Affichage des articles dont le libellé est Guerre en RDC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Guerre en RDC. Afficher tous les articles

dimanche 23 juillet 2017

Jeux de la Francophonie – Abidjan 2017 : Jamais deux sans trois pour le football congolais?


Depuis le 21 juillet dernier, les 8e Jeux de la Francophonie ont été lancés à Abidjan, la perle de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique de l’Ouest. Le Congo se présente avec l’un de ses tout premiers atouts pour décrocher la médaille dorée : la sélection masculine de football. 

Abidjan, ce matin du dimanche 23 juillet 2017
En effet, les Diables-Rouges du Congo ont entamé le tournoi de force le jour de l’inauguration en écrasant le Niger par 4-1. Une façon d’envoyer le messager à ses adversaires qu’ils sont venus pour défendre chèrement leur statut de double champion en titre.

Les Diables-Rouges juniors participent aux jeux d'Abidjan 2017

Cependant, les Congolais se sont vite vu leurs ardeurs calmées par les Lions du Cameroun sur une défaite de 2-0 lors de la seconde journée. Les chances de défendre leurs titres s’amenuisent avec cette défaite inattendue puisque, selon le règlement de cette édition, seuls se qualifient les premiers de chaque groupe. Attendons de voir la suite des événements pour élaborer prochainement…


Pour le moment, profitons du résumé des jeux durant les journées précédentes.

Résumé des jeux de la Francophonie du 23 juillet 2017



lundi 4 avril 2016

RDC: les miliciens hutus rwandais continuent de semer la terreur dans l'Est


Les populations de Kasiki, Miriki, Buleusa et Luofu, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), abandonnent leurs habitations, depuis dimanche 3 avril, pour fuir les menaces des FDLR dans la contrée. Pris de panique, ces habitants accusent ces rebelles d'avoir jeté des tracts, annonçant le massacre de certains membres de communautés locales selon un rapport précis de Radio Okapi.

Des rebelles des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) dans la forêt de Pinga dans l’Est de la RDC en 2009. Courtoisie de Radiookapi.net

Le rapport assure que les rebelles rwandais continuent de commettre diverses exactions contre les populations civiles dans le territoire de Lubero.

En février dernier, quinze personnes étaient mortes et cinq autres blessées dans un accrochage entre les rebelles FDLR et les milices Maï-Maï du groupe NDC/Rénové de Guidon, à Mukeberwa, en territoire de Lubero (Nord-Kivu).

Depuis juillet 2015, des milliers de ménages sont déplacés de force à la suite des exactions des FDLR, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha).
Des jeunes miliciens Maï-Maï qui avaient attaqué la ville de Lubumbashi en mai 2013, attendent leur transfert pour la prison centrale de Kinshasa.
Les victoires militaires sur le M-23 de 2013 avaient redonnées de l'espoir aux Congolais, en croyant que les forces armées congolaises étaient devenues une force capable d'assurer la sécurité et la paix des populations. Mais force est de constater que depuis cette opération, on fait du surplace. Le haut commandement des FARDC a relâché la pression sur les derniers groupes des insurgés qui restaient encore actifs dans les régions de l'Est du Congo. Ces groupes insurgés sont progressivement revenus occuper l'espace laissé vacant par le M-23, pour semer la terreur à leur tour.

L'armée congolaise a relâché la pression sur les groupes armés de l'Est du Congo


Il est nécessaire que la République Démocratique du Congo entame, sans tarder, un ambitieux programme de réformes et de restructuration des forces armées, afin de démanteler toutes ces bandes armées nuisibles ou, du moins, réduire considérablement leurs capacités de nuisance.

Pour y parvenir, l'armée congolaise devrait s'adapter aux nouveaux concepts de guerre que ses ennemis lui imposent: la stratégie du maquis.

Les ennemis du Congo ne sont plus des armées classiques avec des fronts déterminés et des chars lourds. Ce sont des groupuscules armés qui opèrent en petit nombre variant entre 12 et 30 maquisards, mobiles, qui sont armés de fusils, de lance-roquettes et des armes blanches.

Des éléments des groupes armés du Nord-Kivu en patrouille


Ils connaissent très bien cette région qu'ils sillonnent depuis 1994, car plusieurs dans leurs rangs sont des enfants nés au Congo, dans des camps des réfugiés, qui aujourd’hui prennent la relève de leurs parents. C’est ce phénomène qui est inquiétant parce que ces gens, qui ont développé des sentiments d'invincibilité et d'impunité au Congo, ne veulent plus retourner chez eux au Rwanda. Combattre ce genre de bandes criminelles enracinées avec des chars et des gros convois militaires est contre-productif et inefficace.

Les FARDC doivent s'adapter à cette réalité. Les guerres d’aujourd’hui sont les guerres des forces spéciales, de l'intelligence militaire, de la mobilité et des technologies d'information.

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo(FARDC) doivent s'adapter aux nouvelles formes de guérilla imposées par les groupes armés illégaux au Congo.

Pour venir à bout de ces bandes armées illégales qui sévissent dans l'Est du Congo, voilà à mon avis, les cinq stratégies militaires à suivre:

Les Unités des forces spéciales



Des membres des forces spéciales de l'armée colombienne pourchassent les guérilleros des FARC dans la jungle colombienne.


Pour tuer un python qui étouffe sa proie, il faut lui trancher la tête.

Le meilleur moyen de démanteler ces groupes armés illégales est de couper leurs têtes dirigeantes. Il faut capturer ou tuer leurs chefs, leurs idéologues et même leurs financiers.

Le meilleur moyen d'y parvenir est de les infiltrer avec des unités de forces spéciales mobiles. Il faut détecter les meilleurs soldats congolais dans chaque unité des FARDC, pour les faire suivre des formations plus pointues. Ces soldats seront regroupés dans des petites unités mobiles ou ils apprendront à tout faire: le parachutisme, le maniement des armes et explosifs sophistiqués, l'utilisation des équipements électroniques de communication et l'espionnage.

Des femmes-soldats des FARDC. Il faut recruter et entraîner plus de jeunes femmes pour  former des unités d'élite anti-guérilla.
Parallèlement à la sélection de ces soldats d’élite, il faut mener un recrutement libre dans la population, pour détecter des jeunes candidats qui désirent devenir des commandos. Il faudrait ouvrir cette option aux femmes aussi et les encourager à le devenir.

En Afrique, on n'aime sous-estimer les femmes et c'est une erreur viscérale. L'emploi des jeunes femmes dans ce genre de missions d'intelligence est un outil très efficace. Il s’agit de femmes para-commandos qui apprennent à sauter en parachute, à manier efficacement des armes de poing et des explosifs. Nous y reviendrons...

L'intelligence militaire

 
Les guerres de nos jours sont faites pour les forces de squats tactiques d'intéligence.
Les guerres modernes sont devenues des guerres de renseignement militaire. C'est fini avec les éléments d'infanterie, les sapeurs du terrain et les tranchées qui demandaient une grande quantité de soldats. Maintenant c'est la qualité que l'on recherche dans les armées: des experts informaticiens, des experts en guerre électronique, des para commandos et des bons officiers de la logistique.

Cependant, un homme sur le terrain est toujours la première ressource d'une armée pour le renseignement. On a besoin des hommes et des femmes, bien engrainés, qui peuvent réussir à infiltrer ces nébuleuses organisations. Surtout des jeunes femmes qui peuvent apprendre facilement les langues parlées dans l'Est du Congo seraient très efficaces pour ce genre d’opérations. 

Une jeune femme-soldat bien entraînée peut être efficace pour les missions de l'intéligence.

Les missions des agents de renseignement seraient de gagner la confiance des dirigeants du FDLR, des Maï-Maï et des autres milices armées qui sèment la terreur dans la région. Leurs responsables de sécurité et des finances sont aussi des cibles importantes. Ces espionnes vont commencer petit à petit, en se passant pour des vendeuses qui vont leur livrer des biens de consommation, des vêtements, des médicaments etc.

Tranquillement, avec la confiance gagnée, elles vont sympathiser puis fréquenter ces individus. C'est à ce moment qu'elles vont dissimuler des petits émetteurs GPS dans les objets que ces personnes utilisent régulièrement. La suite n'est plus qu’une question de temps et de planification.

La mobilité


Pour combattre la guérilla, il faut des petites unités mobiles, bien équipées et entraînées pour mener des actions très loin des bases arrière. Le ministère de la défense devrait songer à réduire le nombre d'engins lourds, pour acheter plus d'hélicoptère de transport de troupes spéciales et des petits véhicules pickup tout-terrain.

Par ailleurs, le Congo est un vaste pays. Il faudrait donc que les soldats des forces régulières s’entraînent à parcourir des longues distances à pied et à monter des campements dans des zones inhospitalières. Si les miliciens rwandais peuvent se cacher dans les forêts, tous les Congolais peuvent aussi le faire.

Les Technologies de l'information

 
antennes satellitaires français au nord du Mali
Des antennes satellitaires français qui surveillent les mouvements des groupes islamistes au Mali.


Si les services d'intelligence parviennent à infiltrer les chefs des FDLR, la prochaine étape serait de communiquer leurs positions exactes par des GPS discrètement dissimulés dans leurs campements.
Grace à l'usage des méthodes de l'intelligence satellitaire, on peut les localiser avec des récepteurs intelligents et larguer des drones pour les tuer. Des avions équipés de bombes intelligentes pourraient aussi faire l'affaire.

Aussitôt le bombardement du campement complété, des hélicoptères vont débarquer des troupes d'élites aéroportées pour finir le travail au sol. C'est une stratégie onéreuse en matériel, mais peu coûteuse en hommes et en logistique (carburant de convois, nourriture des soldats et munitions).

L'argent: le nerf de la guerre

 
liasse de 20 $
L'argent est le nerf de la guerre.
Créer des unités de forces spéciales anti-guérilla c’est bien. Mais il faut penser à bien les rémunérer et leur offrir des cours de leadership de qualité, au risque de voir ces soldats d’élite tomber dans le clientélisme du mercenariat.

Par ailleurs, la législation congolaise devrait permettre de légaliser la politique des avis de recherche avec prix sur la tête pour les Chasseurs de primes.

Il faut mettre des primes de capture « Vif ou Mort » au-dessus de la tête des principaux chefs rebelles des FDLR et de l'ADF y compris leurs lieutenants. Des primes ouvertes à tout le monde qui pourrait fournir des renseignements menant à la capture ou la mort de ces criminels que ce soit les membres de forces de l’ordre, citoyen ordinaire, chasseurs de primes étrangers, peu importe le montrant de la prime(en dollars ou en francs congolais), je vous garantis que c’est une méthode efficace.

En peu de temps, ces seigneurs de guerre du Nord-Kivu vont tous rentrer dans la panique parce que même leurs propres éléments de sécurité seront tentés de les livrer aux autorités pour encaisser les primes promises.

Un avis de recherche contre des chefs des cartels de drogue en Colombie, un exemple à suivre contre les leaders des groupes insurgés en RDC.

En Conclusion, je dirai que toutes les mesures présentées ci-dessus peuvent paraître excessivement chères pour des pays en développement, mais elles sont accessibles pour la République Démocratique du Congo.

Se procurer plusieurs drones militaires, construire des Data Center et des antennes satellitaires pour les squats tactiques de communications, sont des infrastructures réalisables avec un budget de 100 millions $. La paix et la sécurité des Congolais valent beaucoup plus que ces montants.

Un drone fabriqué par une entreprise du Québec(Canada).

Pour la formation technique, le gouvernement congolais pourrait demander de l'aide à la Colombie, dont les forces armées ont développé des moyens sophistiqués pour lutter contre les groupes insurgés et des puissants cartels de la drogue. Les experts de l'armée colombienne peuvent former des unités spéciales de l'armée congolaise dans l'utilisation des bombes intelligentes et l’intelligence militaire satellitaire.
L'armée colombienne, avec ces forces spéciales, pourrait apporter son expertise contre la guérilla pour aider les FARDC.

 Avec ces groupes subversifs, il ne devrait pas y avoir de compromis, soit ils se soumettent à la justice congolaise pour répondre de leurs crimes, soit ils retournent au Rwanda dans la débandade. 

Les Congolais ne peuvent plus continuer à cohabiter avec des gens qu’ils ont offert l’asile pour fuir la guerre civile, et qui aujourd’hui commettent des massacres et des viols collectifs sur leur peuple.

Des rebelles rwandais du FDLR exhibant leurs armes dans un village du Nord-Kivu.

Comme le dit un proverbe populaire congolais, l'ingratitude peut quelquefois s'excuser, mais ne jamais se justifier. Les rebelles hutus rwandais, tout comme leurs frères tutsis, devront répondre de leurs crimes au Congo.

mardi 23 février 2016

LES DIX MEILLEURES ARMÉES D’AFRIQUE

Soldats de l'armée éthiopienne




Comme promis, nous allons compléter l’un de nos articles les plus populaires qui parlait des Dix armées les plus nulles de l’Afrique. Cette fois-ci, nous allons faire l’éloge des armées qui méritent la reconnaissance, par leur professionnalisme, leur bravoure et l’efficacité au combat. Même si les Européens ont l’habitude d'affirmer que les Africains ne sont pas courageux, il y’a une exception de quelques armées fortes et téméraires au combat. Nous allons voir les dix premières de ces armées.

Ce classement se base sur plusieurs facteurs comme la quantité et la qualité de l’armement, la logistique, la formation, le moral des troupes et l’efficacité sur le théâtre des opérations. Nous ne tenons pas compte de la taille du pays, ni de la taille de sa population, ni des ressources naturelles. Nous n'analysons que l’aspect militaire et opérationnel des troupes.


1.       L’armée égyptienne

LES DIX MEILLEURES ARMÉES D’AFRIQUE

Des chars blindés de l'armée égyptienne lors des émeutes de 2011
L’Égypte possède la plus puissante et la plus grande armée de l’Afrique et du Moyen-Orient (excepté l’armée israélienne).

C’est une armée d’un effectif de 470.000 soldats et d’une armée de réserve de 800 000 hommes. Sans compter qu’en Égypte, un service militaire de 2 ans est obligatoire pour les hommes, ce qui leur donne une population fraîche de 18 millions d’hommes prêt au combat. 

Des troupes aéroportées des forces spéciales égyptiennes

Quand on voit ces impressionnants chiffres, cela se comprend avec tous les conflits auxquels l’Égypte a pris part, à savoir :

·         La seconde guerre mondiale

·         Les 4 guerres israélo-arabes (1948- 1956- 1967-9173)

·         La désastreuse intervention au Yémen du Nord (1962-70)

·         La Guerre du Golfe pour libérer le Koweït(1991)

·         La guerre de 3 jours contre la Lybie(1977)

·         Les insurrections islamistes dans le Sinaï depuis la destitution du président Mohamed Morsy

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEjxDWF6ShBEt0Jmw4nMR6H3XLOqv5KJX-rkW_08BKsUCqF-p74Sx-Zlrhj0T1FH0ehtdMwJevsB-OOx9Y98r7_iWw1aIgqVJIlu8paR8AJYpFOJlPgvOUyH67LsBorjTZx9KGqoMP_u9-t3/s320/EGYPTE.jpg
Un agent de la brigade anti-terroriste de l’armée égyptienne dans le désert du Sinaï.
L’armée égyptienne possède aussi des Forces Spéciales de près 15 000 hommes, formées et équipées par le Pentagone, qui organise tous les deux ans une opération appelée le « Bright Star ».

Ce sont des grandes manœuvres terrestres et navales qui se déroulent sur le territoire égyptien avec la participation d’environ 25 000 marines américains. Il faut préciser que les États-Unis accordent à l’Égypte une aide militaire annuelle à hauteur de 2 milliards de dollars. C’est le deuxième bénéficiaire après Israël.


2.       Les Forces de Défense de l'Afrique du Sud


L’armée sud-africaine n’est plus cette redoutable armée des Afrikaners blancs qui avait participé activement aux deux guerres mondiales. Elle n’a plus rien à voir avec cette armée disciplinée qui avait taillé en pièce l’armée soviétique en 1985, lors de la guerre de l’Angola. 

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEju1X-CzqQZNClivTJyzgp_N0x7m896zLYm3JZLXluk3zaNCZVGlnqAGSNDq9Hw3dpp6fGPX-bZUbANjFr7lCa1NuwqJd9XCwCxeNYoPOTIDJPMddvJETb7zjsTeuK9zWt-OEOQuc0yqvvF/s320/SADF-44Parachute-Gecko-001.jpg
Les parachutistes de l'armée sud-africaine en plein entrainement

Depuis la fin de l’Apartheid, les noirs sont arrivés au pouvoir et ont aussi emporté, avec eux, la fatalité chronique qui caractérise le nègre.
Du coup l’armée sud-africaine a beaucoup perdu de sa discipline et de sa structure qui étaient bâties sur une forte chaîne de commandement.
Soldats sudafricains
Soldats sud-africains.
Toutefois, la puissance financière et technologique du pays lui permet de toujours disposer d’une force d’impact considérable, toujours en avance sur les autres pays africains. L’Afrique du Sud possède une industrie de l’armement très sophistiquée et de meilleures écoles de formation militaire, surtout dans le domaine aéronaval. C’est aussi la première armée du continent noir à faciliter les chances égales aux femmes dans les filières militaires.
Forces sudafricaines
Un membre des Rangers, les forces spéciales sud-africaines.
Parmi ses interventions les plus récentes, nous pouvons citer son intervention militaire au Lesotho en 1998, pour empêcher un putsch militaire. Il y’a aussi eu l’intervention désastreuse en RCA en 2011, où ils ont perdu plusieurs soldats. Leur plus grand succès militaire récent c’était en RDC en 2013, dans le cadre de la brigade d’intervention des Nations-Unies pour éliminer les groupes rebelles de l’est du Congo. 


3.       L’armée algérienne


Soldats algériens
Une parade de l'armée algérienne
L’armée algérienne est à l’image de son pays et de son peuple : c’est une armée fière. Grâce à l’appui du 3e budget militaire du continent, l’armée algérienne bénéficie des équipements et des systèmes de défense les plus modernes en quantité et en qualité.

Avec un budget annuel de 13 milliards de dollars, elle compte un effectif de 512 000 soldats des forces régulières et une armée de réserve de 400 000 hommes.

L'armée de l'Algérie
Les fantassins de l'armée algérienne
L’armée algérienne se caractérise par sa totale discrétion. Elle ne participe presque pas aux conflits étrangers, ni ne soutient militairement les pays amis. Cependant, sa principale force réside dans la lutte anti-terroriste à cause de la pénible crise interne que le pays a vécue entre 1990 et 2002. Plusieurs groupes terroristes dangereux sont apparus pour essayer de faire basculer l’Algérie vers un État fondamentaliste religieux. Mais ils ont été tous démolis par la redoutable armée algérienne.

Les "Ninjas" des forces spéciales algériennes.
Pour combattre le terrorisme, l’armée algérienne s’appuie beaucoup sur ses forces spéciales, les fameux « Ninjas », réputés comme l’une des meilleures forces spéciales du monde dans les combats dans le désert.


Les amis, il ne faut pas blaguer. L’armée algérienne est une force qui combat jusqu’au bout.


 4.       L’armée éthiopienne



Les redoutables soldats de l'armée éthiopienne.

 Avec un budget militaire annuel de seulement 330 millions de dollars(US), soit 0,8% seulement des dépenses totales de leur État,  l’armée éthiopienne est l’une des meilleures du continent. C’est une armée professionnelle et disciplinée, mais qui a parfois eu quelques problèmes d’efficacité au combat. 

Malgré son énorme effectif de 135 000 soldats, avec une centaine de chars T-55 et T-72, on l’a vu en difficulté face à des voisins plus petits. Par exemple, lors de l’invasion somalienne en 1977, elle a fait appel aux troupes soviétiques et cubaines pour l’aider à repousser l’agression.

Des soldats de l'infanterie de l'armée éthiopienne

Lors de la guerre contre l’Érythrée de 1998 à 2000, elle a beaucoup souffert et perdu beaucoup d’argent, bien qu’à la fin elle ait pu récupérer sa suprématie dans ce conflit. Après cette guerre, l’Éthiopie a beaucoup modernisé son armée. Mais en 2006, elle a eu quelques problèmes lors de son intervention en Somalie pour chasser le groupe terroriste Al Shabaab. Toutefois, elle a le mérite d’avoir occupé la capitale Mogadiscio et installé un nouveau gouvernement central dans un pays où régnait le chaos absolu.

5.       Les Forces Armées Royales du Maroc(FAR)


Chasseur de l'armée royale marocaine
Un chasseur des Forces Armées Royales du Maroc.
L’armée de Sa Majesté est une armée très forte et professionnelle. C’est peut-être l’armée la plus professionnelle du continent après celle de l’Égypte. Avec plus de 4 milliards de dollars de budget annuel, l’armée royale investit beaucoup dans la formation et le perfectionnement de leurs soldats, surtout dans les opérations de lutte contre le terrorisme.
Le Maroc n’aime pas beaucoup communiquer les informations sur son armée. Mais on connait son efficacité pour avoir neutraliser le mouvement armé sahraoui(le Front Polisario). Son intervention aussi dans le Shaba(en RDC) en 1976 fut un succès diplomatique et militaire important.

Un FAR du Maroc
Un fantassin de l'armée marocaine
La participation de ses soldats pour la libération du Koweït avait été aussi bien appréciée dans la coalition internationale. Entre autres, nous pouvons citer des brefs affrontements frontaliers avec l’armée algérienne où elle a toujours été victorieuse.

C'est une armée disciplinée et loyale à ses institutions. Bravo au Roi du Maroc !

6.       L’armée tanzanienne


Tanks de l'armée de la Tanzanie
Une parade de l'armée tanzanienne
Quand on parle d’une armée de combat, il faut penser à la redoutable armée populaire tanzanienne. C’est une armée qui combat avec une férocité qui déconcerte tout le monde, malgré son maigre budget militaire. Avec 100 000 soldats, l’armée tanzanienne peut aussi compter sur une armée de réserve de près de 6 millions d’hommes à cause de leur légendaire programme de service militaire obligatoire.
En 1979, sous la direction de leur leader Julius Nyerere, l’armée tanzanienne avait envahi l’Ouganda et chassé le dictateur Idi Amin Dada du pouvoir.
Des marins tanzaniens débarquent aux Comôres
Des forces de la marine tanzanienne se préparent à débarquer aux Comores(Anjouan) pour chasser les partisans du colonel putschiste Mohamed Bacar en 2008.
En 2013, l’armée tanzanienne a joué un rôle prépondérant au sein de la brigade d’intervention de l’ONU en écrasant le M-23, le groupe rebelle congolais, soutenu par le Rwanda et l’Ouganda. Dans la suite de ses opérations, des forces spéciales tanzaniennes ont démoli la milice congolaise des Maï-Maï et capturé ou tué ses principaux chefs.

Les soldats tanzaniens sont des durs des durs en Afrique.

7.       Les Forces Armées Angolaises


Las Fuerzas armadas de Angola
Une unité d'élite de l'armée angolaise
L’armée angolaise ressemble beaucoup à l’armée colombienne. Ce sont des forces armées qui se sont vu obligées de grandir sur les champs de bataille à cause de pénibles guerres civiles et des enjeux internationaux importants dont ont fait l’objet leurs pays respectifs.

Le soldat angolais a pratiquement appris le combat sur le champ de bataille. Avec une précieuse aide militaire cubaine, en instruction et en matériel, cette expérience fait aujourd’hui leur force.

L’Angola était l’un des théâtres majeurs de la « Guerre Froide », lors de la violente guerre civile qui a vu l’intervention des puissances étrangères comme l’Afrique du Sud, venue appuyer les rebelles de l’UNITA. L’Union Soviétique et Cuba sont intervenus pour aider le gouvernement angolais. 

Plus de 2000 soldats cubains ont péri dans ce conflit très meurtrier de 1975 à 2002. L’Armée Rouge soviétique, par exemple, avait perdu toute une division complète lors de la bataille de Lobito en 1985.
Il faut préciser que l’armée angolaise est la seule armée au monde à être venue à bout d'une rébellion armée de plus de 10 000 hommes, sans aucune intervention étrangère.
Entre 1997 et 1999, l’armée angolaise est aussi intervenue dans les deux Congo pour renverser les régimes en place. Ces opérations d’envergure n’ont fait que renforcer son prestige militaire dans la région.

Jonas Savimbi, leader de l'Unita
Jonas Savimbi, l'ancien chef du mouvement rebelle angolais UNITA, tué en 2002 par l'armée angolaise.
Depuis, elle a triplé son budget annuel pour l’amener à 5,7 milliards de dollars et fait remplacer ses vieux équipements de fabrication russe. L’Angola a acheté 20 nouveaux chasseurs Sukhoi en 2013 et a beaucoup investi dans la formation du personnel en créant des écoles de guerre modernes. Toutefois, des problèmes d'indiscipline et de corruption ternissent encore son image.
L’armée angolaise est une armée de combat. Il faut respecter les grands.

8.       L’armée soudanaise


L’armée soudanaise est une armée de 100 ans, qui a résisté longtemps à l’occupation anglaise et arabe. C’est une armée traditionnelle de combat. Elle combat des groupes rebelles depuis presque la création de l’État du Soudan. Son conflit le plus meurtrier fut contre les groupes rebelles de son voisin du sud, qui a découlé à l’Indépendance du Sud-Soudan, chrétien et animiste, avec la médiation de l’Union Africaine en 2012.

Des soldats de l'armée soudanaise
C’est une armée de 100 000 soldats, disciplinés et fanatisés par les concepts de la loi islamique. Elle compte aussi sur le soutien d’une force réserve de 100 000 hommes, communément appelée le Front Islamique de l’armée soudanaise, qui l’avait aidé à combattre les groupes rebelles du Darfour de 2001 à 2003.

9.   L’armée tchadienne


Chars blindés de l'armée tchadienne
La glorieuse armée tchadienne
Voilà une autre armée de tradition millénaire de combats dans le désert. L’armée tchadienne, tout comme sa sœur du Soudan, a gagné sa réputation et son expérience dans de nombreux conflits internes que le pays a connus depuis son indépendance. Sa guerre la plus médiatique fut lors de son affrontement contre l’armée libyenne pour la bande désertique d'Aouzou en 1982.
Cependant, ses succès militaires les plus retentissants sont ses interventions au Mali en 2012, pour mater les groupes islamistes du nord et au Nigeria dans la lutte contre la secte nébuleuse de Boko Haram.

Ses interventions spectaculaires en RCA en 2003 et en 2013 sont aussi à signaler. Par contre, ils ont été mis en difficulté en République Démocratique du Congo en 1999 quand ils sont allés secourir le pouvoir de Laurent Désiré Kabila contre les rebelles de l’Est.
Soldats tchadiens
Les soldats tchadiens ont eu beaucoup de difficultés à combattre dans la jungle congolaise en 1999

Le climat humide équatorial et la jungle leur ont causé beaucoup de difficultés. Plusieurs soldats tchadiens se sont noyés dans des cours d’eau, faute de ne pas savoir nager. Le paludisme et les serpents venimeux ont aussi eu raison de l’armée tchadienne en RDC.
C’est une armée qui a beaucoup de problèmes de discipline et de professionnalisme. Mais son acharnement et sa résistance au combat forcent le respect des observateurs.

10.   L’armée de la Guinée-Bissau


L'armée de la Guinée-Bissau
Des soldats de la Guinée Bissau
C’est une petite armée de l’un des pays les plus pauvres du monde. Mais ce qui fait sa force c’est la formation et la détermination au combat de ses soldats. Les soldats Bissau-guinéens sont très habiles dans le combat rapproché et dans la guérilla urbaine. C’est de cette manière qu’ils ont pu défaire l’armée coloniale portugaise lors de la guerre d’indépendance en 1974.

En 1998, elle avait aussi mis en déroute les troupes de l'ECOMOG, la Force ouest-africaine d'interposition, venue en soutien au président de l'époque Nino Vera.

Antonio Indjaï
Le général Antonio Indjai, le puissant chef des Forces armées de la Guinée Bissau est sous un mandat d'arrêt américain pour trafic de drogue.
En plus, un fait très rare en Afrique noire, l’armée Bissau-guinéenne ne se livre jamais aux actes de pillage ni d’intimidation contre sa population civile lors des conflits.

Aujourd’hui elle est rentrée dans une profonde réforme avec la destitution en 2014, par le nouveau président Bissau-guinéen Mario Vaz, de son puissant chef, le controversé général Antonio Indjaï.

Il y a quelques armées africaines qui méritent aussi de figurer dans ce classement, comme les armées du Zimbabwe, de la Mauritanie, du Kenya ou encore du Rwanda. Mais nous allons nous limiter à une liste exhaustive des dix meilleures. 


Malgré quelques écueils relevés sur le plan disciplinaire et d’éthique professionnelle sur certaines de ces armées, il est important de souligner que ces dix armées sont des modèles à suivre pour les autres du continent.

Leurs succès militaires s'expliquent en grande partie par l’importance des investissements consentis par les gouvernements dans l’équipement, le recrutement, la formation idéologique et les programmes entraînements militaires.

Une armée doit toujours s'entraîner et garder ses troupes motivées. C’est exactement comme un match de football. Une équipe s’entraîne régulièrement pour, d’une part, garder en forme ses joueurs et d’autre part pour coordonner ses stratégies offensives et défensives.

Les pays dont les armées figurent parmi les pires de l’Afrique (voir l’article) devraient faire des efforts pour restructurer leurs forces militaires. L’armée garantit la dignité d’une nation.

Ce qui s’est déroulé en 2013 au Congo-Brazzaville (chez El Cubano), c’est l’exemple de ce qui arrive quand une armée est mal préparée et non opérationnelle pour répondre aux situations tendues. En effet, sous prétexte de pourchasser des guérilleros du FLEC (Front pour la Libération de l’enclave du Cabinda), une centaine de soldats angolais avaient pénétré le territoire congolais et occupé de force la localité frontalière de Kimongo et plusieurs villages des environs.

Lors de cette opération, ils avaient capturé 500 soldats et officiers congolais qui s’étaient rendus sans combattre. Après plusieurs jours de négociations entre les gouvernements des deux pays, le président angolais Eduardo Dos Santos a ordonné la libération des localités et des soldats congolais capturés. L’Angola avait obtenu, en contrepartie, le droit de poursuivre les rebelles cabindais sur le sol congolais. 

Cet incident diplomatique restera un chapitre amer à vite oublier dans la mémoire collective des Congolais. 

Le président Denis Sassou Nguesso espère mourir au pouvoir, mais il n’est pas capable de restructurer l'armée afin qu'elle soit en mesure de préserver la souveraineté et la dignité de la nation.


C’est malheureux car, comme disait le prêtre français Maurice Bellet, notre dignité n'est pas notre courage ou notre force. Notre dignité, c'est le sentiment de ne jamais nous résigner devant l’adversité.