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samedi 11 mars 2017

Un Fonds bleu pour protéger la forêt du Bassin du Congo


Très souvent lorsqu’ils se réunissent aux sommets internationaux sur l’environnement et le changement climatique, les dirigeants politiques nous ont habitué avec de beaux discours qui sonnent creux, de grandes déclarations de bonnes intentions auxquelles eux-mêmes n’y croient pas et de promesses mirobolantes qui n’engagent que ceux qui y croient.

L’initiative annoncée lors de la COP22 à Marrakech, en novembre dernier, par le président congolais Denis Sassou-Nguesso, de créer un Fonds bleu pour le Bassin du Congo, de l’ordre de 100 millions d’euros qui sera alimenté chaque année, n’est pas restée qu’une simple déclaration de bonnes intentions. Elle vient d’être lancée officiellement ce jeudi 09 mars 2017, à Oyo au nord de la République du Congo.
Le Massif du Mayombe au Congo
Pilotée par la Fondation Brazzaville – un organisme caritatif et indépendant, à but non lucratif basée aux Royaume-Uni -, cette initiative d’un Fonds bleu vise à subventionner à la fois des actions qui protègent les écosystèmes forestiers et celles qui stimulent l’économie de façon significative, en créant des possibilités d’emploi et en contribuant à lutter contre la pauvreté. Ultimement, c’est une initiative qui s’intègre parfaitement aux efforts déployés par la Communauté internationale, dans le cadre des objectifs de développement durable à l’horizon 2030.
Odzala Kokua, un des parcs nationaux du Congo
Encore faut-il que cette initiative tienne pour longtemps. Toutefois, il est encore prématuré d’affirmer s’il s’agit d’un feu de paille ou d’une véritable volonté de la part des initiateurs, à la fois de résoudre les problèmes environnementaux et de stimuler l’économie en faveur du bien-être socio-économique de populations locales.


Mais c’est l’occasion pour nous de rappeler encore une fois de plus l’utilité et les nombreux bienfaits que la forêt en général et spécifiquement celle du Bassin du Congo – deuxième poumon écologique de la planète après l’Amazonie -, rend à l’humanité toute entière. Cette forêt humide d’Afrique centrale joue un rôle important, par sa biodiversité exceptionnelle et ses écosystèmes, et contribue à la régulation du climat avec la séquestration du carbone. Elle libère de l’oxygène indispensable à la vie de toute l’humanité, ce qui contribue à la diminution des émissions mondiales de gaz à effet de serre et au ralentissement du réchauffement de la planète.
Okapi du Congo
Le parc de Nouabale Ndoki, dans la région de la Sangha
De ce fait, nous bénéficions tous d’une manière ou d’une autre de services rendus par ce patrimoine naturel du Bassin du Congo et de sa diversité biologique. Par conséquent, nous devrions tous contribuer à sa préservation, pour le bien de générations actuelles et futures.
C’est pourquoi nous lançons ici un appel pressant aux gens de bonne volonté; à tous ceux qui ont à cœur le bien-être de notre planète Terre ; aux organismes nationaux, régionaux et internationaux qui s’occupent de la protection de l’environnement ; et aux pays nantis, d’apporter un appui financier, technique et organisationnel indispensable pour soutenir les efforts de pays de la sous-région d’Afrique centrale de protéger et préserver les forêts du Bassin du Congo, qui contribuent de façon significative à notre qualité de vie, préservent celle des générations futures et contribuent à la lutte contre le réchauffement climatique.


En effet, on ne le dira jamais assez que les populations d’Afrique centrale qui se privent des bénéfices financiers susceptibles d’être générés par l’exploitation forestière à grande échelle, ne reçoivent pas nécessairement une rétribution juste et équitable de la communauté internationale, du sacrifice qu’elles consentent pour le bien de l’humanité.
Des femmes cultivent du manioc dans le massif du Mayombe au Congo
L’Afrique centrale est une des sous-régions les plus riches d’Afrique, qui regorge d’importantes ressources naturelles, pétrolières, de gigantesques ressources en eau potable et un potentiel important d’Hydro-électricité susceptibles d’impulser le développement du continent. 
Les pygmées Bayakas, fins connaisseurs du parc de Nouabalé Ndoki(Congo)
Mais pour des raisons évidentes que je n’ai pas l’intention de développer ni d’analyser plus en détail, elle demeure malheureusement la sous-région qui éprouve beaucoup de difficulté d’attractivité et d’absorption d’appuis techniques et financiers extérieurs, comparativement aux autres sous-régions du continent.
Article rédigé par : Isidore Kwandja Ngembo

mercredi 4 janvier 2017

Gatineau, une ville du tiers-monde en Amérique du nord !

troittoir eneigée de Gatineau

Ne vous étonnez pas messieurs-dames,  vous êtes bien à  Gatineau, la ville jumelle d’Ottawa (la Capitale fédérale du Canada). Près de 50 centimètres de neige sont tombés sur la région de la capitale nationale  depuis le 28 décembre. La météo a indiqué que les précipitations vont continuer à ce rythme jusqu’au mois de février et cela aurait surement des répercussions sur le transport et les activités économiques de la région. 

Une rue de résidentielle de Gatineau prés du centre sportif municipal
En se promenant dans les rues de Gatineau, l’on croirait bien se retrouver à Lomé ou Brazzaville, mais avec un decors de neige teinté par la boue. Déjà, un ami résident  d’Amsterdam, en visite cet été, plaisantait en disant que le quartier Saint-Jean Bosco, prés de la Université du Québec en Outaouais, ressemblait à un de ses ghettos noirs sinistrés des la Nouvelle-Orléans.

Un trottoir sur la rue Saint-Joseph de Hull, devant la Place Cartier.


Gatineau, ou du moins le secteur Hull, marque la frontière naturelle entre la province francophone du Québec et sa sœur anglophone de l’Ontario, via Ottawa. La ville de Hull se situe à droite de la rivière Outaouais et juste en face se trouvant les imposants édifices gouvernementaux d’Ottawa et la Coline parlementaire fédérale. Cette frontière naturelle explique toute la différence de mentalité qui existe entre les cultures anglophones et francophones. Pendant que les premiers sont des fervents travailleurs, mieux organisés, dépensiers généreux qui sont tournés vers le service de la population, les seconds sont des râleurs, des paresseux et des avares qui veulent faire du business dans le service public.

90% des trottoirs de Gatineau attendent un déneigement d'urgence ce soir


Au moment où j’écris cet article, la dernière tempête de neige a cessé il y a 5 heures, mais il est difficile de circuler sur les trottoirs et les rues de Gatineau. Près de 90% des trottoirs et les deux tiers  des artères principales de la ville ne sont pas encore déneigées. Avec la montée brusque du mercure, le climat s’est réchauffé et la neige fond rapidement, rendant les rues et trottoirs impraticables pour les piétons comme les automobilistes. Pendant ce temps les services de déneigement sont aux abonnés absents. Tout le monde se plaint dans la rue.

une citoyenne de Hull mécontente
Cet après-midi, les citoyens de Gatineau étaient furieux contre les services de déneigement


Des citoyens croisés cet après-midi le long du boulevard Saint-Joseph à Hull comprennent mal pourquoi leurs trottoirs n'étaient pas déneigés depuis ce matin. Les personnes handicapées sont les plus affectées par cette désagréable situation. Avec l’école qui reprend bientôt, la neige sur les trottoirs va obliger certains enfants à marcher dans la rue pour se rendre à l'école. Par contre, dans la ville voisine d’Ottawa, c’est tout le contraire : le 2/3 des trottoirs est déneigé et les grandes rues sont propres.

nid-de-poule
Des nids-de-poule sur le boulevard Saint-Joseph de Hull


Nous nous retrouvons dans cette situation parce que l'automne dernier, le conseil municipal de Gatineau avait adopté une nouvelle directive prévoyant que 64 km de trottoirs à Gatineau allaient cesser d'être déneigés, afin de réaliser des économies récurrentes de 240 000 $. Depuis que le maire Maxime Pedneaud-Jobin a été élu par surprise il y a 3 ans, faire des économies budgétaires est la seule innovation et compétences qu’il nous a apportées.

L’année dernière, la Ville de Gatineau a reçu  près de 128 réclamations sur les nids-de-poule et a versé des indemnités énormes aux propriétaires de véhicules ayant subit des dommages.

Le transport urbain  de Gatineau moribond



Au Québec, il n y a pas que l’état des rues qui nous fait penser au tiers-monde. Le transport en commun et les attentes interminables dans les centres hospitaliers sont les clichés cachés derrière le paradis hivernal du Canada. Mais nous allons seulement ici parler de la STO(Société de transport de lOutaouais), car les autres problèmes ne sont pas abordés sur ce blog.

La nuit du 31 décembre 2016, plusieurs centaines de citoyens de Gatineau sont restés coincés à Ottawa alors quils étaient partis assister aux festivités commémoratives du Nouvel An sur la colline parlementaire. Apres minuit les autobus de la STO avaient cessé de fonctionner sans préavis, ils étaient donc contraints de regagner la maison à  pied sur des trottoirs non déneigés.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est plus préoccupé par faire des excédents budgétaires que travailler pour l'essor de la vile et les conditions de vie des citoyens.
La STO a répondu aux critiques sur sa page Facebook, en disant ne pas avoir eu le temps nécessaire pour mettre en place un service de navette. Mais elle n’a pas pour autant préciser la date à laquelle l'organisateur des festivités, Patrimoine canadien, l'avait prévenue. Là encore il s’agissait de calmer les ardeurs des gens partis fêter le nouvel an, mais que dirions-nous de ces pauvres citoyens qui ont fini de travaillé dans les commerces de la capitale fédérale le soir du 1er Janvier ? 

Ils ont eu la désagréable surprise d’apprendre que les autobus de la STO avaient arrêté de circuler après 20h. Apres des  heures d’attentes dans les arrêts de bus, certains ont soit pris le taxi ou sont rentrés a la maison au rythme du Un-Deux, Un-Deux. Pendant ce temps, les chanceux résidents d’Ottawa profitaient tranquillement de leurs sorties, sachant que les autobus de OC Transpo circulaient jusqu’au petit matin.

Les chauffeurs d'autobus de la STO se paient des journées fériées en pleine affluence des congés du Nouvel An

Quand on soulève ce problème lors des sessions municipales, les dirigeants de la STO et ceux  du Conseil municipal adorent s’accrocher à la raison du déficit budgétaire pour évoquer les pertes financières de la société. Ceci explique que chaque année les frais d’abonnement mensuel de la passe-autobus ne cesse d’augmenter de 2$, mais parallèlement le service rendu public reste médiocre.

Le problème est qu’au Québec les gestionnaires des sociétés publiques veulent faire du profit avec le service à la population.  On ne peut pas faire de profit avec les services municipaux, car les citoyens payent déjà des taxes excessivement élevés pour accéder facilement à ces services, pour le bien de l’économie locale. Les gens ont besoin de circuler librement et rapidement pour se rendre au travail. Le maire Maxime Pedneaud-Jobina devrait démissionner pour incompétence notoire.

Il revient au gouvernement  et au Parlement  provincial du Québec d'être les garants de la pérennité et de la capacité de développement du service public dans nos grandes villes.

dimanche 20 novembre 2016

AVERDA, LA SOCIETÉ QUI EST VENUE SAUVER BRAZZAVILLE




Installée au Congo depuis juillet 2015, Averda est une société arabe, basé à Dubaï, qui se spécialise dans la gestion des déchets. Cette société a complètement changé le visage de la capitale congolaise qui était longtemps classée parmi les villes les plus sales du monde, avec de gros problèmes de collecte d’ordures.

Brazzaville au bord du Majestueux Congo, en face c'est Kinshasa(RDC).

Cette triste réalité a permis de faire comprendre aux Congolais que la question de l’environnement est l’affaire de tous. Des pouvoirs publics certes, mais aussi des citoyens et des entreprises. Voilà pourquoi aujourd’hui, partout dans Brazzaville, les populations ne cessent de louer le travail et le professionnalisme de la société Averda. 

employés d'Averda
Averda Congo et ses employés en pleine oeuvre.

De Bacongo, l’un des quartiers sud de Brazzaville, à Ngamakosso aux confins nord de la capitale, les employés de cette société sont devenus la coqueluche des Brazzavillois. Armés de balais et des pelles, ses journaliers s’emploient à ramasser les détritus qui jonchent le trottoir. On les reconnait facilement par leurs combinaisons bleues et leurs chaussures de sécurité.

Un ouvrier d'Averda, de Brazzaville, armée de son balai et de sa brouette.

De fait, depuis quelques semaines, "Brazza la belle" est redevenue la "Brazza la verte" des années 80. Non seulement en raison de la végétation luxuriante qui aromatise la rive gauche du majestueux fleuve Congo, mais également en raison de son nouveau statut de l’une des capitales les plus propres de l’Afrique.
La nouvelle Cité gouvernementale de Brazzaville

Les rues de Brazzaville sont devenues tellement propres que, pris de peur pour l’éclat, les gens n'osent plus jeter les papiers, les bouteilles et les sachets dans la rue. Et pour aider les habitants de la capitale congolaise à concrétiser ces bonnes intentions, des poubelles publiques de couleur bleue ont été disposées tous les 100 mètres dans le centre-ville de la capitale. Un dispositif qui devrait être bientôt étendu à d’autres quartiers de la capitale.
 
Corniche de Brazza
La corniche de Brazzaville la nuit
Avec le concours de Averda, le Congo en a profité pour s’engager aussi dans le combat pour le développement durable, en faisant d’un coup deux pierres. Un grand site d’enfouissement, le premier du genre en Afrique centrale, vient d’être crée à proximité du village de Lifoula(30 Km de Brazzaville). Entièrement conçu, construit et exploité par Averda, le centre d’enfouissement de Lifoula s’étendra sur 40 hectares, comprendra huit cellules de stockage et aura une durée de vie opérationnelle de 15 ans.

Le village de Lifoula et son joli paysage.

Ce nouveau centre d’enfouissement sera équipé d’un système de récupération et de traitement du lixiviat, d’un système de capture et de réutilisation des biogaz libérés par les déchets enfouis, et d’un système de collecte et de traitement de l’eau de surface. Il ne recevra que des déchets solides municipaux et ouvrira sa première cellule en Janvier 2017. Les sept cellules restantes deviendront opérationnelles étapes par étapes puisque la dernière cellule sera mise en service en Octobre 2030.

Lifoula, Congo, tout près du  futur site s'enfouissement.

Arrivé à ce stade de projet, cette usine de déchets produira un biogaz qui pourrait être principalement transformé en biocarburant : du bio méthane liquéfié, qui pourrait être utilisé par les transports lourds en commun comme celui des nouveaux autobus électriques qui circulent déjà à Brazzaville, soit aider à vulgariser un projet d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié pour un corridor routier très utilisé entre les arrondissements de Makélékélé et de Talangaï. La totalité des camions de collecte des déchets de la ville pourrait être également alimentée au bio méthane.
Une façade de la corniche de Brazzaville





Une première centrale de cogénération pourrait aussi voir le jour dans la capitale congolaise, si on transforme le biogaz en électricité, pour ensuite l’acheminer au réseau de la SNE(Société nationale de l'électricité). Ces mesures feront de ce centre de gestion des matières résiduelles un vrai modèle en terme de valorisation énergétique.
Le principe d'une centrale de bio-méthanisation


En participant à ces genres d’initiatives privées, l’État Congolais veut stimuler ce genre de projets qui contribueront à réduire un taux de chômage national qui est de 46,10%, selon les dernières données de 2016 de l’indice Trading Economics. Cette initiative de Averda au Congo stimulera l’économie de Brazzaville, puis qu’il permettra d’employer plusieurs centaines d’employés, en plus des 1.500 personnes qui travaillent déjà actuellement pour la compagnie basée à Dubaï.

Une belle plage de la zone des Cataractes de Brazzaville

A mon avis, j’estime que nous joindrons l’utile au nécessaire si la Mairie de Brazzaville, au lieu de laisser toutes les initiatives à Averda, s’engage à lancer un plan d’aménagement des aires vertes partout dans la capitale. Il s’agit de replanter des arbres tel que des palétuviers, des palmiers, des manguiers ou des eucalyptus tout le long des avenues et aux bordures de certaines rues principales.

La corniche au sortir de Bacongo

Mise à part l’embellissement, il faudrait y ajouter le confort des populations. Donc prévoyons un ambitieux plan de construction des latrines publiques partout dans la ville. Il s’agit des toilettes publiques dont l’usage devrait être payant à un prix modique accessible à tout le monde. Des personnes retraitées ou des jeunes étudiants pourraient être employés pour entretenir et gérer ces toilettes publiques.
L'église Sainte-Anne de Brazzaville


Le Congolais est reconnu comme un peuple fier, qui accorde une grande importance au bien paraître. Mais nous devons savoir que l’autorité de la mode est tellement absolue qu’elle nous force à oublier des concepts fondamentaux de base comme la salubrité et le confort.

vendredi 23 septembre 2016

Municipalisation accélérée du Congo : la boucle a été fermée avec la Bouenza.

Aéroport de Dolisie

Ce fameux programme dit « Municipalisation accélérée du Congo » a engendré des insatisfactions c’est sûr, mais globalement tous les Congolais sont unanimes sur le bien-fondé et les fruits de ce programme. Plusieurs projets liés à ce processus graduel de maillage des départements du pays en infrastructures de base ont déjà vu le jour, notamment à Madingou (chef-lieu de la Bouenza), qui est le tout dernier a bouclé un cycle commencé en 2004 avec le département du Kouilou. L’objectif étant de moderniser les localités du département pour rapidement combler les besoins de développement économique et social des populations dans l’ensemble du pays pendant et après la fête de l’indépendance (le 15 août).

Sibiti
La piste aéronautique de Sibiti
Sibiti Airport

Djambala Stadium



Une des avenues bitumées de Sibiti en 2014
Pour avoir un aperçu des réalisations de ce programme, penchons-nous sur le cas de la Bouenza où la quasi-totalité des projets du programme a été terminé à 80% avant la date de la fête de l’indépendance.

Le stade de la Concorde de Kintélé

 Il s’agit :

Du stade de Madingou fini à 90%, dont les travaux finaux se poursuivent encore avec l’installation de la piste d’athlétisme en tartan et d’autres travaux de finition. Réalisé par la société Zhengwei Technique Congo, sous le suivi de la mission de contrôle Géo-Consult, ce stade de 7000 places assises est couvert d’un toit à ossature métallique et doté d’une pelouse synthétique.


Madingou Stadium, Congo
Le nouveau stade de Madingou a abrité la finale de la Coupe du Congo 2016 en présence du président de la république.
De la construction de l’hôtel de ville de Madingou, et 25 kilomètres de voiries bitumées. La construction des caniveaux est exécutée à près de 22 kilomètres. Le boulevard du défilé qui en fait partie, est long de 500 mètres sur 22 mètres de large.

Les populations de Madingou(Bouenza)célèbrent la construction des rues bitumées.

De 17 kilomètres de voiries bitumées de la ville sucrière de Nkayi, qui est aussi la principale agglomération du département. L’aéroport de cette ville a été complètement rénové et modernisé avec la construction du pavillon présidentiel, de l’aérogare et de l’aménagement des chaussées aéronautiques. Sa piste pourrait désormais accueillir le Boeing 737-300.

Voirie bitumée de Nkayi(Bouenza)

Du projet de construction du système d’adduction d’eau potable de Nkayi qui est encore en cours de réalisation. Il est subdivisé en 3 lots à savoir : la réhabilitation de l’ancienne usine de traitement d’eau potable de 300m3 ; la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau potable de 600 m3 et la construction des réservoirs, ainsi que des réseaux de distribution sur 61 kilomètres.

Aeroport de Nkayi

En dehors des chantiers de la « Municipalisation accélérée », d’autres projets de l’État concourent aussi parallèlement pour le développement du pays. Tous ces ouvrages sont suivis à la lettre par un seul homme : l’infatigable Jean Jacques Bouya, le ministre de l’aménagement du territoire et des grands travaux.


Le  tronçon Mambili-Ouesso, qui relie Ouesso au reste du pays
Maintenant que tous les départements ont déjà bénéficié du programme de la Municipalisation, les gens se questionnent sur la suite de ce programme. 


Une rue de Dolisie. La Municipalisation du Niari sera reprise.

Faudrait-il le muter vers un autre programme de nature plus industriel ? Faudrait-il le supprimer pour décentraliser les pouvoirs économiques et donner plus de crédits aux conseils économiques des départements ? Ou simplement continuer le programme dans sa phase tournante actuelle ?
Revue de troupe lors du défilé de Madingou 2016
Au vu de ce qui a déjà été fait, au plaisir des populations concernées, j’estime qu’il serait plutôt profitable de continuer le programme dans sa phase tournante, mais avec quelques petites retouches conceptuelles.

Impfondo la perle de la Likouala: ses voiries attendent aussi le bitumage.

La Municipalisation accélérée, qui coïncide avec la fête tournante de l’indépendance, devrait continuer dans son modèle actuel. Comme tout processus, la Municipalisation était dans une phase d’expérience. Les 3 premières expériences ont connu plusieurs déceptions. Cependant, à partir de 2007 on a rectifié le tir au fur et à mesure.
La Municipalisation du Kouilou devrait mettre accent sur les aménagements des plages et autres centres de loisirs
Pour le second cycle qui pourrait débuter bientôt, il serait souhaitable de corriger ce qui n’a pas été bien fait lors des trois premières années, c.-à-d. dans le Kouilou, la Likouala et le Niari. Après la Municipalisation accélérée de ces 3 départements, on pourrait apporter des nouveaux concepts pour les autres départements.

Pointe-Noire, la Belle, attend un remake de sa Municipalisation accélérée.
Par exemple, le premier cycle du programme a mis l’accent sur la construction des boulevards de défilés, la construction des bâtiments administratifs, des stades, des palais et pavillons présidentiels etc. Jusque-là il ne s’agit que des infrastructures fixes qui n’ajoutent pas de la valeur ajoutée sur le plan économique et sociale. 


Impfondo(Likouala)- Quartier administratif 
Ce sont des infrastructures qui deviennent très vites des éléphants blancs, à cause de l’absence de structures économiques locales capables d’exploiter ces infrastructures.


Construction de voiries de Sibiti

Nous pourrions citer l’exemple des stades de football de Djambala, Ewo, Sibiti et Owando qui sont des vrais éléphants blancs du programme de la Municipalisation accélérée.
Stade de Kinkala construit en 2011

Le second cycle devrait être différent en mettant plus l’accent sur les volets de Santé, de développement social, les ressources humaines et l’épanouissement socioculturel des populations.

Volet Santé et développement social



Les belles rives de la mythique Impfondo méritent des corniches et des promenades.

La construction des structures sanitaires, des toilettes publiques et de l’éclairage des voiries.
Ce volet implique aussi la continuité du bitumage des voiries urbaines avec des caniveaux bien fermées qui vont servir aussi de trottoir pour les piétons.


Nouvel hôpital spécialisé d'Oyo(Cuvette centrale)

Volet Ressources humaines et éducation


Nouveau lycée moderne de Ouesso
La construction des écoles professionnelles à l’instar du lycée technique d’Oyo. Il est nécessaire que les conseils départementaux recensent toutes les qualifications professionnelles qui font défaut, afin qu’une meilleure planification soit faite.

Centre-ville de Ouesso(Sangha)

La construction des nouvelles écoles primaires et secondaires et la rénovation de celles qui existent, en plus de la formation des enseignants pour bien exploiter ces écoles.

Oyo - Lycée professionnel

Volet Loisirs, sports et cultures

Le complexe sportif de Kintélé ayant servi aux Jeux Africains 2015



Congo-Brazzaville
Le joli stade de Sibiti, siège de la finale de la Coupe du Congo 2014.
Les stades sont déjà construits, mais il n’y a pas de personnel, ni de compétitions pour former des jeunes athlètes afin créer une culture de loisirs dans les départements.

Le marché de Dolisie, fruit de la Municipalisation accélérée du Niari.
Il faudrait cette fois-ci créer des académies, des centres de formation pour les joueurs, les entraîneurs et les arbitres avec l’aide de la coopération internationale. Pour le football, nos amis Brésiliens et Français sont là pour nous aider ; les Angolais pourraient nous aider au Basketball ; les Cubains pourraient apporter de l’assistance au volley-ball et la boxe.

Piscine de natation de Kintélé
Le complexe nautique de Kintélé a été construit avec l'aide de la coopération chinoise.

Les Chinois pourraient nous aider a gérer le complexe nautique de Kintelé, de former des nageurs et des plongeurs synchronisés et de nous fournir des instructeurs expérimentés.


Le Stade Marien Ngouabi(Owando) avait accueilli la rencontre Congo-Kenya, éliminatoires de la CAN 2017.

Il faudrait relancer les activités culturelles avec la construction des amphithéâtres et des plateformes pour spectacle à ciel ouvert. La création de différents festivals et carnavals sont aussi des moyens efficaces pour redéployer la jeunesse de l’hinterland.
La mairie de Sibiti

Le programme de la Municipalisation accélérée n’a pas encore apporté la plénitude de sa puissance pour le bien-être des Congolais. La première phase a été un succès qui est toutefois perfectible.

Owando-Avenue principale

La réussite de cet ambitieux programme est le mérite personnel du président Denis Sassou Nguesso, qui a eu la sagesse d’innover avec un programme qui ne cesse de transformer le paysage de nos villages en des temps records.
Le président Dénis Sassou Nguesso passe en revue les troupe avant le défilé militaire et civile de Djambala 2013

Derrière ces réalisations, nous devons rendre hommage au Maître d’ouvrage, l’Honorable Jean Jacques Bouya. On a beau entendre et lire de nombreuses critiques sur le super ministre, notamment sur son enrichissement personnel ou encore ses ambitions politiques, mais la vérité est que l’homme est toujours présent sur le terrain. Année, après année, jour après jour, le ministre Bouya est toujours plus en forme que jamais, avec son indéboulonnable énergie devenue légendaire.

JJ Bouya
Le super ministre Jean-Jacques Bouya visitant la construction du stade de Madingou.
Le Congolais adore faire des gros discours, des critiques, mais quand il s’agit de faire son devoir patriotique, on pourrait compter des doigts le nombre des compatriotes travailleurs, conscients et patriotiques qui nous restent encore dans ce pays. Combien ne sont pas ces soi-disant fonctionnaires congolais qui pavanent dans les rues parisiennes, alors que leurs salaires coulent tranquillement à Brazzaville?

La prochaine municipalisation de Pointe-Noire devrait voir la construction de sa première corniche au bord de la mer.

On a vu défiler des ministres truands comme Okombi Salissa(devenu opposant), qui contrôlait des prélèvements de taxes illégales dans le secteur des transports ou encore Marcel Mbani, le ministre des sports qui a détourné l’argent de la construction des infrastructures sportives sans même débuter les travaux.

Deux jeunes ponténégrines profitent de la douceur des eaux de Loango

Le peuple aussi n’est pas en reste de la culture de l’incivisme qui se développe au Congo. Si nous pouvons demander aux populations de Loudima(Bouenza) de se lever un jour et de nettoyer toute la crasse de l’enceinte de la gare ferroviaire de la localité, les gens exigeront d’être payés d’abord avant de travailler pour un patrimoine qui est commun pour tous.


Une plage de Loango, aux environs de Pointe-Noire.
Le problème est qu’au Congo les gens veulent tous aller au paradis, mais personne n’est prêt à payer le prix, pour paraphraser le chanteur ivoirien Tiken Jah Fankoli.