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dimanche 26 août 2018

Serge Ibaka fait fureur à Brazza


En vacances chez lui, à Brazzaville, Serge Ibaka défraie la fureur partout où il se rend pour superviser les activités de son Camp Ibaka Games. Lors d’un match de gala organisé par le Lait Cowbell , une marque de lait local, Serge Ibaka a fait une entrée fracassante dans le gymnase Etienne-Monga de Ouenzé.  


Une partie de la tribune s’est écroulée sur l’effet du poids. Le pire a été évité de justesse, aucune blessure grave n’est à déplorer. Certaines victimes on été transportées en ambulance à l'hôpital le plus proche. La star des Raptors de Toronto a  souhaité un bon rétablissement à toutes les victimes de ce malheureux accident.

samedi 18 février 2017

LES RÈGLES DU FOOTBALL DE NOTRE ENFANCE


La nature ne fait rien en vain. Cette belle citation d’Aristote confirme ce que nous observons dans la société africaine. Notre société africaine est programmée pour vivre et exister selon des règles bien définies par la nature et que tout le monde essaie de suivre malgré la différence de nos cultures, de nos peuples et de nos langues. Ici nous allons parler de notre football d’enfance dans les deux Congo, celui que nous appelons communément le mwana foot. Comme par magie, ces règles du mwana foot citées par Diaspordc se reproduisent aussi dans la grande majorité des pays africains. Du Cameroun en Guinée, en passant par la Côte d’Ivoire et le Kenya, tous les enfants ont appris à jouer au ballon dans la rue selon ces règles, mais sans se connaitre. C’est la magie de la culture africaine. Cet article est une courtoisie de la page Facebook de Diaspordc, qui est un regroupement de jeunes congolais(RDC) de la diaspora.


Nul ne connait les origines de ces règles du foot, mais elles ont été toutes crées sur le terrain pour nous permettre d’avoir du plaisir et tout le monde les respecte en cœur tel que le veut la nature : on apprend toujours à obéir aux règles.

VOICI LES RÈGLES DU FOOTBALL DE NOTRE ENFANCE

Les enfants de Brazzaville jouent dans des parcelles en construction


1- Le gros est toujours le gardien.
2- Le match se termine uniquement si tous les joueurs sont fatigués (sauf règle 6).

a)    Si le propriétaire du ballon est rappelé à la maison par ses parents
b)    Si le ballon termine sur le toit de la maison du voisin
c)    Si la nuit tombe et on ne voit plus le ballon.

3- Peu importe le score, l’équipe qui marque le dernier but remporte le match.
4- Il n'y a pas d'arbitre.
5- Il n'y a faute que si elle est grave et si le meilleur joueur de cette équipe admet la faute.
6- On ne remplace jamais le propriétaire du ballon. Si un joueur lui parle mal ou se fâche pour une raison quelconque le match est terminé.

Le mwana foot au Cameroun.

7- Les 2 meilleurs joueurs ne peuvent pas jouer dans la même équipe, alors chacun choisit ses joueurs.
8- Si tu es choisi le dernier c'est une humiliation.

             a)Si le nombre de joueurs est impaire, le dernier attend qu’un joueur fatigué lui cède sa       place. Ce dernier a toujours le droit de reprendre sa place s il veut rejouer.
              b) Le dernier attend l'arrivée d'un autre joueur pour se repartir les camps, un enlève son maillot et l'autre reste habillé.

Le mwana foot au CEG La Liberté de Brazzaville

9- S'il y a penalty le gardien est remplacé par le meilleur joueur de son équipe et dit
«pas pour du bon» pour signifier qu'après le penalty, le gardien revient à son poste.
10- Quand le ballon sort des limites de l'aire de jeu pour une destination lointaine, c'est le frappeur qui va chercher le ballon.

               a)Si le ballon tombe dans la parcelle d’un voisin méchant, le frappeur doit accompagner le propriétaire du ballon pour le réclamer.

11- Le meilleur joueur sur le terrain est toujours dans la même équipe que le propriétaire de la balle sinon on arrête tout.
12- Pour débuter un match, le plus grand du terrain dit toujours
«pééé le match commence ».
13- Pour distinguer les équipes, une équipe devrait jouer torse nue.

Voici quelques situations spéciales : 


FIN DU MATCH

En Guinée et dans presque tous les pays africains, on joue au foot dans la rue.

 Le match se terminait lorsque le propriétaire du ballon est rappelé par ses parents, car il ne confie son ballon à personne.
             a)      Des fois tu voyais le petit-frère rentrer avec son ballon et tu lui demandes pourquoi il ne laisse pas le ballon aux amis ? Il te répond ...  «Ils vont l’abîmer. »
          b)      La maman du propriétaire du ballon vient prendre le ballon parce que son fils na pas fait les commissions qu’elle avait déléguées. Dans ce cas on va tous aider son fils à terminer le travail chez eux et espérer que sa maman le libère pour reprendre la partie.
          

INTERRUPTION DU MATCH

Foot de la plage au Congo(Pointe-Noire).

Lors qu’une voiture ou une grande personne traverse le terrain, tout le monde crie « temps mort ».

       a)      Bien souvent, il y avait un monsieur solitaire et sans enfant qui habitait près du terrain. Si le ballon rentre dans sa jolie parcelle, il le confisquait ou le perçait. 
       b)      Si le propriétaire du ballon ne reçoit pas assez de passes, il prend son ballon et dit que sa maman lui avait dit de ne pas durer dehors. Le match est fini.  
       c)       On ne parle jamais mal au propriétaire du ballon. Celui qui commet une faute grossière sur lui sort ou c’est la bagarre générale.

LES CHAUSSURES

On joue pieds nus dans les rues de Lusaka(Zambie)

Si le propriétaire du ballon n'a pas de souliers, tout le monde joue pieds nus. Mais s'il en possède, il s'en fout si vous en avez ou non.

ORGANISATION DES MATCHS

L’organisateur des tournois est toujours le plus fort de la gang et c'est lui qui fait aussi office d'arbitre. Il est joueur et arbitre en même temps. Les gardiens sont en même temps les coachs et les responsables d'équipe. C’est l'équipe de l'organisateur qui doit toujours remporter la coupe, sinon le tournoi se termine par la bagarre.

LA RÈGLE

Abidjan- Des gamins jouent dur en plein soleil.

Le propriétaire du ballon est  aussi la FIFA. Il peut dire "Pas de boulet", en voulant dire que les frappes lourdes sont interdites.

        a)      Si tu as un problème avec le propriétaire du ballon, tu ne joues pas point. 
        b)      Trois corners de suite donnent un penalty.  
        c)       En cas de litige pour un but non claire, on reprend mais avec un penalty pour  satisfaire les deux parties.

LE TERRAIN

 C’est la rue et il n’a pas de limites. Le ballon ne sort en touche que lorsqu’il tombe dans un caniveau, dans ce cas le dernier tireur doit le nettoyer.

Les enfants tracent leur terrain de foot au Ghana
Pour enlever la boue sur le ballon, on le couvre du sable puis on le fait bondir trois fois au sol....si c’est prêt, le match reprend.

CONFLITS

Les enfants de Nairobi(Kenya)

On jouait sur des petites avenues et quand on tirait trop fort ça causait des dégâts. Le ballon pouvait rentrer dans une parcelle et renverser le repas de midi en pleine cuisson dehors; cela était bien souvent source de bagarres entre voisins.

Souvent une maman méchante trouve qu'on fait trop de bruits. Elle vient mettre fin au match ou bien on doit changer de terrain.

HIERARCHIE


C'est toujours le mouilleur (mauvais) de l'équipe qui va chercher le ballon sorti. Le meilleur joueur est le capitaine. C’est lui qui tire le penalty et on ne le remplace jamais.

Les plus petits qui veulent jouer avec les grands commencent comme ramasseurs de balles. Les plus patients intégreront le groupe avec le temps. Mais quand on jouait il y avait toujours le « petit pigeon », le plus petit de la bande. Il pouvait jouer et marquer dans n’importe quel camp si l’occasion se présentait. Généralement, c’était le protégé du propriétaire du ballon.

   Les week-ends, les matchs commencent plus tôt. Quand les joueurs sont fatigués, le plus fort de la gang décide la fin du match dans 5 minutes. Ces 5 dernières minutes du match, au Congo, sont connues comme les 5 minutes du Likemba e teli(la coupe de la banane mure en lingala). On laisse le ballon et on cherche les pieds de l’adversaire. Les flemmards peuvent déjà quitter le jeu. Cest une sorte dinitiation pour ceux qui espèrent passer leur test de vrais garçons.

 
Regardez cette espace de Dakar aménagé pour le baby foot
Tous les grands footballeurs africains des années 80 sont passés par ce passage obligé du foot de la rue. Georges Weah, Roger Milla, Omam Biyick, Titi Camara, Abedi Pelé ou Mutubilé Santos... ils ont tous appris le ballon par ces règles. Les générations suivantes des stars africaines sont plus des produits de ce que nous appelons aujourd’hui la colonisation du football africain: les grandes académies de foot.

La colonisation du football africain est venue avec l’introduction progressive du modèle européen avec les académies de football. Le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Cameroun et aujourd’hui le Sénégal sont les principales plateformes de ces académies parfois multinationales. Ces structures ont vu naître des joueurs comme Samuel Etoo Fils, Gyan Asamoah, Gervinho, Kolo et Yaya Touré, Sadio Mané ou encore ceux de la diaspora comme Didier Drogba ou Yannick Bolasié.

On ne peut pas affirmer que les joueurs venus de la rue étaient meilleurs que ceux formés par les académies. Mais la vérité est qu’ils sont simplement différents, tant sur le plan technique comme mental. Les joueurs de la rue sont beaucoup plus créatifs et spontanés. Si on essaie de les mouler pour répondre aux exigences du football européen ils vont stagner dans leurs progressions respectives.

Ceux qui sont formés dans les académies combinent le talent, la puissance athlétique et la discipline que recherchent les clubs européens. Mais en même temps, ils les enlèvent cette spontanéité et cette confiance dont ils ont besoin pour mener leurs respectives sélections nationales au haut niveau. Voila pourquoi des grosses écuries africaines comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun ou le Nigeria ont produit des pauvres rendements techniques lors des trois dernières éditions du Mondial.

La science ne peut pas faire d’un homme noir un homme blanc ni vice-versa. Chacun est confortable dans son milieu, ses valeurs et ses manières de jouer. Si vous voulez mon avis, ces académies de foot ont sensiblement ralentit la fulgurante progression du football africain du début des années 90. 

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dimanche 13 novembre 2016

La RD Congo s’impose en Guinée (2-1)


Ce dimanche après-midi, le plat fort de la journée était le choc du Groupe A entre la Guinée et la RDC a Conakry. Les Congolais se sont ressaisis d’une entame de match difficile pour battre les hôtes 2-1 avec deux boulets de canon signés Kebano et Bolasie. La RDC prend la tête du groupe avec 6 points a égalité avec la Tunisie qui a battu la Libye 1-0.

L’affiche était belle parce que nous sommes en présence de deux des plus séduisantes formations africaines. La RDC est l’équipe qui rase tout sur son passage, mais jusque ici elle n’avait que croisé des équipes de moyen calibre. Ce soir c’était donc un test important pour le coach Ibenge, parce que la Guinée même quand elle en décadence, possède toujours des joueurs fins techniciens.


Cependant, le spectacle produit sur le terrain n’était pas au rendez-vous des attentes du public venu nombreux. Le jeu trop physique et l’excès d’envie de bien faire n’a pas permis de voir du beau jeu. Mais Florent Ibenge et ses protégés sont conscients que pour répéter l’exploit de la participation au Mondial de 74, la forme de la victoire peu importe peu. Ce qui importe sont les trois points.

mardi 8 novembre 2016

CM Russie 2018 : Ouganda-Congo, ce qui a changé depuis 2012


La sélection du Congo affronte l’Ouganda ce samedi 12 novembre pour la deuxième journée des éliminatoires du Mondial 2018. Un adversaire qu'elle avait déjà rencontrée dans un match triste et amer, en 2012, que les Congolais ne sont pas prêts d’oublier (défaite de 4-0).



Lors de cette double confrontation, le Congo avait remporté la manche aller (3-1) à Brazzaville, pour le compte des éliminatoires de la Can 2013. Au match retour, à Kampala, les Congolais furent terrassés par un score sans appel de 4-0 et avaient raté la Can 2013. Cette fois-ci les choses ont beaucoup changé depuis et nous pouvons affirmer que le Congo est prêt à régler ses vieux comptes avec l’Ouganda.


Beaucoup de changements dans l’effectif du Congo, mais très peu du côté ougandais


 
La sélection ougandaise de football
L’équipe des Diables Rouges ayant joué ces deux matchs de barrages de 2012 a bien changé depuis. Côté ougandais, le visage de l’équipe de 2012 n’a pas beaucoup changé car à cette équipe, ce groupe dirigé par Bobby Robson faisait partie d’un projet de reconstruction. C’était une très jeune et athlétique formation ougandaise, composée des joueurs locaux, qui avaient bousculé les Congolais comme s’ils étaient d’une autre planète foot. 

Les meilleurs éléments de cette équipe étaient le virevoltant meneur de jeu Moses Oloya, le gardien Denis Onyango et le puissant attaquant Geoffrey Massa. Tous ces 3 joueurs sont toujours des titulaires indiscutables de cette équipe, qui compte quand même sur l’injection de quelques jeunes nouveaux talents comme Joseph Ochaya, Luwagga Kizito et l’excellent milieu du terrain Farouk Miya(Standard de Liège, D1 Belge).

Geoffrey Massa, le robuste attaquant ougandais, est aussi bon techniquement avec le ballon.


L'Ouganda garde le même système de jeu. Soucieux de bien défendre, les joueurs du coach serbe, Sredejovic, évoluent dans en 4-3-3 avec un trio de choc en attaque formée par Massa, Omony et Okwi, tous les 3 étant des puissants athlètes. Les Ougandais s'appuient sur un jeu très physique, sur des longs ballons en profondeur et sur le danger généré par les coups de pied arrêtés.

Farouk Miya est le plus grand espoir du football ougandais actuel.


Le Congo, de son côté, a complètement changé de visage. De cette équipe de 2012, dirigée par le Français Jean Guy Walleme il n'en reste qu’un seul joueur : Fodé Doré. Fabrice Ondama et Delvin Ndinga ayant déclaré forfait pour blessure et raisons personnelles respectivement.

Delvin Ndinga refuse de rejoindre la sélection pour avoir été pointé du doigt comme responsable de plusieurs échecs dont celui de Kampala 2012.
Le groupe congolais a été quasiment renouvelé dans son entièreté par l’entraineur français, Pierre Lechantre, après l’élimination pour la Can 2017. Le gardien de but titulaire, Christopher Mafoumbi, est blessé et la place revient au vétéran Gildas Mouyabi qui effectue un retour controversé en sélection. En défense, Francis Nganga, en difficulté contre les véloces formations de l’Afrique de l’Est, a été écarté de la sélection pour céder sa place à Arnold Bouka de Dijon(France). Enfin la paire des capitaines Prince Oniangué et Delvin Ndinga ont aussi laissé leurs places à un trio du milieu qui tourne autour du récupérateur défensif Jordan Massengo. Le reste du groupe est composé des joueurs locaux qui devraient apporter leurs contributions complémentaires.
 
Le Congo change de direction sous la houlette de Thievy Bifouma
Avec le forfait de Fabrice Nguessi, l’attaque sera animée par le duo de choc Thievy Bifouma et Fodé Doré. Un autre renfort de poids est la venue de Delarge Dzon, le supersonique attaquant du club turc d’Osmanlispor.

Des styles de jeu inamovibles

Des deux côtés, les systèmes tactiques sont très similaires. Les deux pays ne possèdent pas des grandes figurent reconnues, mais ont une grande culture pour le football de la rue.  Les deux équipes présentent des différents styles de jeu qui ne varient jamais de génération en génération. Les Ougandais misent beaucoup sur le style de jeu se basant sur le kick and rush britannique, c.-à-d. jouer des longs ballons, faire des courses et essayer de dominer le jeu aérien. Les Congolais préfèrent le style de finesse a une touche de balle, avec une projection rapide vers l’attaque.

Le jeune espoir Luwwaga Kizito attend son heure avec la sélection ougandaise.

En 2012, ce qui avait fait la différence dans le score du match est que le Congolais ont manqué de jus et d’envie face à un adversaire pourtant limité techniquement. Des cadres comme Fabrice Ondama, Delvin Ndinga, Francis Nganga, Mael Lépicier et le gardien Barel Mouko avaient trahi l’équipe en présentant un visage pâle et affligé devant l’adversaire. Très tôt dans le match, ils ont opté pour la stratégie d’endormir le match pour essayer de perdre du temps en simulant des blessures, en balançant des longs dégagements en défense et en jouant à un rythme de jeu très lent. Cette attitude attentiste visant a désespérer le moral des Ougandais, qui avaient besoin de gagner par 2-0, a produit l’effet contraire en créant le doute et le manque d’assurance dans le camp congolais. Seuls les attaquants Chris Malonga et Lys Mouithys avaient montré l’envie et la capacité de faire quelque chose de plus ambitieux.

Le gardien Barel Mouka avait eu une grande part de responsabilité lors de cette humiliante défaite de Kampala 2012.

Un autre facteur qui avait aussi pesé sur le résultat de ce match fur le très mauvais arbitrage du collège des arbitres marocains. Ce jour-là l’arbitra marocain avait accordé un penalty imaginaire a l’équipe locale pour le second but. Par contre, il n’a pas voulu siffler un penalty incontestable sur une faute commise sur Mouithys en pleine surface de réparation. Ces deux actions avaient sans doute causé le tournant du match.

Cependant, pour ce samedi les choses seront bien différentes. Les forfaits en cascade enregistrés de la part de Christopher Samba, prince Oniangué, Delvin Ndinga et Fabrice Ondama ne vont pas affecter le moral congolais. Les Diables-Rouges comptent sur le leadership et les buts de Fodé Doré, la force de Jordan Massengo et Boris Moubio, le courage de Merveil Ndockyt et Arnold Bouka et la puissance de Delarge Dzon. En bonus, Pierre Lechantre a enregistré l’arrivée contre toute attente de son attaquant-vedette Thievy Bifouma, pourtant annoncé indisponible durant le week-end dernier.

Fodé Doré est le seul rescapé de la débâcle de 2012 en Ouganda.
Les joueurs d’aujourd’hui sont beaucoup plus courageux que ceux qui avaient pris part à la débâcle de 2012. Dans l’équipe de 2012, le seul vrai leader était le défenseur Bruce Abdoulaye. Un autre facteur a ne pas négliger est que cette formation rénovée du Congo est en majorité formée des joueurs locaux, ce qui est un atout très important face a l’une des meilleures équipes typiquement anglophone de l’Afrique de l’Est. En 2012, le coach Walleme n’avait pas utilisé un seul joueur évoluant dans le championnat local, malgré le fait que les joueurs de l’AC Léopard étaient dans un grand moment de l’histoire du football congolais avec une campagne impeccable lors de la Coupe CAF.
 
Le jeune Imouelé Zabrown fait partie de ces nombreux footballeurs locaux qui ont rejoint la sélection congolaise.
Le football africain est très physique, surtout en déplacement dans un environnement hostile, l’expérience du terrain compte pour beaucoup. Nos joueurs expatriés sont pour une grande majorité des joueurs sans expérience du football international. Ils jouent dans des petites ligues en France la ou l’affluence dépasse rarement les 3000 personnes. Par contre, la sélection ougandaise est composée en majorité des joueurs locaux aguerris, qui jouent dans une ligue qui est devenue professionnelle depuis quelques années. 

La forte affluence dans les stades ougandais a favorisé l’émergence d’une ligue locale très compétitive. Avec ces genres de formations africaines, soit vous les opposer avec des grand professionnels venus d’Europe comme les Ivoiriens, Sénégalais ou Camerounais ; ou vous laisser jouer contres des joueurs évoluant en Afrique qui ont de l’expérience pour des compétitions internationales. Il faut laisser les mafieux combattre la mafia.

Arnold Bouka est très populaire au sein du public congolais, pour son énorme énergie qu il déploie lors des matchs.

C’est exactement l’expérience que Pierre Lechantre essaie d’établir avec une sélection composée en majorité des joueurs évoluant en Afrique. En Ouganda, le Congo devrait évoluer dans un 5-3-2 qu’il a un peu du mal à maîtriser, surtout au niveau des défenseurs. C’est un système intéressant qui peut rapidement se transformer en 3-5-2, comme Lechantre l’avait bien réussi avec le Cameroun en remportant la Can 2000 ou encore Franz Beckenbauer en 1990 avec la sélection allemande. La difficulté pour le Congo de maîtriser ce système de jeu vient du fait du manque d’expérience et de la culture tactique des défenseurs. 

Par exemple, au centre de la défense Carof Bakoua semble complètement perdu dans le marquage et ne sait pas ce qu’il fait dans le jeu. Au niveau des arrières latéraux c’est Marvin Baudry qui n’assure pas correctement la transition du jeu au moment de transformer le 5-3-2 en 3-5-2.
Il est nécessaire que Marvin Baudry soit plus agressif sur le secteur droit de la relance du ballon des Diables Rouges.

Dans l’entre-jeu, les relayeurs Kestel Tsiba et Fabrice Ondama n’apportent pas la percussion nécessaire pour ouvrir le jeu sur les ailes. Bifouma et Doré sont donc obligés de redescendre très bas pour chercher le ballon. Quand les Congolais récupèrent le ballon, bien souvent il n’y a personne devant pour lancer des contre-attaques rapides.

L’idéal serait de titulariser Delarge Dzon et Dua Ankira afin de renforcer une pression de ballon très haut ; ce qui fera en sorte que lorsque le ballon est récupéré, l’on ne devrait plus parcourir des longues distances pour attaquer la surface de réparation ougandaise.


En tout cas, peu importe la stratégie voulue par Pierre Lechantre, ce dernier est bien conscient qu’il est sur la pente très raide. A Brazzaville, l’on peut compter des doigts les personnes qui croient encore en ses capacités de renverser la situation dans ce groupe très difficile. Mais bon, il n’ y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser.

jeudi 6 octobre 2016

Le Congo attend l’Égypte de pieds fermes



Les Diables Rouges du Congo entament ce week-end les éliminatoires pour la Coupe du Monde de la Russie 2018 en recevant l'Égypte. Ce match est tellement important pour les Congolais parce qu’il leur fera oublier trois choses : l'échec de l'élimination pour la Can 2017, la crise économique et la crise politique et sécuritaire que connait la région du Pool depuis quelques mois.


L'entraîneur de la sélection congolaise, le Français Pierre Lechantre, reste confiant malgré le défi de taille qui l'attend face à un géant du football africain. Il sait très bien que ses protégés ont aussi quelques cartes à jouer, face à une sélection égyptienne en perte de vitesse depuis les quatre dernières années.
Pierre Lechantre, séléctionneur du Congo.

C’est donc avec une formation totalement rénovée que M. Lechantre désire aborder cette campagne, qui a commencé le mois dernier avec une victoire sur la Guinée Bissau à Brazzaville (1-0). L’ossature de l’équipe sera désormais constituée de joueurs évoluant au pays, réputés plus motivés et adaptés au football africain, que les professionnels qui ne viennent que faire leur boulot et repartir en Europe.

Dans le souci d’apporter plus de culot et du sang nouveau dans le groupe, le technicien français s’est séparé de ses deux capitaines Prince Oniangue (Wolves, D2 anglaise) et Delvin Ndinga(Lokomotiv Moscou, Russie). Ces deux joueurs avec Francis Nganga(Charleroi, Belgique) furent désignés par Lechantre comme les principaux responsables de la défaite contre le Kenya(1-2), laquelle a privé le Congo de participer à la Can 2017 qui se déroulera au Gabon.

Delvin ndinga, l'un des cadres réguliers des Diables Rouges a été écarté de la sélection.


Ceux qui seront de retour

Thievy Bifouma est de retour en sélection.

Lors des dernières semaines, Lechantre a reçu deux mauvaises nouvelles : le forfait sur blessure du défenseur Arnold Bouka(Dijon) et de l’attaquant dribbleur Chris Malonga(Laval, ligue 2). 

Cependant, la bonne nouvelle c’est le retour d’un Thievy Bifouma motivé et déterminer à effacer la frustration de ses trois dernières sorties avec les Diables Rouges. A ses côtés, son complice Fodé Doré(Angers) sera aussi présent, pour relancer le duo de choc qu’ils commencer à former pour le Congo. Lorsque ces deux joueurs sont en forme, c’est un total combiné de 90% des buts du Congo.
Un autre cadre qui a échappé à la purge de Lechantre est l’attaquant du Widdah de Casablanca, Fabrice Ondama, qui enchaîne des buts dernièrement au Maroc.

Fodé Doré ici contre le Burkina Faso lors de la Can 2015

Du côté des footballeurs locaux, la majorité sont des joueurs méconnus et sans expérience de matchs internationaux. Mais notons quand même le retour du vétéran Boris Moubio, le solide défenseur central de l’As Léopard de Dolisie. Il sera certainement associé dans l’axe de la défense avec Marvin Baudry (Zulte Waregem, Belgique), le seul rescapé parmi les défenseurs pros.

Boris Moubio lutte contre Mbokani de la RDC

Parmi les locaux, nous pouvons noter l’apparition d’Ismaël Ankobo(AS Kimbonguila), un avant-centre puissant qui ne craint pas le jeu physique.

En tout cas, locaux ou pros, les Congolais attendent de voir ce que peuvent leur apporter les Diables Rouges comme rare satisfaction dans un climat de tensions. 
Dua Ankira, l'un des locaux les plus expérimentés au niveau international.
Plus rien ne va actuellement au pays. La crise économique paralyse presque tous les secteurs de  la vie quotidienne du pays; les affrontements dans la région du Pool entre les forces de l'ordre et les miliciens Ninjas ont provoqué des milliers de déplacés. Sans oublier la douloureuse élimination pour la CAN 2017, ça ne va pas au Congo.

Liste des 25 joueurs convoqués pour affronter l’Égypte et l’Ouganda:


GARDIENS DE BUT : Wilfrigon MONGONDZA (Diables Noirs); Pavelh NDZILA (Etoile du Congo); Gildas MOUYABI (La Mancha).

DEFENSEURS : Boris MOUBHIO, Carof BAKOUA; Gloire DIBATA et Junior EPAKO (AC Léopards de Dolisie); Imouélé NGAMPIO (JST); Beranger ITOUA (Cara); SABOUKOULOU (Patronage Sainte-Anne); Guy NDANGA (JSP); Marvin BAUDRY (Zulte Waregem/ Belgique).

MILIEUX DE TERRAIN : Dua Stanislas ANKIRA (AC Léopards de Dolisie); Kessel TSIBA MOUKASSA (Diables Noirs); cedrick OLONGO (BNG); Alexandre OBAMBO (AS Cheminots) ; Jordan MASSENGO (US Gilloise/ Belgique); Fabrice NGUESSI ONDAMA (Wac/ Maroc); Wilfrid Nkaya (JST).

ATTAQUANTS : Ismael ANKOBO (ASK); Delarge DZON (Osmanlispor/ Turquie) ; Fodé DORÉ (SCO Angers/ France); Thievy BIFOUMA (Bastia/ France); Prince IBARA (Bizertin/ Tunisie); Sylvère GANVOULA ( Westerlo/ Belgique).

dimanche 18 septembre 2016

Coupe CAF : Le TP Mazembe proche de la finale



Le Tout-Puissant Mazembe du Congo réalise une bonne opération en demi-finale aller de la Coupe de la CAF face à l’Etoile du Sahel de Sousse ce samedi avec un match nul (1-1) de très belle facture.


Ce sont pourtant les tenants du titre (Étoile du Sahel) qui ont ouvert le score sur un coup-franc direct de Lahmar (1-0, 20e). La riposte du Mazembé est venue de son virevoltant attaquant ivoirien Roger Assalé(52e).

Étoile du Sahel, Sousse, Lubumbashi, RDC, TP Mazembe
L'attaquant-dribbleur Roger Assalé, la coqueluche du Tout-Puissant Mazembé.
Les multiples champion d’Afrique auraient pu rentrer à Lubumbashi avec une victoire si ses attaquants Bolingi et Traoré étaient plus adroits. Mais qu’à cela ne tienne, Il sera très difficile pour les Tunisiens de renverser le sort du match retour dans une semaine en République Démocratique du Congo.

Les compositions de départ :

Etoile du Sahel : A.Mathlouthi - Nagguez, Bedoui, Boughattas, Abderrazak - Ben Amor, Lahmar, Brigui - Msakni, Acosta, Dhaouadi


TP Mazembe : Kidiaba – Mpeko, Luyindama, Coulibaly, Kabaso – Sinkala, Kalaba, Bope – Assalé, Bolingi, A. Traoré

samedi 4 juin 2016

CAN 2017 - KENYA vs. CONGO: C’est maintenant ou jamais!!!


La sélection du Kenya, en dépit d'être déjà éliminée et en pleine reconstruction, va tenter d'offrir a son bouillant  public demain, dimanche, sa première victoire des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2017 qui se jouera au Gabon. Les Harambes Stars devront obtenir cette victoire contre rien et moins que les Diables Rouges du Congo.

Une phase du match aller entre les deux formations(1-1)

La formation de l'entraîneur français Pierre Lechantre, critiqué pour sa tendance de prioriser le jeu défensif au lieu de continuer la belle série des victoires cumulées par son prédécesseur Claude Leroy, est le favori de ce match contre une équipe kényane qui ne jouera que pour le Fair Play.
Mais on devrait espérer une très forte opposition des locaux, vu que cette formation kényane sera rénovée. Alors les nouveaux joueurs et certains vétérans qui ont eu très peu de temps de jeu auront la chance de prouver qu'ils méritaient de jouer quand il y avait encore des chances de qualification. 
Pierre Lechantre, le sélectionneur du Congo.

C'est ce qui rend les choses plus compliquées pour le Congo qui doit, en plus, supporter la pression de la Guinée-Bissau qui vient de se qualifier virtuellement après sa retentissante victoire obtenue aujourd'hui à Bissau contre la Zambie (3-2). Les Bissau-guinéens sont maintenant premiers avec 10 points. Après viennent le Congo et la Zambie avec 6 points chacun. Si le Congo obtient une victoire ou un match nul demain contre le Kenya, le dernier match contre la Guinée Bissau à Brazzaville sera une sorte de finale du groupe.
Thievy Bifouma, Chris Malonga et Igor Nganga.

Les Diables Rouges arrivent à ce rendez-vous en traversant une baisse de régime dans leur jeu. Au niveau de leur star aussi, Thievy Bifouma(Reims), les choses ne vont pas bien. En fait, l’équipe manque beaucoup de leadership et de caractère avec les absences des grands noms comme Christopher Samba (Dynamo Moscou) et Hardy Binguila (Auxerre). Mais c’est l'absence de ce dernier dans la liste de Pierre Lechantre qui provoque beaucoup de remous dans les milieux du football congolais, parce que Binguila est, de nos jours, le joueur le plus opportun du football congolais.
Fodé Doré revient de blessures

En outre, Fodé Doré, le meilleur joueur de la formation, revient d'une longue blessure au genou.

Cependant, Pierre Lechantre a aussi opté de miser sur une génération de joueurs binationaux, bien que peu connus, qui aura l'occasion de briller lors de ces deux matchs importants qui restent. Je pense aux jeunes Jordan Massengo, Dominique Malonga et le massif défenseur Clevid Dikamona.

Le Congo arrive au Kenya après avoir perdu contre le Maroc en amical (0-2), dans un match où la sélection congolaise a été complètement dominée et a paru privée d'initiatives pour attaquer.

Clevid Dikamona(ex-U19-France) a finalement obtenu son feu vert de la Fifa pour jouer pour le Congo.


Je ne suis pas au centre des décisions pour tenter de chauffer les esprits avant-match, mais il faut noter que depuis les plus bas fonds des villages du Congo, où il n'y a pas d'électricité ni de télévision, jusqu' aux mamans qui vendent au marché de Poto-Poto, en passant par le président Denis Sassou Nguesso lui-même, tout le monde est convaincu que le technicien Pierre Lechante va perdre son poste si le Congo perd contre le Kenya.

dimanche 8 mai 2016

Oklahoma City Thunder/ Serge Ibaka doit revenir defender la raquette


La belle réaction de San Antonio à Oklahoma City vendredi soir dernier pourrait provoquer un sursaut d'orgueil chez le Thunder dimanche soir à 20h(heure de l'Est du Canada). Après avoir ravi l'avantage du terrain face aux Spurs lors du match 2, les hommes de Billy Donovan ont craqué pour leur premier match à domicile. Ils avaient pourtant remonté un déficit de 15 points avant de se rendre coupables de trop de balles perdues en fin de match. Ils n'ont également eu aucune solution face à Tony Parker, qui s'est régalé face au manque de défense sur lui.

 
Kevin Durant en conférence de presse
Kevin Durant n'arrive pas à trouver les explications pour justifier la défaite du match # 3
Les San Antonio Spurs mènent la série de 2-1 au meilleur de 7, mais ils savent que leur avantage reste fragile. Si Westbrook et Durant avaient mieux pris soin du ballon, il leur aurait été difficile de s’en tirer. Un autre avantage que les Spurs tirent profit c’est l’utilisation de Serge Ibaka comme ancre défensif du Thunder. En effet, depuis le début de cette saison le Congolais n’est plus la force intimidante de la raquette qu’il a toujours été.

Lamarcus Aldridge
Lamarcus Aldridge(San Antonio) passe par l'un de ses meileurs moments en carrière NBA.

Ses statistiques en tirs contrés ont dramatiquement chuté de la moitié. Plusieurs intérieurs de la ligue comme Hassan Whiteside, Deandre Jordan ou Rudy Gobert lui volé la vedette du contreur le plus intimidant. Ce n’est pas juste un problème de statistiques, mais plutôt de l’impact défensif dans le match. On l’a vu lors des séries contre Dallas et San Antonio, plus personne ne le respecte. Wesley Matthews, Kawhi Leonard, Tony Parker, Ginobili et lui-même le buldozer Lamarcus Aldridge, tous ces joueurs ont ridiculisé Ibaka dans la raquette.

Le jeu de la NBA a tourné vers le small ball

Aldridge contre Ibaka
Serge Ibaka a beaucoup du mal à stopper Aldridge lors de cette série.

Quand les journalistes de Espn ont interrogé Serge Ibaka sur ce problème, il a répondu aux critiques en disant:

 « Il y a un point de vue intéressant que les gens ne comprennent pas. C’est difficile. Il y a quatre ans j’étais dans la raquette la plupart du temps, et logiquement je faisais plus de contres et prenais plus de rebonds. Aujourd’hui, notre façon de jouer a changé et il fallait le faire. »

C’est un point de vue qui s’accorde avec celui de son coach Billy Donovan :

 « Parfois, c’est difficile pour Serge Ibaka de contrer autant de ballons ou de prendre autant de rebonds que ce qu’il le faisait avant. Le fait que de plus en plus d’équipes jouent small ball est un challenge pour lui. Nous avons besoin de lui en raison de son adaptabilité. Il peut switcher sur pick and roll, mais aussi se montrer dynamique sur les mêmes situations en attaque. Il peut aussi défendre au poste et contrer des tirs. »

Small ball ou pas, en tout cas, Hassan Whiteside continue d'intimider(Ici contre Blake Griffin des Clippers).


Effectivement, le jeu change depuis quelques années et il n’est pas simple pour Ibaka de s’adapter défensivement, mais aussi offensivement où l’intérieur s’éloigne de plus en plus souvent du cercle pour shooter. Mais il est aussi difficile de ne pas reconnaître la régression du niveau de jeu qu’affiche Serge Ibaka actuellement. L’intérieur a en effet vu ses moyennes de points, de rebonds et de contres pour 100 possessions, dégringoler pour la deuxième année consécutive, alors que ses envolées aériennes qui lui ont values le surnom de Air Congo se font de plus en plus rares. 

Il n’est aujourd’hui avec 6.8 rebonds par match, que le troisième meilleur  du Thunder dans ce domaine derrière le petit Russell Westbrook et l'ailier Kevin Durant. A ce jour, il ne montre plus du tout de façon aussi régulière, l’énergie qui lui a permis d’avoir sa renommée actuelle.

Que le jeu ait changé dernièrement, c’est une réalité incontestable. Mais des gars comme Hassan Whiteside et Rudy Gobert continuent à intimider dans la raquette pareille. On le voit comme l’effet Whiteside terrorise les arrières des Raptors de Toronto lors de ces playoffs.

westbrook et Leonard
Tiens-moi, je te tiens...La lutte était serrée entre Westbrook et Leonard lors du 3e match de la série.
Serge Ibaka doit réadapter son jeu c’est vrai, mais ses longs bras, son énergie débordante et son timing pour contrer les tirs n’exigent pas des adaptations. Ce sont plutôt des qualités innées que Dieu lui a données et il devrait s’en servir pour aider son équipe. Rien ne l'empêche de switcher le marquage pour sortir défendre hors défendre à l’extérieur et vite revenir protéger la raquette.

C’est une question de survie dans la NBA, car son juteux contrat actuel termine bientôt. Il a donc intérêt a élever son jeu pour espérer signer un autre gros contrat.

Les Spurs de San Antonio forment le plus grand rouage mécanique de la NBA. Pour les sortir de ces play-offs, tout le monde doit faire des sacrifices.

Vamos Ibaka! On sait que tu es capable !!