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mardi 4 juin 2024

Le 5 juin 2024 : Sassou Nguesso va tuer le football congolais.

Après avoir massacré physiquement les Congolais le 5 juin 1997, Dénis Sassou Nguesso vient de décider de nous tuer moralement demain 5 juin 2024, avec son forfait contre le Niger. Les Diables Rouges ne feront pas le déplacement de Kinshasa pour jouer la rencontre telle que décidée par la FIFA.

C'est une décision qui manque de justesse politique, d’autant plus que le Congo risque bien plus gros sur le plan financier et sportif avec ce nouveau bras de fer engagé avec la FIFA. Tout ceci est prévu dans le but de mettre en marche le plan machiavélique et définitif de la destruction du patrimoine socioéconomique, culturel et sportif du Congo que le président Sassou et sa famille ont entamé depuis l’été 1992. Le forfait sportif, seulement pour ne pas faire les dix minutes de traversée fluviale, n’est que l’arbre qui cache la forêt.

C'est à l'issu d'une réunion tenue cet après-midi, entre le ministère des sports et les dirigeants de la FECOFOOT, que le ministre Hugues Ngouolondélé a communiqué la pire nouvelle que le monde sportif n’a jamais vu venir. À entendre les raisons évoquées par le ministre des Sports, il s’agit plus d’une décision politique que pour des soucis de logistique et c’est ce que la FIFA n’admet pas : que la politique vienne s’immiscer dans les sports.

Monsieur Ngouolondélé soutient que malgré les efforts déployés par le président de la République à la dernière minute, pour rénover le stade Alphonse Massamba Débat, la FIFA a maintenu sa décision que le match se jouera à Kinshasa. Mais vous ne pouvez pas forcer la FIFA à modifier ses programmes à la dernière minute, au moment où l’adversaire a déjà élu quartier là-bas depuis le 31 mai pour préparer son match. Vous parlez de sauvegarder la dignité et les valeurs du Congo, mais le Niger en a aussi de dignité. Les autres ne vont pas accepter de déménager la veille pour vous faire plaisir. Non seulement vous allez perdre ce match par forfait, mais vous serez aussi retirés de toutes compétitions FIFA/CAF en cours. Le Congo qui n’occupe que la 111e place du classement FIFA mondial ne pèse ni sur l’échiquier du football mondial, ni sur l’échiquier du football africain. Donc c’est une décision politique mal réfléchie et inutile pour le peuple congolais. Pire : ils ont poussé le cynisme jusqu’à choisir la date du 5 juin pour tuer le moral des Congolais. Partout sur la toile congolaise on ne parle que de ce forfait malvenu.

Le fait que le président Sassou se soit impliqué personnellement sur le dénouement de ce dossier ne témoigne pas de son intérêt pour le sport congolais, au contraire il a toujours l'air de ne rien en à foutre. Ce n’est pas parce qu’il adore médiatiser ses visites officielles au stade Bernabeu, en exhibant fièrement son maillot du Real Madrid, qu’il va mentir l’intelligence des Congolais. Il ne sait rien du foot et n’en a rien à foutre. Il ne veut pas que notre jeune équipe joue au stade des Martyres, là ou même le public l’avait copieusement hué pendant la cérémonie de l’ouverture des jeux de la francophonie l’été dernier.


‘’ NOUS AVONS NOS VALEURS À DÉFENDRE’’ : LES VALEURS DES VOLEURS ?

Je ne vois pas encore d’autres valeurs que nous allons défendre dans un pays qui a vulgarisé la culture du vol et de la corruption. Un pays où tout le monde vole en toute impunité. Avant ce n’était que le chef qui volait, mais maintenant c’est le petit fonctionnaire du coin qui se tape ses trois salaires du mois en douce. Les chefs des services financiers, les trésoriers, les douaniers, mêmes les simples commis aux passeports sont devenus des riches intouchables de la république...

On ne se réveille plus un seul matin sans parler des crimes commis par des kulunas. Des hauts cadres du pays sont victimes de violents braquages armés dans les maisons. Les populations sont entrain de lyncher des jeunes et filmer leurs crimes. Le gouvernement qui vend des grands pans de terres arables à l’état rwandais. Des Bacheliers qui ne peuvent pas aller à l’université, faute de n’avoir pas assez d’argent pour s’acheter une place dans la filière désirée. Même l’éducation des générations futures a été souillée...Vous voulez défendre les valeurs du vol et non des Congolais.

Je m’étais promis de ne pas parler de politique sur cette page, mais trop c’est trop. Avec cette décision de forfait, ils sont venus me chercher dans ma tanière. Le football est encore le seul et pur Havre de paix ou les Congolais de tous les bords peuvent s’unir ensemble autour d’une tasse de café pour parler des Diables Rouges. Que vous soyez Mbochi, Lari, Téké, Vili, Pounou, Sangha-Sangha, Bomitaba et les non cités...On se retrouve tous au Mbongui pour se soutenir. Cependant, ces médiocres politiques, qui ont déjà mis le pays à sac, quitte leur terrain pour venir nous massacrer dans notre Mbongui.

Dieu, que vous nous faites chier !

dimanche 18 novembre 2018

LE DERBY DU FLEUVE CONGO : LA PLUIE S'INVITE…


Le derby du fleuve Congo entre le Congo-Brazzaville et le Congo-Kinshasa a tenu ses promesses émotionnelles et sportives, malgré la grosse pluie qui s’est abattue sur Brazzaville cet après-midi. Les deux équipes se sont séparées sur un score nul de 1-1. Kabongo a ouvert le score pour les visiteurs (22e), avant que Bifouma ne remette les pendules à l'heure quatre minutes après.


Dana l’avant-midi, Brazzaville, la capitale congolaise, avait l’air d’une ville assiégée avec des véhicules de la police militaire patrouillant tous les secteurs en état d’alerte. En effet, le derby
RD.Congo – Congo, qui devrait avoir lieu cet-après midi, était le match de tous les dangers. Au delà d'un simple ballon rond, des dimensions diplomatiques, politiques, culturelles... donnent souvent une autre considération au derby entre les 2 pays voisins. Les consignes du gouvernement congolais étaient donc strictes : ne pas permettre des regroupements de foule trop longtemps.

Le stade Massamba-Debat 3 h avant le match

Quatre heures avant le match, le stade Alphonse Massamba-Debat était déjà archicomble. 15 milles supporteurs, dont des nombreux kinois, se sont vus refusés l’accès aux portes du stade. Ils sont restés dans les pourtours du stade et la police les a dispersés. En ville aussi il y avait beaucoup de monde dans les rues, la tension était très forte. Les commerces de ville ont commencé à fermer leurs portes vers midi. Le pays traverse une crise financière et sociale atteignant des proportions incroyables, alors des gens malintentionnés voudraient profiter de la situation de confusion pour se livrer aux actes de pillage.
La foule des supporteurs qui fut dispersée par la police.

30 min après le début du match, une violente pluie s’est abattue sur la ville alors que les deux équipes étaient à égalité 1-1. Le match s’est  quand même poursuivie dans des conditions climatiques difficiles, avec un terrain inondé d’eau, qui n'a pas favorisé du beau jeu sur le terrain, mais paradoxalement cette pluie a décrispé la foule et leur a donnée une occasion de s’amuser et de profiter du spectacle.
 Du coup l’ambiance et l’atmosphère partout dans la ville s’est détendue. Au lieu de maudire la pluie, les Brazzavillois l’ont plutôt accueilli comme un sauveur et le match est redevenu juste un simple jeu et non les menaces de batailles que d’aucuns laissaient entendre sur les réseaux sociaux. Cela a eu effet immédiat pour favoriser le travail du maintient de l’ordre par les gendarmes.

Sur le terrain du jeu, la pluie a eu l’effet de calmer les ardeurs des Léopards de la RDC qui étaient les maitres incontestables du début de la rencontre. Après une interruption de 40 minutes, pour permettre aux employés et ramasseurs de balles de retirer l’eau de la pelouse avec des cuvettes, le match a repris avec les locaux qui étaient devenus plus forts et plus dominants dans les duels.

On va dire a quelque chose malheur est bon. Cette pluie bénie serait-elle un don de notre ancêtre le Roi Makoko ?

En tout cas, le plus important est que le derby congolais a tenu toutes ses promesses dans le jeu et dehors. Tout est beau qui finit bien. Cependant, ce match nul condamne le Congo à devoir battre le Zimbabwe à Harare par deux buts de différence pour espérer rééditer l’exploit de Yaoundé 1972.


mercredi 15 août 2018

Le 58 ans de l'indépendance du Congo: entre incertitudes et perspectives économiques


Sans surprises, la célébration des 58 ans de la République du Congo, plus connue sous le nom du Congo-Brazzaville, s'est déroulée dans la simplicité avec un défilé sobre. Les incertitudes engendrées par la crise économique et d’autres facteurs ont apaisé calmé les ardeurs des Congolais, habitués à célébrer cette date avec faste. Les  mesures d’austérités imposées par le FMI; Le prix du pétrole, la menace d’une guerre civile pendant les procès médiatisés des généraux de l'armée Jean-Marie Michel Mokoko et Norbet Dabira font hésiter les investisseurs pour créer des emplois. Cependant, le retour du prix du pétrole à sa valeur dominante et la réalisation de nombreux projets d’infrastructure offrent de nouvelles perspectives économiques pour rassurer les Congolais. 

Voici les principales ressources naturelles, en photos, dont mise ce pays béni pour se relancer.

dimanche 22 juillet 2018

La Corniche de Brazzaville est enfin inaugurée !!!


Lancé, le 27 Août 2015, le projet de construction de la Corniche, Le Président Denis Sassou N’guesso a ouvert à la circulation, ce vendredi 15 juin 2018. C’est un projet qui vient parachever le projet de la modernisation de Brazzaville entamée lors des programmes de la Municipalisation accélérée 2008, 2009 et 2010. Petit a petit, Brazzaville retrouve son rayonnement d’antan.


Ravine de Makélékélé

Ce viaduc de 116 mètres de long et 20 mètres de largeur, a été réalisé en caissons précontraints et assemblés sur les berges. Cet ouvrage, qui était avant un vaste dépôt de décharges publiques, permet le franchissement de la ravine de Makélékélé plus rapidement.

C’est le deuxième pont au Congo, construit par la technique de poussage, après celui sur le Kouilou réalisé en 1986. En outre, deux gros ouvrages hydrauliques de franchissement ont été construits sur ce collecteur qui sera complété par la viabilisation des berges comprenant  les chaussées pavées circulables en sens unique, l’éclairage public et  l’assainissement longitudinal. Ainsi les gens pourront se reposer en contemplant le majestueux fleuve.

Il y a un gap de 600m entre le dernier giratoire et le pont du Djoué. Cette partie du deuxième tronçon fait l’objet d’une étude technique complémentaire. Car on est dans ce cas en pleine zone habitée, ce qui implique des coûts d’expropriations estimés à 2,6 milliards si la route traversait le quartier des rapides. 

Par les temps qui courent, avec la crise économique, les ardeurs des autorités sont un peu refroidies. Cependant, l’idée est belle vu qu’elle prévoit la réalisation d’un viaduc de 550 mètres, avec pour objectif de mettre en valeur ce site panoramique complété par un  échangeur à l’entrée du pont du Djoué.

Pendant mes vacances a Brazzaville, en avril dernier, j’empruntais régulièrement une partie de ce tracé pour faire mon jogging matinal.Je partais de mon auberge situé derrière la paroisse Saint-Pierre Claver(Bacongo), pour redescendre une ruelle qui me menait jusqu’ à la corniche près du giratoire de Youlou. Ensuite je longeais la corniche, en passant devant la Case De Gaulle, pour finir ma course au restaurant Mami Watta du centre-ville et après je revenais sur mon chemin. Sur mon chemin je croisais plusieurs joggeurs comme moi, mais qui étaient tous des touristes ou coopérants étrangers. 

Dommage que les Congolais eux-mêmes ne profitent pas de ce parcours unique à pied et en bord du fleuve. C’est un parcours destiné aux vacanciers désireux de découvrir la beauté de la ville parle bord du fleuve, mais aussi pour toi, Congolais, pour que tu apprennes à aimer ta ville davantage.

La corniche secteur Bacongo
Cependant, il faut aussi reconnaître que les gens n’ont pas trop tord, avec la chaleur brûlante qui torpille ce parcours, nu comme un ver de terre, des 7h du matin jusqu’à 16h30. A partir de 17h le temps se rafraîchit et le public envahit les berges du Congo. Une question m est venu a l’esprit : 

le maître d’ouvrage de ce projet na t-il pas penser à planter des palmiers tout le long de la corniche pour permettre aux gens de mieux profiter de cet ouvrage dans la journée ?
Voila une corniche bien faite(Image Abu Dhabi)

Si depuis 2015 on avait planté des variétés des palmiers à croissances rapides, aujourd’hui nous aurions déjà des belles zones ombragées sur notre corniche.


Congolais, pour une fois, prenons le temps de bien penser avant de commencer les projets. Une prise de décision sans réflexion ne décide rien.

mardi 15 août 2017

Congo-Brazzaville: Faire contre mauvaise fortune bon cœur…


Aujourd'hui, c'est le 57e anniversaire de l'indépendance de la République du Congo, plus connue sous le nom du Congo-Brazzaville. Brazzaville, la capitale, a affiché très tôt le matin un visage et une ambiance d'optimisme. Les Congolais ont fêté mais dans la simplicité et l'humilité. Ce bel état d’esprit veut dire que la grave crise économique que connaît le pays ne devrait pas nous laisser se décourager par les difficultés. Au contraire, les Congolais, devons avoir la foi et profiter de ces situations difficiles pour être plus forts et plus innovateurs.


Les éléments de la sécurité présidentielle lors de la parade

J'ai toujours dit à mes compatriotes que nous avons un beau pays où les gens vivent pauvres mais heureux. Le Congo est comme Cuba, un pays où l'on peut se promener dans la rue à n’importe quelle heure sans crainte. Les principales villes du pays comme Brazzaville et Pointe-Noire sont des mégapoles assez tranquilles mais qui ne dorment jamais. À 3 heures du matin, il est fréquent de voir les gens prendre un verre au tour d'un barbecue nocturne sans se soucier de rien. Dans d'autres capitales africaines, la situation d'insécurité est alarmante. 

Par exemple, dans les grandes villes du Cameroun comme Yaoundé et Douala on ne peut plus traîner dans la rue sans gardes du corps. Il y a des vols à main armée en plein jour et au sue de tout le monde. A Conakry(Guinée), le trafic de drogues est entrain d’engendrer une culture de violence sans précédent. Homicides, vols à main armée aggravés, même les hauts fonctionnaires du pays ne sont pas épargnés.  Des anciens ministres et des haut-cadres se font abattre froidement dans la rue comme des simples rejetons.

Le défilé civil, tout comme militaire, a été bref cette année.
Dans le domaine de l'éducation, l'État Congolais mise sur l'éducation de ses futurs cadres. Bien que le Congo ne dispose pas de nombreux centres universitaires, le système d'éducation congolais est reconnu comme l'un des meilleurs en Afrique en termes de taux d'alphabétisation et de la couverture scolaire. Le Congo est celui qui consacre le plus de dépenses publiques pour l'éducation parmi les pays d'Afrique francophone.

La première génération des boursiers congolais de Cuba.

Chaque étudiant inscrit dans une université ou une école de formation professionnelle reçoit une bourse mensuelle pour couvrir les frais de logement et le transport. Au Canada, par exemple, les bourses ne sont accordées qu'aux étudiants pauvres; Les autres doivent demander des prêts au gouvernement pour les rembourser avec des intérêts élevés après les études.

Des élèves du Lycée technique du 1er mai de Brazzaville.
Nous étions des dizaines de milliers de boursiers congolais étudiant à l'étranger, en Russie, en France, à Cuba ... Nous avions tous eu droit à des bourses mensuelles et des billets aller-retour pour passer des vacances au Congo tous les deux ans. On ne compte pas beaucoup de pays au monde qui le font pour soutenir le système éducatif.

Miss Congo 2014
La Miss Indépendance 2014 et ses dauphines

Sur le plan social, on peut dire que la vie coûte cher au Congo en termes d'hébergement et de nourriture, il faut le reconnaître, en raison de l'insuffisance de la production agricole et de la production des matériaux de construction dans le pays. Mais le transport est moins cher et confortable en raison de l'abondance du carburant bon marché. 

À Brazzaville, la course en taxi est facturée à des prix fixes et forfaitaires de 1000 francs CFA (1,5 euros) si la course est locale ou de 2000 francs CFA (3 euros) lorsque la distance relie un bout à l'autre de la capitale congolaise. Pour des fins de comparaison, une distance de taxi de courte ou moyenne distance au Canada est facturée entre 11 et 14 euros. Pour soutenir le transport en commun au Congo, les minibus sont en abondance partout au prix de 100 frs CFA.

Oh le Congo, Quel beau pays!


Nous devons aimer notre beau pays partout où nous sommes aujourd'hui. Si la Chine et le Brésil tiennent leurs promesses de financer la construction des zones économiques spéciales, des projets intéressants pourraient émerger pour générer 40 000 emplois directs environ, surtout dans la ville portuaire de Pointe-Noire.
Une avenue mouvementée de Pointe-Noire
La société brésilienne Asperbras a déjà finalisé ses études pour le projet de production industrielle des denrées alimentaires dans le pays comme le maïs et le soja. Le secteur agricole est aussi un des domaines prometteurs pour relancer l’économie du pays. Un autre secteur avec beaucoup de potentiel inexploité est le tourisme local et international. Le Congo présente des avantages géographiques et historiques pour promouvoir l'écotourisme et le tourisme culturel en raison de son influence culturelle au sein des peuples afro-américains.

Hotel Atlantic Palace(Pointe-Noire), fleuron du tourisme émergent du Congo.

La bonne nouvelle est que le président Sassou Nguesso a mis de côté son orgueil et reconnaît enfin la mauvaise situation financière du pays. Il n'y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Maintenant, il lui revient d'assumer ses responsabilités avec dignité, car c'est par sa mauvaise gestion que le pays se retrouve en faillite.

Si chacun de nous s'accepte comme tel et s'engage à s'acquitter de son devoir quotidien, nous saurons comment se contenter du peu que nous avons et nous allons surmonter la mauvaise fortune du Congo.

lundi 24 juillet 2017

Abidjan 2017 : Natacha Ngoye crée la sensation pour le Congo-Brazzaville!


L’athlète congolaise Natacha Ngoye a créé la surprise et la sensation en remportant la médaille d’or aux 100m féminin des Jeux de la Francophonie 2017 qui se déroulent à Abidjan, en Côte d’Ivoire.


Au moment où l’on attendait la Suissesse Samantha Dagry ou la Camerounaise Marie Gisèle Eleme Asse, la sprinteuse congolaise a démarré la course toute en puissance et seule en avant du peloton. En dépassant les 50 m, elle a commencé à subir la forte pression de la camerounaise Eleme Asse, qui a poussé fort pour la rattraper. Mais c’était peine perdue, la native de Brazzaville avait appliqué la technique du Nkoye(antilope en lingala), comme sonne son nom de famille, en terminant la course avec des longs pas rapides, malgré sa petite taille.

Natacha Ngoye lors de la période des concentrations avant la finale des 100m.
Cette victoire surprise qui vient accompagner l’héroïque boulot de Franck Elemba (médaillé d’or en lancée de poids) devrait interpeller les pouvoirs publics congolais. Il faut miser sur le développement des filières sportives prometteuses comme l’athlétisme, le handball, le Basketball et la natation.


Malheureusement, le ministre des sports semble verser tous les crédits alloués aux sports pour le football, qui ne cesse de produire que des résultats décevants ces dernières années. On a besoin de plus de sérieux dans la gestion des sports pour créer des programmes et soutenir nos athlètes. Voilà Franck Elemba qui s’est plaint d’être abandonné par le Congo sur les ondes de la Radio France Internationale.

Franck Elemba, médaille d'or aux jeux de la francophonie 2017.
Cette attitude d’amateurisme et d’improvisation dans la gestion des affaires publiques au Congo est devenue un phénomène inquiétant.


Résumé des Jeux du 24 juillet 2017





dimanche 23 juillet 2017

Jeux de la Francophonie – Abidjan 2017 : Jamais deux sans trois pour le football congolais?


Depuis le 21 juillet dernier, les 8e Jeux de la Francophonie ont été lancés à Abidjan, la perle de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique de l’Ouest. Le Congo se présente avec l’un de ses tout premiers atouts pour décrocher la médaille dorée : la sélection masculine de football. 

Abidjan, ce matin du dimanche 23 juillet 2017
En effet, les Diables-Rouges du Congo ont entamé le tournoi de force le jour de l’inauguration en écrasant le Niger par 4-1. Une façon d’envoyer le messager à ses adversaires qu’ils sont venus pour défendre chèrement leur statut de double champion en titre.

Les Diables-Rouges juniors participent aux jeux d'Abidjan 2017

Cependant, les Congolais se sont vite vu leurs ardeurs calmées par les Lions du Cameroun sur une défaite de 2-0 lors de la seconde journée. Les chances de défendre leurs titres s’amenuisent avec cette défaite inattendue puisque, selon le règlement de cette édition, seuls se qualifient les premiers de chaque groupe. Attendons de voir la suite des événements pour élaborer prochainement…


Pour le moment, profitons du résumé des jeux durant les journées précédentes.

Résumé des jeux de la Francophonie du 23 juillet 2017



samedi 15 juillet 2017

Congo-Brazzaville : des fautes de français en cascade sur les affiches électorales


"GagnIons ensemble", "Pour un avenir meilleurS", "Tous déterminEZ"… Au Congo-Brazzaville, les candidats ont commencé à placarder leurs affiches de campagne pour le premier tour des élections législatives, prévu pour demain le 16 juillet. Mais nombre d’entre elles sont truffées de fautes d’orthographe et de grammaire, ce qui n’a pas échappé à certains internautes qui moquent ce manque de sérieux.

 
Le niveau des fautes d'orthographes constatées lors de la campagne des élections de demain est très alarmant, selon les internautes congolais.

Après les perles du résultats des épreuves du bac, c’est au tour des candidats aux élections législatives congolaises d’être la cible des moqueries sur les réseaux sociaux. Depuis la semaine dernière, des internautes s’amusent à corriger les affiches de campagne mal écrites ou bourrées de fautes des candidats.

Cherchez l'erreur sur cette affiche de Stella Mensah Sassou N'Guesso, fille cadette du président de la république du Congo.


"Aidez les autres c’est mon métier", a ainsi écrit sur sa fiche la candidate Stella Mensah Sassou Nguesso, 43 ans, une des filles cadettes du président de la république. Elle a jugé bon de conjuguer un verbe qui devrait être écrit à l’infinitif. Plus bas elle écrit "Votons tous  maman Stella Mensah Sassou N’Guesso", reprenant une expression mal employée au Congo qui veut que l’on vote toujours une personne au lieu de voter pour la personne.

Le candidat suppléant Antoine Mban
"Pour l’avenir en Marche, je vote le suppliant Romuald Mban", peut-on également lire sur un tract électoral à la référence macroniste évidente, et dont le rédacteur semble avoir fait une transcription depuis l’oral du mot "suppléant".

"Choisir la poule et les poussins c’est voter Maman Poulée", écrit une autre candidate de la ville de Dolisie, que certains internautes soupçonnent d’avoir voulu accorder le mot "poulet". D'autres assurent néanmoins que "Poulée" est son véritable prénom et qu'il s'agit là d'un simple jeu de mots. 

Bon mais encore, quand il s’agit d’un jeu en public, il faut que la blague soit évidente. Il ne peut arriver à l’idée des gens qu’une personne peut s’appeler Poulée.

Le candidat Dany Ondongo s'est emporté et a réagit sur les réseaux sociaux sur les fautes comptées sur ses affiches.
Candidat à Talangaï, le sixième arrondissement de Brazzaville, Dany Bertrand Ondongo a lui aussi été épinglé par les internautes pour son slogan "Pour un avenir meilleurs" (ou le mot "meilleur" devrait être écrit au singulier). Il manque également un "n" dans le mot "arrodissement" ("arrondissement).

Ce dernier s’est défendu, en se défaussant sur le "concepteur" de son affiche et en a partagé une nouvelle, sans la faute. Les internautes lui ont quand-même fait la remarque qu’il avait la pleine responsabilité de relire les brouillons de ses affiches ou bien de s’entourer de personnes compétentes pour le faire, cela va de sa propre réputation.

Pour Galhen Mayassi, chargé de communication dans une entreprise de télécommunications à Brazzaville, qui a interpellé la rédaction des Observateurs de France 24 à ce sujet, ces fautes à répétition interrogent sur les compétences des futurs députés et nuisent au sérieux des élections.

« Si on avait seulement vu deux ou trois affiches avec des coquilles, d’accord. Mais là, pour que plusieurs internautes se mettent à partager les perles des candidats, c’est que tout le monde s’en rend compte et que le phénomène est vraiment frappant. Je me demande vraiment comment sont validées les candidatures… »

Ici ce candidat de l'arrondissement de Moungali se positionne comme CONSEILER, en voulant dire Conseillé.

Il poursuit :

En fait, c’est le sérieux de nos hommes politiques et de nos élections qui est remis en cause. Certains candidats se défendent en expliquant qu’ils ne sont pas directement responsables. Mais franchement, si le candidat est sérieux, il peut vérifier le contenu de ses affiches avant de les imprimer


La suite des images que vous allez voir, dans la seconde partie de cet article, est l’œuvre du célèbre internaute Alphonse Ndongo. 

Les images publiées ici sont l’œuvre de la gracieuseté de la page Facebook d’Alphonse Ndongo. Ici il pose avec Florent Ibenge, le sélectionneur des Léopards de la RDC.
Il a sillonné toutes les rues de la capitale pour photographier toutes les affiches et banderoles comportant les erreurs d’orthographe, de grammaire et de style. Il a pu recevoir aussi quelques images provenant de l’intérieur du pays. Avec cette collection, il espère ainsi donner aux jeunes internautes l’occasion de refaire leurs devoirs de grammaire en corrigeant les nombreuses fautes retenues sur les affiches.

mardi 25 avril 2017

" L'amour et la haine sont des parents consanguins."

une afrocolombienne


CITATION CÉLÈBRE DE LA SEMAINE

" L'amour et la haine sont des parents consanguins."


Proverbe allemand.



SENS FIGURÉ : Plusieurs femmes se demandent souvent si un homme peut les aimer et les haïr en même temps. C’est vrai, puisque il s’agit d’un amour fusionnel avec notre ego qui réduit la ligne de séparation avec la haine. Un peu comme deux sœurs qui au départ s’aiment beaucoup et finissent par sortir avec un même homme. 

Mais chez l’homme, cet ego est plus fort et quand il n’a pas le contrôle de ce qu’il aime il peut souhaiter que les choses ne marchent pas. Dans certains cas, par exemple, un homme peut se réjouir internement quand sa femme est éprouvée. C’est l’occasion pour lui de montrer son support affectif et financier devant la belle-famille. 

Aussi quand on est éprouvée, on fait une pause avec les distractions, les Facebook, les sorties, la drague…Les hommes peuvent alors se consacrer à autres choses que se faire des soucis tordus sur la femme.

Donc il t’aime mais ne veut pas que tu avances sans lui...

samedi 18 février 2017

LES RÈGLES DU FOOTBALL DE NOTRE ENFANCE


La nature ne fait rien en vain. Cette belle citation d’Aristote confirme ce que nous observons dans la société africaine. Notre société africaine est programmée pour vivre et exister selon des règles bien définies par la nature et que tout le monde essaie de suivre malgré la différence de nos cultures, de nos peuples et de nos langues. Ici nous allons parler de notre football d’enfance dans les deux Congo, celui que nous appelons communément le mwana foot. Comme par magie, ces règles du mwana foot citées par Diaspordc se reproduisent aussi dans la grande majorité des pays africains. Du Cameroun en Guinée, en passant par la Côte d’Ivoire et le Kenya, tous les enfants ont appris à jouer au ballon dans la rue selon ces règles, mais sans se connaitre. C’est la magie de la culture africaine. Cet article est une courtoisie de la page Facebook de Diaspordc, qui est un regroupement de jeunes congolais(RDC) de la diaspora.


Nul ne connait les origines de ces règles du foot, mais elles ont été toutes crées sur le terrain pour nous permettre d’avoir du plaisir et tout le monde les respecte en cœur tel que le veut la nature : on apprend toujours à obéir aux règles.

VOICI LES RÈGLES DU FOOTBALL DE NOTRE ENFANCE

Les enfants de Brazzaville jouent dans des parcelles en construction


1- Le gros est toujours le gardien.
2- Le match se termine uniquement si tous les joueurs sont fatigués (sauf règle 6).

a)    Si le propriétaire du ballon est rappelé à la maison par ses parents
b)    Si le ballon termine sur le toit de la maison du voisin
c)    Si la nuit tombe et on ne voit plus le ballon.

3- Peu importe le score, l’équipe qui marque le dernier but remporte le match.
4- Il n'y a pas d'arbitre.
5- Il n'y a faute que si elle est grave et si le meilleur joueur de cette équipe admet la faute.
6- On ne remplace jamais le propriétaire du ballon. Si un joueur lui parle mal ou se fâche pour une raison quelconque le match est terminé.

Le mwana foot au Cameroun.

7- Les 2 meilleurs joueurs ne peuvent pas jouer dans la même équipe, alors chacun choisit ses joueurs.
8- Si tu es choisi le dernier c'est une humiliation.

             a)Si le nombre de joueurs est impaire, le dernier attend qu’un joueur fatigué lui cède sa       place. Ce dernier a toujours le droit de reprendre sa place s il veut rejouer.
              b) Le dernier attend l'arrivée d'un autre joueur pour se repartir les camps, un enlève son maillot et l'autre reste habillé.

Le mwana foot au CEG La Liberté de Brazzaville

9- S'il y a penalty le gardien est remplacé par le meilleur joueur de son équipe et dit
«pas pour du bon» pour signifier qu'après le penalty, le gardien revient à son poste.
10- Quand le ballon sort des limites de l'aire de jeu pour une destination lointaine, c'est le frappeur qui va chercher le ballon.

               a)Si le ballon tombe dans la parcelle d’un voisin méchant, le frappeur doit accompagner le propriétaire du ballon pour le réclamer.

11- Le meilleur joueur sur le terrain est toujours dans la même équipe que le propriétaire de la balle sinon on arrête tout.
12- Pour débuter un match, le plus grand du terrain dit toujours
«pééé le match commence ».
13- Pour distinguer les équipes, une équipe devrait jouer torse nue.

Voici quelques situations spéciales : 


FIN DU MATCH

En Guinée et dans presque tous les pays africains, on joue au foot dans la rue.

 Le match se terminait lorsque le propriétaire du ballon est rappelé par ses parents, car il ne confie son ballon à personne.
             a)      Des fois tu voyais le petit-frère rentrer avec son ballon et tu lui demandes pourquoi il ne laisse pas le ballon aux amis ? Il te répond ...  «Ils vont l’abîmer. »
          b)      La maman du propriétaire du ballon vient prendre le ballon parce que son fils na pas fait les commissions qu’elle avait déléguées. Dans ce cas on va tous aider son fils à terminer le travail chez eux et espérer que sa maman le libère pour reprendre la partie.
          

INTERRUPTION DU MATCH

Foot de la plage au Congo(Pointe-Noire).

Lors qu’une voiture ou une grande personne traverse le terrain, tout le monde crie « temps mort ».

       a)      Bien souvent, il y avait un monsieur solitaire et sans enfant qui habitait près du terrain. Si le ballon rentre dans sa jolie parcelle, il le confisquait ou le perçait. 
       b)      Si le propriétaire du ballon ne reçoit pas assez de passes, il prend son ballon et dit que sa maman lui avait dit de ne pas durer dehors. Le match est fini.  
       c)       On ne parle jamais mal au propriétaire du ballon. Celui qui commet une faute grossière sur lui sort ou c’est la bagarre générale.

LES CHAUSSURES

On joue pieds nus dans les rues de Lusaka(Zambie)

Si le propriétaire du ballon n'a pas de souliers, tout le monde joue pieds nus. Mais s'il en possède, il s'en fout si vous en avez ou non.

ORGANISATION DES MATCHS

L’organisateur des tournois est toujours le plus fort de la gang et c'est lui qui fait aussi office d'arbitre. Il est joueur et arbitre en même temps. Les gardiens sont en même temps les coachs et les responsables d'équipe. C’est l'équipe de l'organisateur qui doit toujours remporter la coupe, sinon le tournoi se termine par la bagarre.

LA RÈGLE

Abidjan- Des gamins jouent dur en plein soleil.

Le propriétaire du ballon est  aussi la FIFA. Il peut dire "Pas de boulet", en voulant dire que les frappes lourdes sont interdites.

        a)      Si tu as un problème avec le propriétaire du ballon, tu ne joues pas point. 
        b)      Trois corners de suite donnent un penalty.  
        c)       En cas de litige pour un but non claire, on reprend mais avec un penalty pour  satisfaire les deux parties.

LE TERRAIN

 C’est la rue et il n’a pas de limites. Le ballon ne sort en touche que lorsqu’il tombe dans un caniveau, dans ce cas le dernier tireur doit le nettoyer.

Les enfants tracent leur terrain de foot au Ghana
Pour enlever la boue sur le ballon, on le couvre du sable puis on le fait bondir trois fois au sol....si c’est prêt, le match reprend.

CONFLITS

Les enfants de Nairobi(Kenya)

On jouait sur des petites avenues et quand on tirait trop fort ça causait des dégâts. Le ballon pouvait rentrer dans une parcelle et renverser le repas de midi en pleine cuisson dehors; cela était bien souvent source de bagarres entre voisins.

Souvent une maman méchante trouve qu'on fait trop de bruits. Elle vient mettre fin au match ou bien on doit changer de terrain.

HIERARCHIE


C'est toujours le mouilleur (mauvais) de l'équipe qui va chercher le ballon sorti. Le meilleur joueur est le capitaine. C’est lui qui tire le penalty et on ne le remplace jamais.

Les plus petits qui veulent jouer avec les grands commencent comme ramasseurs de balles. Les plus patients intégreront le groupe avec le temps. Mais quand on jouait il y avait toujours le « petit pigeon », le plus petit de la bande. Il pouvait jouer et marquer dans n’importe quel camp si l’occasion se présentait. Généralement, c’était le protégé du propriétaire du ballon.

   Les week-ends, les matchs commencent plus tôt. Quand les joueurs sont fatigués, le plus fort de la gang décide la fin du match dans 5 minutes. Ces 5 dernières minutes du match, au Congo, sont connues comme les 5 minutes du Likemba e teli(la coupe de la banane mure en lingala). On laisse le ballon et on cherche les pieds de l’adversaire. Les flemmards peuvent déjà quitter le jeu. Cest une sorte dinitiation pour ceux qui espèrent passer leur test de vrais garçons.

 
Regardez cette espace de Dakar aménagé pour le baby foot
Tous les grands footballeurs africains des années 80 sont passés par ce passage obligé du foot de la rue. Georges Weah, Roger Milla, Omam Biyick, Titi Camara, Abedi Pelé ou Mutubilé Santos... ils ont tous appris le ballon par ces règles. Les générations suivantes des stars africaines sont plus des produits de ce que nous appelons aujourd’hui la colonisation du football africain: les grandes académies de foot.

La colonisation du football africain est venue avec l’introduction progressive du modèle européen avec les académies de football. Le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Cameroun et aujourd’hui le Sénégal sont les principales plateformes de ces académies parfois multinationales. Ces structures ont vu naître des joueurs comme Samuel Etoo Fils, Gyan Asamoah, Gervinho, Kolo et Yaya Touré, Sadio Mané ou encore ceux de la diaspora comme Didier Drogba ou Yannick Bolasié.

On ne peut pas affirmer que les joueurs venus de la rue étaient meilleurs que ceux formés par les académies. Mais la vérité est qu’ils sont simplement différents, tant sur le plan technique comme mental. Les joueurs de la rue sont beaucoup plus créatifs et spontanés. Si on essaie de les mouler pour répondre aux exigences du football européen ils vont stagner dans leurs progressions respectives.

Ceux qui sont formés dans les académies combinent le talent, la puissance athlétique et la discipline que recherchent les clubs européens. Mais en même temps, ils les enlèvent cette spontanéité et cette confiance dont ils ont besoin pour mener leurs respectives sélections nationales au haut niveau. Voila pourquoi des grosses écuries africaines comme la Côte d’Ivoire, le Cameroun ou le Nigeria ont produit des pauvres rendements techniques lors des trois dernières éditions du Mondial.

La science ne peut pas faire d’un homme noir un homme blanc ni vice-versa. Chacun est confortable dans son milieu, ses valeurs et ses manières de jouer. Si vous voulez mon avis, ces académies de foot ont sensiblement ralentit la fulgurante progression du football africain du début des années 90. 

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