Colombiens. D’ailleurs, la victoire du « NON » lors du référendum sur l’accord de paix en octobre 2016 a montré comment les Colombiens ne badinent pas avec l’importance du statut politique. Pourtant ce référendum se voyait comme le dernier rempart d’un processus naturel qui transformerait les FARC d’une organisation subversive en une force politique censée contribuer à l’émergence d’une Colombie nouvelle. Les Colombiens voient plutôt les FARC comme des criminels avec qui il n’y a pas de raison de faire la paix.

Ce sentiment est aussi influencé par un phénomène d’opposition à la politique globale du président Santos, qui est mené par son prédécesseur et ancien bras droit devenu l’ennemi, le sénateur Alvaro Uribe. On a l’impression que ce processus de paix avec les FARC est bien plus accueilli et populaire à l’étranger qu’à l’intérieur même de la Colombie.

Les Colombiens doivent comprendre qu’il n’y a pas d’autres alternatives que de reconnaître le statut politique légal des FARC. Avec ou sans la paix les FARC constituent déjà une vieille organisation idéologique et politique. C’est une organisation très structurée qui combat l’État colombien depuis cinquante-trois années. C’est un état dans un état. Ne pas le reconnaître c’est faire une obstruction cupide du processus naturel de paix en Colombie.

Los présidents Manuel Santos(Gauche) et Raúl Castro(centre), avec le Commandant Timochenko lors de la signature du traité de paix. La Havane(Cuba).
Les grands cartels de drogue ont été tous décimés par l’action des forces de sécurité colombienne. Les groupes paramilitaires autrement invincibles comme l’AUC et leurs dérivés furent aussi démantelés. Leurs dirigeants furent soit assassinés ou extradés vers les États-Unis. Mais du côté des FARC, leurs structures sont restées intactes sous les ordres de leur chef  actuel Timoleón Jiménez, alias, « Timochenko ».

L’intégration des FARC comme parti politique est nécessaire et cette initiative devrait s’étendre aussi aux guérilleros de l’ELN. En effet, cela ne sera pas utile de faire la paix avec les FARC tout en laissant ses alliés du ELN actifs. Ces derniers vont simplement récupérer les territoires laissés vacants par les FARC, leurs dissidents et membres actifs qui ne sont pas contents de la décision de se démobiliser.

Si nous voulons reconstruire une nation profondément déchirée par une longue guerre civile, qui a déjà fait 260 000 morts et 60 000 disparus, nous devons faire table rase sur le passé pour reconstruire des relations sur de nouvelles bases et donc tirer un trait sur le passé conflictuel en Colombie.


Le Narcotrafic en Colombie



Depuis l’époque des années 1980, les cartels de Medellín et de Cali produisaient à eux seuls près de 80% du trafic mondial de la cocaïne. Aujourd’hui cette production est légèrement en baisse (70%), mais reste toujours importante pour influencer l’économie colombienne. La facilité et la rapidité de faire des gros bénéfices a toujours fait du trafic de drogue un produit incontournable qui alimente les réseaux criminels et mêmes d’autres secteurs économiques de la Colombie. Dans le souci d’entretenir l’effort de guerre continu, les FARC aussi devraient être impliqués dans ce business juteux d’une manière ou d’une autre.

Le narcotrafic a toujours été le nerf de la guerre en Colombie, depuis que Pablo Escobar, Rodriguez Gacha, Carlos Lehder et les frères Ochoa Vasquez ont montré au monde entier que l’on pouvait devenir milliardaire avec un simple claquement des doigts. Combattre ce fléau est devenu donc synonyme de condamnation à mort en Colombie. Voilà pourquoi je trouve que le geste courageux des dirigeants des FARC de signer les accords de la Havane est sincèrement héroïque. J’ai un respect religieux pour le Commandant Timochenko pour avoir pris de tels risques pour désarmer son mouvement. 

Les soldats colombiens mènent une lutte acharnée pour éradiquer les plantes de la coca, mais son nombre ne cesse de se multiplier.


Si le commun des mortels colombien pouvait réaliser combien de risques ce dirigeant rebelle et ses collègues du bureau politique ont pris pour signer cet accord de paix historique, les gens verront les FARC sous un autre angle. Le gouvernement colombien et l’ensemble de la société civile et militaire de ce pays doivent se surpasser pour combattre et vaincre ce fléau de la drogue, qui est devenu actuellement la première source du conflit.

La culture de la violence en Colombie

Des membres de gang de rue de Medellín.
La Colombie a une longue tradition de culture de la violence, qui s’alimente elle-même. L’obstacle principal à ces accords est que les acteurs de la violence dans le pays ne se limitent pas aux FARC. L’ELN [armée de libération nationale, guévariste], la deuxième guérilla de Colombie après les FARC, a refusé de participer aux accords de paix initiaux, bien qu’elle soit, maintenant, en négociation de son côté avec le gouvernement.
Mais ce sont surtout les bandes mafieuses qui posent problème. Elles investissent les territoires ruraux laissés derrière par les FARC, notamment la côte pacifique colombienne. Mêlés à des trafics de drogue, des vols de voitures ou encore en exploitant illégalement des minerais, ces groupes ont des intérêts privés économiques et ne sont aucunement politisés, contrairement aux FARC ou à l’ELN. 

Ces groupes de délinquants agissent par appât du gain, mais ils parviennent à s’afficher comme de véritables opposants au processus de paix. Le plus célèbre et redoutable de ces groupes est le Clan du Golfe, autrement appelés les Urabeños. Il est dirigé par celui qui est considéré comme le dernier grand parrain de la mafia colombienne, l’impitoyable Dairo Antonio Usuga, alias Otoniel. Depuis 2015, l’armée et la police colombienne ont déployé 1500 hommes, bien entraînés, pour le capturer dans la région frontalière du Panama en vain.

Le chef de la police anti narcotique colombienne, José Mendoza (2e-D), patrouille pour distribuer des brochures offrant des récompenses pour des informations conduisant à la capture du chef et des membres du cartel du Golfe à Apartado, département d'Antioquia, le 31 mai 2017
Pour compléter ce volet, il est important de mentionner aussi le fort degré d’intolérance qui sévit et fait des ravages dans la société colombienne. C’est-à-dire que le voisinage dans les quartiers de basse et moyenne classe a souvent été une question de survie en Colombie. Les voisins règlent leurs querelles avec des machettes et des couteaux. En Colombie, qui que vous soyez, vous pourriez perdre votre vie à n'importe quel moment, dans une banale discussion de trafic routier ou simplement pour s'être retrouvé près d'une scène de crime. Les femmes qui ne veulent plus continuer en couple avec leurs partenaires courent des sérieux risques de se faire tuer. Le taux de crimes passionnels dans ce pays est l'un des plus élevés du monde.

Pour rechercher la protection et la reconnaissance sociale, beaucoup de jeunes colombiens se réfugient dans les gangs de rue, qui ne sont pas à confondre avec les bandes mafieuses à la solde des trafiquants de drogue. Ce sont plutôt des jeunes ordinaires qui se solidarisent pour se donner du courage pour affronter le dur quotidien du quartier.

Il est important de trouver aussi un accord politique avec la guérilla du ELN.


Sur ce sujet de la culture de la violence on en parlera de longues nuits et des pages infinies, nous n’aurons pas fini d’épiloguer. Cependant, pour les lecteurs de la vieille école qui croient encore en l’importance du livre, je vous invite à suivre le livre-reportage de l’auteur américain Steven Dudley, intitulé "Armes y urnes: l’histoire du génocide politique" (2008).

Cette recherche journalistique, scrupuleusement détaillée, est teintée d’un talent artistique inégalé. L’auteur aborde le conflit armé en Colombie à travers l’histoire d’un parti politique appelé la Unión Patriótica, qui avait été littéralement exterminé sous les yeux indifférents de l’État colombien. Steven Dudley rappelle que la tradition de culture de violence en Colombie a pris ses racines depuis les années 1930-40, avec les violents règlements de comptes dans les milieux politiques et ceux des syndicats universitaires.

Quel avenir pour ces jeunes combattant des FARC qui doivent bientôt regagner la dure réalité des comunas(ghettos) de Medellín, Cali, Bogotá ou Barranquilla?


D’ailleurs lui-même Fidel Castro, ancien Guide la révolution cubaine, le corroborait dans ses mémoires lorsqu’ il relatait les événements du Bogotazo, dont il a été témoin en avril 1948. Lui qui était parti pour Bogotá assister aux congrès pour étudiants communistes et progressistes, affirmait avoir échappé de justesse à la mort suite au climat de violences politiques et l'anarchie qui régnait dans la capitale colombienne.

Que va-t-il arriver lorsque le processus de désarmement sera totalement finalisé et que chaque ex-guérillero va regagner sa ville ou son village natal?

Les Colombiens seront-ils suffisamment prêts et tolérants pour les pardonner et leur faciliter un retour à la vie normale?

Voilà deux questions clés qui, à mon avis, doivent trouver des réponses pertinentes auprès des pouvoirs publics et des partenaires privés du processus de paix.












samedi 11 mars 2017

Un Fonds bleu pour protéger la forêt du Bassin du Congo


Très souvent lorsqu’ils se réunissent aux sommets internationaux sur l’environnement et le changement climatique, les dirigeants politiques nous ont habitué avec de beaux discours qui sonnent creux, de grandes déclarations de bonnes intentions auxquelles eux-mêmes n’y croient pas et de promesses mirobolantes qui n’engagent que ceux qui y croient.

L’initiative annoncée lors de la COP22 à Marrakech, en novembre dernier, par le président congolais Denis Sassou-Nguesso, de créer un Fonds bleu pour le Bassin du Congo, de l’ordre de 100 millions d’euros qui sera alimenté chaque année, n’est pas restée qu’une simple déclaration de bonnes intentions. Elle vient d’être lancée officiellement ce jeudi 09 mars 2017, à Oyo au nord de la République du Congo.
Le Massif du Mayombe au Congo
Pilotée par la Fondation Brazzaville – un organisme caritatif et indépendant, à but non lucratif basée aux Royaume-Uni -, cette initiative d’un Fonds bleu vise à subventionner à la fois des actions qui protègent les écosystèmes forestiers et celles qui stimulent l’économie de façon significative, en créant des possibilités d’emploi et en contribuant à lutter contre la pauvreté. Ultimement, c’est une initiative qui s’intègre parfaitement aux efforts déployés par la Communauté internationale, dans le cadre des objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Odzala Kokua, un des parcs nationaux du Congo
Encore faut-il que cette initiative tienne pour longtemps. Toutefois, il est encore prématuré d’affirmer s’il s’agit d’un feu de paille ou d’une véritable volonté de la part des initiateurs, à la fois de résoudre les problèmes environnementaux et de stimuler l’économie en faveur du bien-être socio-économique de populations locales.


Mais c’est l’occasion pour nous de rappeler encore une fois de plus l’utilité et les nombreux bienfaits que la forêt en général et spécifiquement celle du Bassin du Congo – deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie -, rend à l’humanité toute entière. Cette forêt humide d’Afrique centrale joue un rôle important, par sa biodiversité exceptionnelle et ses écosystèmes, et contribue à la régulation du climat avec la séquestration du carbone. Elle libère de l’oxygène indispensable à la vie de toute l’humanité, ce qui contribue à la diminution des émissions mondiales de gaz à effet de serre et au ralentissement du réchauffement de la planète.
Okapi du Congo
Le parc de Nouabale Ndoki, dans la région de la Sangha
De ce fait, nous bénéficions tous d’une manière ou d’une autre de services rendus par ce patrimoine naturel du Bassin du Congo et de sa diversité biologique. Par conséquent, nous devrions tous contribuer à sa préservation, pour le bien de générations actuelles et futures.
C’est pourquoi nous lançons ici un appel pressant aux gens de bonne volonté; à tous ceux qui ont à cœur le bien-être de notre planète Terre ; aux organismes nationaux, régionaux et internationaux qui s’occupent de la protection de l’environnement ; et aux pays nantis, d’apporter un appui financier, technique et organisationnel indispensable pour soutenir les efforts de pays de la sous-région d’Afrique centrale de protéger et préserver les forêts du Bassin du Congo, qui contribuent de façon significative à notre qualité de vie, préservent celle des générations futures et contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique.


En effet, on ne le dira jamais assez que les populations d’Afrique centrale qui se privent des bénéfices financiers susceptibles d’être générés par l’exploitation forestière à grande échelle, ne reçoivent pas nécessairement une rétribution juste et équitable de la communauté internationale, du sacrifice qu’elles consentent pour le bien de l’humanité.
Des femmes cultivent du manioc dans le massif du Mayombe au Congo
L’Afrique centrale est une des sous-régions les plus riches d’Afrique, qui regorge d’importantes ressources naturelles, pétrolières, de gigantesques ressources en eau potable et un potentiel important d’Hydro-électricité susceptibles d’impulser le développement du continent. 
Les pygmées Bayakas, fins connaisseurs du parc de Nouabalé Ndoki(Congo)
Mais pour des raisons évidentes que je n’ai pas l’intention de développer ni d’analyser plus en détail, elle demeure malheureusement la sous-région qui éprouve beaucoup de difficulté d’attractivité et d’absorption d’appuis techniques et financiers extérieurs, comparativement aux autres sous-régions du continent.
Article rédigé par : Isidore Kwandja Ngembo

samedi 22 octobre 2016

LES 7 MEILLEURES ARMÉES DE L’AMERIQUE LATINE


Pinochet


L'ancien président congolais, Pascal Lissouba, disait que l'on est jamais premier par hasard. Nous allons voir si cette affirmation est valide pour cet article.

Le Global Firepower Index (Indice global de la puissance du feu, en français) représente une liste des plus grandes puissances mondiales sur la base de 50 facteurs, tel que géographiques, industriels, ainsi que la quantité et la qualité de la main-d'œuvre militaire. D'autre part, les experts de ce magazine pénalisent avec des points certains pays tels que ceux qui ont accès à la mer, mais n’ont pas de forces armées ou une puissante flotte navale. 


Dans cet article, nous avons pris en compte certains aspects importants que ce consortium ne tient pas en compte pour classer les sept puissances militaires de l’Amérique latine.




Les critères du Global Firepower Index ne sont pas fiables. On a vu, par exemple, qu’au début de la seconde guerre mondiale l’armée française était beaucoup plus forte que l’armée allemande ou anglaise. Mais le manque de préparation pour les grandes batailles et le découragement populaire avaient précipité l’effondrement de la France après seulement trois semaines de combats.

Des véhicules de combat des forces armées chiliennes.


Pour notre étude, nous avons combiné tous ces facteurs mentionnés, plus un point spécifique que nous ne devons pas négliger pour le cas de l’Amérique latine : la fierté et le nationalisme prononcés.

En effet, contrairement aux militaires africains qui refusent de mourir pour laisser les pays aux mains des groupes insurgés, les Latino-américains sont des gens extrêmement fiers et attachés aux principes de souveraineté nationale. Le soldat Latino-Américain se bat jusqu’ à la mort pour sa dignité, pour son pays et pour son uniforme militaire. 

Sans plus tarder, les amis, voici le classement des 7 puissances militaires de l’Amérique latine.


7-Pérou


Les soldats péruviens sont très efficaces au combat dans la jungle

Le Pérou est la septième puissance militaire en Amérique latine. L'armée péruvienne compte un effectif de 100.000 soldats, avec une importante armée de réserve. Elle possède aussi un armement de bonne qualité en provenance des États-Unis, la Russie, la Chine et d'autres pays. Sa force navale était son talent d’Achille, mais elle s’est modernisée depuis la défaite militaire contre le Chili, lors de la fameuse Guerra del Pacífico.

Quelques chiffres

Membres actifs: 120,660 personnes.         Réservistes: 272.000 personnes.

Véhicules blindés : 890.                          Aéronefs: 239.     Navires: 60.

Budget militaire: 2,5 milliards $.


6-Argentine


L’armée argentine ne possède pas un armement très moderne, mais ses troupes sont très bien entraînées. C’est l’un des rares pays de l’hémisphère sud qui possèdent un porte-avion, même si il est en état vétuste et ne lui sert que pour les entraînements. Sa marine est lune des plus fortes de la région –juste en dessous de celle du Pérou- et compte parmi les meilleurs navigateurs du monde.

L’argentine avait tiré une importante leçon après sa défaite militaire contre la Grande-Bretagne(pendant la guerre des Malouines) : une bonne armée doit posséder une flotte navale moderne. Depuis, elle a signé des accords de coopération avec les Etats-Unis et des pays européens.

Les marines des forces armées argentines en entrainement

Son budget de la défense est de 4,33 milliards de dollars. En 2105, elle possédait 293 chars de combats, 281 avions, 3 sous-marins et un porte-avion. Mais la vraie puissance d’une nation se mesure par la qualité de sa main d’œuvre et de son savoir, parce que lorsqu’un pays est en guerre c’est toutes les forces vives de la nation qui doivent apporter leurs cerveaux pour la victoire. Ainsi, les savants, les ingénieurs, les médecins, les informaticiens, les logisticiens et même les philosophes constituent la première réserve d’un pays. En Amérique latine, c’est l’Argentine qui est le leader sur cet aspect.


5-Chili

Le Chili est lune des puissances militaires du continent américain.

Sous la dictature du Caudillo Augusto Pinochet, l’armée chilienne était considérée comme la plus puissante de l’Amérique latine. Avec le retour de la démocratie, le Chili a changé sa vocation militariste pour miser plus sur la qualité, au lieu de la quantité, dans sa politique de défense.

Malgré cela, le pays possède toujours l’une des forces navales les plus puissantes et actives du Pacifique. Au cours des dernières années, et après d'importants investissements dans le renouvellement du matériel militaire, l'armée chilienne est restée à l'avant-garde technologique au niveau des armées du nouveau continent.


Quelques chiffres

Membres actifs : 60,560 personnes.        Réservistes : 82.000 personnes.

Véhicules blindés : 2.346                          Aéronefs : 236.     Navires : 69.


Budget militaire : 5,5 milliards $.

4- Mexique


Infanterie des forces mexicaines

Les détracteurs de l’armée mexicaine pointent souvent les insuffisances de la lutte contre les cartels de la drogue comme prétexte pour la mettre à la touche des grandes puissances militaires. C’est un jugement erroné, car il ne faut pas oublier que c’est seulement à partir de 2006, avec le président Felipe Calderon, que le gouvernement mexicain a remis la question de la lutte contre le trafic de drogue aux mains de l’armée. 

C’était déjà trop tard parce que les cartels de drogue mexicains s’étaient déjà beaucoup enrichis et leur argent a permis que la corruption du crime organisé gangrène les institutions de sécurité mexicaine. Sans oublier que ces cartels de drogue mexicains se sont procurés des armes de guerre puissantes et même des véhicules-tank tout-terrains.


Une parade de véhicules blindés des forces armées mexicaines
Cependant, de par son énorme arsenal et une grande quantité de véhicules légers, l'armée mexicaine possède une puissance de feu redoutable. Ses seules faiblesses sont sa force aérienne, qui manque de pilotes d'expérience, et le manque d’expérience dans des vrais conflits militaires. Jusque-là, le seul défi de l’armée mexicaine est la lutte contre les trafiquants de drogue.
capo de drogue mexicain arreté
Les forces spéciales mexicaines ont obtenus des succès importants dans la lutte contre les cartels de drogue.


Quelques chiffres


Membres actifs : 267,500 personnes.        Réservistes : 76.500 personnes.

Véhicules blindés : 695                               Aéronefs : 362.     Navires : 143.


Budget militaire : 7 milliards $.


3-Cuba


rampe de lancement de missiles
Des rampes de lancement des missiles des forces armées cubaines

Dans les années 80, Fidel Castro disait qu’il commandait une armée de 10 millions d’hommes (la taille de la population en 1985), à cause de son impressionnant programme de service militaire obligatoire.


Entre le début 1966 à la fin des années 80, Cuba avait bénéficié d'une importante aide militaire soviétique, qui lui avait permis de devenir l’une des premières puissances militaires en Amérique latine. 

parade des fantassins cubains

Les unités d’infanterie et de l’artillerie cubaines frappent avec une puissance de feu terrible, grâce  aux grandes quantités de batteries Katiouchas livrées par les Russes. Avec le temps, les militaires cubains sont devenus des maîtres-experts de ces lances roquettes. 

L’armée cubaine est très disciplinée et aguerrie. Elle a remporté de nombreuses batailles lors des conflits en Ethiopie, au Nicaragua, au Salvador et même en Algérie. Mais il y a une guerre quelle na jamais pu terminer ni justifier face au peuple cubain : la guerre d’Angola.

lance-roquette katiouchas
Des artilleurs cubains lors de la bataille de Cuito Cuanavale(Angola 88)

En effet, cette guerre civile qui a vu la participation de près de 300 000 soldats cubains en 13 ans a laissé de profonds séquelles et douleurs au sein de la société cubaine. Le chiffre officiel étaient de 2106 soldats cubains morts, mais des sources indépendantes parlent de près de 10 000 morts et disparus. En plus de ces morts, il faut ajouter le nombre élevés de mutilés qui se sont retrouvés dans la misère totale de retour au pays. Ce débat sur la guerre en Angola est formellement interdit dans l’île communiste. 


2-Colombie


Tank de guerre
Tanks des forces armées colombiennes

Quand on parle de la puissance militaire, on a tendance à penser aux dépenses militaires, la modernité et la technologie des équipements, la guerre des étoiles, les drones etc. Cependant, pour gagner des guerres il est impératif d’avoir des soldats courageux et téméraires au combat qui vont se charger de nettoyer et de sécuriser chaque mètre carré occupé. 

C’est dans ce contexte qu’intervient la redoutable armée colombienne, dans un pays qui a vu se développer une culture de la violence inégalée. Ces racines de la violence en Colombie ont contribué à forger les valeurs guerrières des femmes et des hommes de son armée, au point dinspirer de la peur et du respect chez ses adversaires. Tour par tour, guérilleros, escadrons de la mort, narcotrafiquants et bandes criminelles urbaines refusent le combat frontal contre les forces armées colombiennes.

Des fantassins colombiens pourchassent les guérilleros

Cest la raison pour la quelle ses techniques de combat sont similaires à celles des guérillas: ils lancent des attaques massives par plusieurs petites unités mobiles et puis se replient rapidement dans des zones couvertes ou boisées sous les barrages de feu de son aviation. 

Certains observateurs relativisent la puissance de l’armée colombienne du fait qu’elle bénéficie d’une importante aide militaire et technique des Etats-Unis mais que, en dehors de la lutte anti-narcotique et subversive, elle n’a jamais affronté une armée classique.

Toutefois, dans l’art militaire un mort est un mort, peu importe la manière. Un soldat bien entraîné ne choisit pas de mourir lors d’un bombardement aérien ou sous les balles d’un narco. Il se bat pour survivre et tuer son ennemi.

guerilleros
Une unité combattante des FARC, le groupe rebelle le plus important de la Colombie.

Le grand problème de la Colombie reste la corruption et le trafic de drogue qui minent une bonne partie de son armée et de la police. Mais en terme de combat, ses militaires sont parmi les durs des durs en Amérique latine. Sa devise est « Quelle que soit la mission, quel que soit l’endroit, quelle que soit l’heure, de la meilleure manière, nous sommes prêts à vaincre ».


Quelques chiffres


Membres actifs : 444,520 personnes.        Réservistes : 62.000 personnes.

Véhicules blindés : 1.345                            Aéronefs : 493.     Navires : 232.

Budget militaire : 12,5 milliards $.  

1-Brésil



Le Brésil est la première puissance militaire en Amérique latine

Sans aucun doute, le Brésil est la première puissance militaire en Amérique latine. Chaque année, le pays investit environ 26 milliards de dollars dans les dépenses militaires. Ce total correspond à peu près à ce que le reste des pays de la région, tous réunis ensemble, dépensent pour leurs forces armées.

Les forces spéciales brésiliennes en action

Son arsenal militaire est moderne et en grande quantité. Il peut se targuer aussi de posséder la plus grande industrie militaire de la région, due en particulier à sa croissance économique effrénée des dix dernières années. Même si elle est rarement confrontée à des tensions diplomatiques et militaires, l’armée brésilienne possède les meilleures forces spéciales au monde pour combattre la guérilla urbaine et rurale.


combat dans les favelas du Brésil
Les soldats du Brésil combattent le crime organisé jusque dans les rues étroites des favelas.


Le Brésil ne cesse d’étendre son influence militaire et diplomatique partout dans le monde. 

Quelques chiffres


Membres actifs : 327,000 personnes.        Réservistes : 1.800 000 personnes.

Véhicules blindés : 1.707                  Aéronefs : 749.     Navires : 113.  Porte-avions: 2

Budget militaire : 34,7 milliards $.
Le Brésil est aussi le plus grand pays du sous-continent latino-américain

Sortir un classement des 7 meilleures armées de cette région fut une tache très difficile, parce que l’Amérique latine regorge de très bonnes armées. Dans cette étude, nous étions obligés de couper de la liste, faute de places, des armées fortes comme celle du Venezuela, de l’Équateur ou bien du Nicaragua.
Les Brésiliennes sont aussi les plus belles en Amérique latine

En conclusion, la morale de cet article nous confirme ce que Pascal Lissouba(ancien président du Congo) disait pendant les campagnes présidentielles de 1992: " Jamais premier par hasard ". 



Rio Janeiro, la perle du Brésil.
Le Brésil est la première puissance militaire en Amérique latine, mais le Brésil est également le plus grand pays de la région dans tous les domaines, en économie, au football, en sports, en technologie industrielle, en culture et même en matière de belles femmes...