lundi 1 février 2016

RDC, Eloko ya Makasi !!!

Liesse populaire dans les rues de Kinshasa, après la victoire congolaise contre le Rwanda.
Courtoisie de Radio Okapi/Ph Caniche Mukongo

La République Démocratique du Congo est une «  machine de guerre ». C’est ainsi que nous pouvons expliquer le titre de cet article, qui est tiré d’une expression populaire congolaise en lingala(la langue nationale des deux Congo). Il est important de revenir sur la liesse populaire qui a suivi un peu partout dans les villes du pays, après la victoire des Léopards sur les Amavubis du Rwanda, le samedi dernier à Kigali, lors des 14e finale du Chan 2016.
 
Entre Congolais et Rwandais il n' y a pas eu de cadeau... " Tu donnes au chien, le chien refuse".
En partant de Kinshasa, la capitale, jusqu a Beni(Extrême orient du pays), en passant par les provinces du Katanga et des deux Kivu, les Congolais sont sortis dans les rues pour jubiler. Cette victoire révèle, sans doute, une portée symbolique et politique très importante.

Premièrement, parce que le match a eu lieu dans le plus grand temple sportif du Rwanda plein comme un œuf, le stade Amahoro de Kigali, et en présence du Chef de l’État Rwandais Paul Kagamé. Les ingrédients étaient tous présents pour se payer ce malin plaisir de ruiner la fête aux Rwandais.
Gikanji, le buteur providentiel contre le Rwanda.
Ensuite, il y’a l’aspect politique que nous ne pouvons pas négliger. Entre les deux peuples, il y’a une tension qui est née depuis un moment, à cause des conflits politico-ethniques qui secouent la région des Grands-Lacs depuis au moins 25 ans.

Les soldats congolais doivent se battre pour une guerre qui leur a été imposée par les éternels conflits ethniques  des pays des Grands-Lacs.
Normalement, entre Congolais et Rwandais il ne devrait pas y avoir de conflits ni cette animosité qui anime certains esprits(surtout ceux des Congolais), car ce sont deux peuples voisins et frères depuis la nuit des temps. En outre, il faut aussi préciser que le rapport des forces entre les deux nations est tellement ridicule à comparer, au vu du grand fossé qui existe entre les deux pays.

Le Congo est 90 fois plus vaste et 100 fois plus riche que le Rwanda. La population congolaise est 7 fois plus nombreuse et beaucoup plus jeune. En matière de football, le palmarès du Congo est dix fois plus impressionnant. Comparer les deux pays serait un peu comme comparer la Ligue Majeure du Baseball Américain à la AAA. Le Rwanda a toujours été un petit pays méconnu de la scène internationale jusqu’ à ce que se produise le génocide de la minorité Tutsi du Rwanda en 1994.

La RDC est 90 fois plus grand que le Rwanda.
Ce n’est rien qu’un petit pays surpeuplé, à peine plus petit que la grande agglomération de Montréal, mais dont le surpeuplement(12 millions d'habitants) constitue aussi sa principale force. En étant plus reclus dans un petit territoire, qui ne comprend que trois groupes ethniques(Les Hutus, les Tutsis et les Batuas), c'est plus facile pour le gouvernement rwandais de planifier les programmes sociaux et de concentrer ses ressources humaines. 
Florent Ibenge, le sélectionneur congolais.
La situation de la RDC est beaucoup plus complexe pour n'importe quelle administration, même les Belges n'ont jamais réussi à administrer correctement ce grand pays d'une diversité ethnique impressionnante. C'est un pays trop gros pour maîtriser par les Congolais eux-mêmes. Ceux qui habitent dans les régions occidentales du pays, n'ont rien à voir avec les habitants de la province nord-orientale, près de la frontière sud-soudanaise, pour prendre un simple exemple.

Les Rwandais célèbrent l'égalisation.
Profitant de cet avantage naturel, administratif et ethnique, sans oublier l’importante aide militaire américaine et ougandaise, reçue pendant la guerre civile, le Rwanda en a profité pour se réorganiser.

De l’autre côté de la frontiere, l’anarchie dans laquelle se trouvait le géant Zaïre, saigné par le fatalisme du Mobutisme, leur a donné l’occasion de croire qu’ils pouvaient envahir et dominer le Congo.

Les Forces Spéciales de l'armée tanzanienne ont largement contribué à l'anéantissement du mouvement rebelle M-23.
Historiquement, entre les deux peuples il a toujours existé une relation ambivalente d’amour et de haine. D’une part, les Congolais, qui sont des grands amateurs de jupons et du teint claire de la peau, ont toujours envié les Rwandais pour la beauté de leurs femmes et de leurs hommes (surtout les Tutsis).

En dehors de la beauté, les Congolais envient les Rwandais aussi pour leur savoir-faire dans les sciences agropastorales, la gestion des affaires administratives et le sens de l’organisation. 

Bukavu, la perle du lac Kivu, a toujours été convoitée par les Rwandais.
Les Congolais n’ont jamais compris comment ces gens, démunis de toute richesse naturelle, arrivent toujours à manger sans problème, alors que les Congolais,  malgré les énormes ressources naturelles, ne mangent qu’une fois par jour depuis le début des années 80. Ainsi, plusieurs citoyens rwandais ont pu profiter de ce petit complex moral pour occuper des postes importants dans la fonction publique et des institutions politiques congolaises. Un ancien Premier Ministre (Kengo Wa Dondo) fait partis de ces dirigeants rwandophones du Congo.

La beauté de la femme rwandaise, faiblesse des Congolais.
De l’autre côté, les Rwandais ont besoin du Congo pour y aller chercher des opportunités de travail et des affaires. Ils envient le Congo pour les énormes ressources naturelles et minières que regorge leur pays. Ils envient les Congolais aussi pour leur imagination culturelle et sportive. La musique congolaise est le plateau favori des Clubs de nuit et des fêtes au Rwanda.

Cette relation d’amour et de haine qui unit les deux peuples leur a permis de toujours vivre en harmonie, malgré les méfiances. Il y’a eu beaucoup de mariages mixtes entre les deux peuples et les enfants issus des deux pays.

Le volcan du Virunga, une des attractions touristiques du Congo.

Cependant, pour restituer à l’histoire ce qui lui était dû, il était obligatoire pour les Congolais de gagner ce match. C’était aussi une manière d'envoyer un message à tous leurs voisins de la région des Grands-Lacs, que la récréation est enfin finie.

Sur le plan diplomatique et militaire, le président Joseph Kabila a réorganisé le conseil national de sécurité. L'armée congolaise a finalement pris le dessus sur les groupuscules rebelles qui sévissaient dans la région, à la solde des régimes de Kigali et Kampala. 

Un enfant congolais salue la présence d'un soldat de la paix de l'ONU.
En effet, grâce au soutien active de la Brigade d’intervention des Nations-Unies, composée par des troupes népalaises, sud-africaines et tanzaniennes, l’armée congolaise a pu tailler en pièce la rébellion du M-23 en 2013.

Un convoi de l'armée congolaise lors de l'offensive de Rutshuru contre le M-23.
Comme la paix est le vecteur indispensable pour le développement, depuis la victoire sur le M-23 l’économie de la République Démocratique du Congo n’a cessé de monter en flèche, avec une moyenne de taux de croissance de 5, 3% entre 2013 et 2015. Le record pic s’est produit en 2014 avec un taux de croissance de 8,9%.

Dans son rapport mensuel de janvier 2016, le FMI estime que cette croissance sera soutenue en 2016 à cause de la chute vertigineuse des cours du pétrole.
Les enfants congolais commencent à jouir des efforts de la paix et de la croissance économique.
Courtoisie du site de Radio Okapi.
La hausse des cours du secteur des industries extractives, le retour massif des fonds de la diaspora dans le secteur informel, plus une main d’œuvre locale jeune, dynamique et bon marché constituent la force motrice de cette économie congolaise émergente.

RDC, eloko ya makasi.
Plusieurs grands chantiers sortent des rues de Kinshasa, la capitale, et des autres grandes villes comme Lubumbashi et Bukavu. Cet essor économique s’accompagne aussi avec le renouveau du football congolais, qui commence à frapper avec une capacité déconcertante depuis les éliminatoires de la Can 2015, qui s'est poursuivi avec la 3e place obtenue lors de la CAN.

L'arrivée de Yannick Bolasie chez les Léopards suscite beaucoup d'enthousiasme au sein des jeunes footballeurs issus de la diaspora congolaise.

Avec less révélation de plusieurs joueurs binationaux de haute qualité comme Yannick Bolasie, Chancel Mbemba, Bokila ou encore le dribbleur Neskeens Kebano, plusieurs autres jeunes de la diaspora se bousculent maintenant pour porter le maillot des Léopards de la RDC. La dernière recrue en date n'est plus ni moins que le Français, d'origine du Congo-Brazza, Steven Nzonzi(FC Seville).

Tous ces faits que nous venons de citer, nous poussent à croire que cette fois-ci les Congolais peuvent dire fièrement : RDC, Eloko ya makasi!

Kin la Belle en pleine expansion économique.
La RDC a vaincu les groupes rebelles soutenus par le Rwanda, elle est en train de se redonner une santé économique et elle vient d’éliminer le Rwanda du CHAN 2016 qu’il organise. Mais la vie continue pour les deux pays frères.

Les redoutables soldats népalais contribuent fortement à la sécurité des populations de l'Est du Congo.
Les Congolais continueront à aimer les femmes rwandaises, les Rwandais continueront à danser le Ndombolo et seront toujours les bienvenus au Congo comme d’habitude. Ainsi perdurera à vie cette relation ambivalente du Je T’aime, Je te Hais…

Football-L’arrivée de Thiévy Bifouma à Reims rassure le football congolais


Après une saga rocambolesque, pleine de rebondissements et de frasques sportives, qui a vu Thiévy Bifouma changer plus de six clubs en 3 ans, voilà enfin le congolais terminer au Stade de Reims. L’ex-international Espoirs français, qui a même fait ses débuts en Ligue 1 le samedi dernier avec son nouveau club, est conscient que Reims est sa dernière chance pour jouer dans un championnat de bon niveau. 

L'attaquant de 23 ans, qui appartient à l'Espanyol Barcelone, était prêté depuis le début de la saison à Grenade, où il a peu joué. Ce contrat étrange qui le lie encore au club catalan terminera à la fin de cette saison. Il est donc important pour lui de tout donner pour chercher un futur bon contrat.

Le Congolais Bifouma a tous les atouts pour devenir une star du football international
En dépit de son talent indéniable, qui force l’admiration des observateurs, Thievy Bifouma n’a jamais pu confirmer les espoirs placés en lui. Depuis sa révélation avec l’Espanyol en 2011, lors de son triplé contre le Barça, son nom est rentré dans le calepin des recruteurs de talents.

Cependant, on n’attendait encore qu’il confirme son potentiel avec des performances plus régulières. Mais les gens ont fini par s’en lasser, y compris les dirigeants de l’Espanyol qui l’avaient fait signer un contrat professionnel de 5 ans.

Bifouma finira par se promener de club en club, de prêt en prêt, d’abord à Las Palmas, Espanyol, West Bromwich Albion, Almeria, puis Grenade. Les dernières expériences avec Espanyol et Grenade se sont terminées par des bras de fer entre le joueur et le staff technique.

Prestations herculéennes en sélection

Étrangement, cette dernière période a coïncidé avec des prestations incroyables avec la sélection nationale du Congo, qu’il a beaucoup aidé à retrouver la CAN en 2015 après 15 ans d’absence. Après seulement deux ans avec le Congo, Bifouma a déjà inscrit 14 buts sous le maillot des « Diables-Rouges », faisant de lui la star incontestable du football congolais. 

Thievy Bifouma est devenu l’icône de tout un pays qui manquait de figure sportive emblématique depuis des lustres. Tous les Congolais croisent les doigts pour que cette expérience avec le Stade de Reims soit un succès et que sa vedette puisse se relancer dans un club plus huppé.

Thiévy est une icône au Congo-Brazzaville
Bifouma napporte pas seulement que des buts et de la qualité au football congolais, il apporte aussi beaucoup de leadership. Quand on allait jouer au Niger le dernier match décisif contre des gens qui parlent beaucoup, il nous avait manqué un leader comme un Thievynho qui sait imposer du respect.  Il nous avait manqué ce joueur capable de prendre le ballon au centre du terrain et percer la défense en puissance pour ouvrir la brèche tout seul.

Voici donc le rapport de forces en présence que nous avons ciblé, qui peuvent avoir un impact significatif pour la relance professionnelle de Bifouma :

Caractéristiques du joueur 

Thiévy Bifouma Koulossa est un joueur rapide, puissant et doté d'une technique largement au-dessus de la moyenne. Ailier gauche de formation, il est souvent utilisé comme avant-centre. Sa polyvalence lui permet également d'évoluer en tant que milieu relayeur avec un profil d’ailier droit qui n’hésite pas à aller au contact physique.

Bifouma élimine le défenseur Kimwaki
C’est un bon finisseur qui frappe très bien des deux jambes, avec une puissance respectable pour son physique généreux.

Potentiel

Bifouma serait la projection parfaite de l’ancienne vedette libérienne Georges Weah, mais avec un jeu plus individualiste et trop compliqué. C’est un attaquant capable d’allier vitesse, dribble, puissance et efficacité devant les buts. Quand on passe en revue les moments forts de sa jeune carrière, on remarque qu’ il marque des buts avec une facilité déconcertante.

On l’a déjà vu plusieurs fois produire des actions dont seuls des cracks comme Messi, Weah,  l’ancien Ronaldo(Brésil) ou Di Marìa font. Par exemple, lors du troisième but de son hat trick contre le Barça en 2011,  il enrhume quatre joueurs après leur avoir choper le ballon. 
Bifouma n'a pas peur du jeu physique des Burkinabés
Lors des éliminatoires de la Can 2015 à Calabar(Nigeria), il a pris de vitesse la défense nigériane depuis le centre du terrain, puis élimine le dernier défenseur d’un crochet, avant de céder le ballon à son coéquipier Prince Oniangué pour marquer le but de l’égalisation.

Points à améliorer

 Thiévy Bifouma, à 23 ans, est encore jeune et perfectible. Mais le potentiel d’un joueur ne lui sert à rien lorsqu’il n’est jamais capable de le mettre à profit pour franchir des paliers. Il lui incombe d’améliorer les points suivants s’il veut devenir un grand footballeur dans ce business mondial :
  • Améliorer son comportement disciplinaire et apprendre à  mieux gérer son tempérament.  
  • Essayer de toujours se placer en position d’un attaquant de soutien, plutôt que de suivre le ballon partout. De cette façon, il pourrait exploiter son dribble et sa vitesse pour finir plus près des buts.
  •          Simplifier au maximum son jeu. Il a tendance à se faire plaisir avec le ballon dans les pieds, plutôt que d’être efficace pour son équipe.
  •          Développer son sens de but. C’est un bon finisseur, mais il lui manque encore ce flair de sentir le but qui s’amène. Voilà pourquoi bien souvent il ne se trouve pas au bon endroit pour recevoir la dernière place.
  •          Exploiter sa vitesse avec une meilleure lecture de jeu. Il doit savoir fixer les défenseurs tout en lisant le langage corporel du porteur du ballon (son coéquipier). Cela lui permettrait de faire des meilleurs appels de balle dans le dos des défenses et d’être plus dangereux pour l’adversaire.
Bifouma est un bon joueur, mais plusieurs fois il a du mal à peser dans le jeu à cause de sa mauvaise lecture de jeu et aussi ses lacunes dans les fondamentaux de base du foot comme faire la passe, l'arrêt de balle et le jeu de tête. Surtout ce dernier point, car il est très rare de le voir jouer le ballon de la tête pour ne pas dire qu'il le fuit.

La sélection nationale lui réussit bien parce qu’il est la principale option offensive, par laquelle tous les ballons doivent passer. Mais dans les clubs professionnels, le niveau des joueurs est beaucoup plus élevé. Tout le monde veut toucher le ballon, donc celui-ci se fait plus rare. L’efficacité de l’usage du ballon devient alors primordiale pour y survivre.

Il devrait trouver les moyens d’être un attaquant efficace avec le moins de touche de balle possible, pour le bien du football congolais et pour son propre salut.

Une compilation vidéo de ses meilleurs moments.




lundi 25 janvier 2016

La Journée Internationale du sport féminin est inexistante au Congo-Brazzaville.


Pendant que le monde entier célèbre le 24 janvier comme la journée internationale du sport féminin, Au Congo-Brazzaville les femmes trainent dans les églises évangéliques, dans les veillées funèbres ou encore dans les débits de boissons alcoolisés pour les plus jeunes.

Cette journée, qui est une réflexion du CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de France), a été créée pour corriger les problèmes de la sous-médiatisation du sport féminin dans le monde.

Le gymnasse de Talangaï, lors des Jeux de Brazzaville 2015.
A l’occasion de cette journée, la majorité des gouvernements responsables ont décidé d’organiser des actions et manifestations, notamment par le mouvement sportif, afin de mieux faire connaître l’univers du sport féminin, ses pratiquantes, ses athlètes de haut niveau, mais aussi présenter les possibilités offertes aux femmes pour pratiquer ou s’inscrire à un club sportif, à travers l’éventail des disciplines et des installations sportives existantes.

Le gymnase du stade Massamba Débat à Brazzaville.
Courtoise des Depêches de Brazzaville.
Cependant, au Congo-Brazzaville, les autorités et les citoyens ordinaires n’ont qu’un concept très éphémère du sport féminin. Pour le Congolais typique, la femme n’est bonne qu’à offrir ce qu’elle a de mieux. Pourtant ce ne sont pas les infrastructures sportives qui nous manquent au Congo. 

Le complexe nautique de Kintélé a accueilli les Jeux Africains 2015
Le pays vient d’obtenir une notre très satisfaisante en matière d’infrastructure sportives visant à accueillir les derniers Jeux Africains de 2015. De l’avis des experts, le Congo est devenu le seul pays d’Afrique noire capable de rivaliser avec les pays de l’Afrique du Nord et l’Afrique du sud en matière d’organisation des grands évènements sportifs.

Le nouveau stade de Kintélé
En dehors des sites pour les Jeux Africains 2015, il y’existe déjà un programme ambitieux et efficace depuis 10 ans, qui est celui de doter les départements du pays de bonnes infrastructures sportives. Ainsi, depuis 2006 plusieurs stades multidisciplinaires ont été construits à Dolisie, Owando, Kinkala, Ouesso entre autres…
Victoire Mfoumouangana, l'un des espoirs du tennis congolais.
  
Courtoisie du journal InfoNet
Certes, il reste encore beaucoup à faire en matière d’infrastructures sportives pour les sports de masse comme les gymnases publiques et privés, les piscines municipales et les pistes cyclables, mais en sens général il ne manque pas d’infrastructures sportives au Congo pour impulser le programme sportif féminin.

Qu’est ce qui explique alors la détérioration actuelle du sport féminin congolais?


Des résultats sportifs médiocres des athlètes féminins.

 
Le football féminin est resté inactif au Congo depuis 7 ans.
Depuis quelques années, le sport féminin congolais ne cesse de couler de mal en pire. Tous les indicatifs sont en rouge, en commençant par le handball, qui était pourtant la fierté du sport congolais des années 80. La qualité du handball congolais est dans une courbe descendante vertigineuse incroyable.

Lors des Jeux Africains 2015 à domicile, qui l’aurait cru que le Congo pouvait sortir bredouille au handball féminin?

Le handball féminin congolais a perdu beaucoup de puissance et de vivacité.
Dans l’autre discipline populaire qui est le football, là-bas aussi c’est la dégringolade. La prometteuse sélection des diables-rouges n’avaient plus joué un seul match de football depuis la CAN 2009. Pour l’occasion des Jeux Africains 2015, le ministre des sports et la Fecofoot ont rapidement bricolé une sélection féminine, sans préparation ni les moyens logistiques nécessaires pour une participation décente.

Dans toutes les disciplines organisées lors des Jeux de Brazzaville 2015, seules deux athlètes congolaises ont essayé de sauver la face avec des médailles de bronze. Il s’agit de Grace Denga au tennis simple et de Nina Youlou au karaté (+68 kg).

Grâce Denga a occupé la 3e place lors des championnats africains de 2014.
Toujours en tennis, mais cette fois-ci en équipe, le Congo a décroché la médaille d’argent grâce à sa prometteuse équipe de la diaspora composée par la terrible Grâce Denga, Annabelle Ossombi  et les puissantes sœurs Mfoumouangana(Victoire et Gloire).

Après il y’a eu l’équipe des « mercenaires » chinoises habituelles qui ont collaboré pour offrir au Congo trois médailles d’Or et deux médailles de bronze au tennis de table. Dans cette corvée de médailles, ce sont les pongistes Xing Han et Yuheng Li qui ont hissé haut le drapeau congolais.

Pourquoi tricher en recrutant des chinoises lorsque nos filles ont déjà démontré par le passé qu’elles ont le talent intrinsèque gagnant pour défendre les couleurs du pays?

Grâce Denga est une binationale résidant en France. Médaillée de bronze en tennis simple lors des Jeux Africains 2015.
Les chinois nous prêtent de l’argent, ils construisent nos stades, nos routes et ils envoient aussi leurs femmes pour défendre les couleurs à la places des Congolaises qui chauffent les bancs des églises évangéliques partout dans le monde.

Voir des Chinoises défendre les couleurs du Congo ne pose aucun problème, tant aussi longtemps que des athlètes congolaises les accompagnent en équipe. Les Congolaises doivent aussi jouer et apprendre le rythme de jeu accéléré avec les Chinoises et non croiser les bras et regarder les autres faire.

Victoire Mfoumouangana, 25 ans, figure dans le Top-40 du tennis français.Courtoise des Depêches de Brazzaville.
M. Hendri Djombo, le président de la fédération congolaise du tennis de table, avaient déjà commencé à réfléchir à l’après Chine en plaçant les pongistes congolais en formation d’une année dans ce pays en vue des Jeux Africains. Mais pendant les Jeux, beaucoup d’entre eux  n’étaient pas à leur hauteur de la compétition.

Anabelle Ossombi, 19 ans, binationale résidant en Ukraine.
Il faut le dire sans paraboles, le principal responsable de cette détérioration du sport féminin est le ministère des sports, plus précisément le ministre Léon Alfred Opimbat. En effet, le ministre Opimbat est devenu le « Monsieur Diable-Rouge Football » du Congo, au lieu d’être le ministre des sports.

La congolaise d'origine chinoise, Xing Han(25 ans), médaillée d'Or aux Jeux Africains 2015.
Il y’a quelques jours, les médias congolais étaient tous invités à la cérémonie de la signature du contrat du nouveau sélectionneur, le français Pierre Lechantre, qui va remplacer Claude Leroy. C’est le Dr. Opimbat qui était à la fois le maître de la cérémonie et le signataire du contrat de la partie congolaise, faisant de l'ombre au président de la fédération congolaise de football Jean Michel Mbono.

La puissante Gloire Mfoumouangana, double médaillée d'argent lors des Jeux Africains 2015.

Pendant ce temps, personne de la presse locale, présente sur les lieux, n' a eu l'imagination ni le courage de demander au ministre qu’en est-il de la sélection féminine de football?

Les filles n’ont pas pu prendre part ni aux éliminatoires des Jeux Olympique 2016, ni à celles de la CAN 2016. Cela témoigne combien de fois la classe politique et dirigeante du Congo-Brazzaville est en panne de leadership.

Un ministre des sports, premièrement, doit être quelqu’un de compétent et d’investi pour toutes les disciplines sportives et non seulement pour une discipline en particulier. Un ministre n’est pas un expert mais doit savoir solliciter l’expertise au sein  des personnes compétentes de la matière.

Vidéo des entrainements d'Anabelle Ossombi

La journée internationale du sport féminin à l’avantage de donner un peu plus de visibilité à ces braves femmes qui ont accepté de faire des sports leur carrière professionnelle. On ne peut que regretter le peu d’intérêt pour cette cause et l’absence de volonté politique congolaise, quasi générale, de donner une place équivalente à la femme dans notre société. C’est dommage parce que c’est un précieux capital gaspillé pour le Congo, quand on connait la valeur de nos femmes.

Avec plus de 30 ans au pouvoir, le président Sassou n’a pas encore compris le proverbe africain qui dit: C’est la femme qui fait l’homme.

samedi 23 janvier 2016

Ce que nos visiteurs utilisent comme navigateur web


Voici les 5 navigateurs les plus utilisés par nos visiteurs du mois dernier:



# 1 (58%)

Chrome


La nouvelle interface du Googgle Chrome est assez conviviale.

Internet Explorer, le bijou de Bill Gates, a beaucoup perdu de popularité.


# 2 (12%)

Internet Explorer


# 3 (11%)

Firefox


# 4 (5%)

Opera

On sous-estime beaucoup Opera, mais c'est un joli petit logiciel simple et pratique.

# 5 (5%)

Safari



Les pages vues par systèmes d'exploitation :

Windows garde l'hegémonie grace a son ergonomie qui est la meilleure de tous les O.S.

# 1 (47%)

Windows







# 2 (28%)

Android
Android est le logiciel de Google.


# 3 (12%)

Linux



# 4 (4%)

Macintosh



# 5 (3%)

iPhone


L'iPhone 7, le prochain modèle de smartphone d’Apple, sortira en septembre 2016.























































































lundi 18 janvier 2016

Loto-Québec, la vache à lait d’une bande de parvenus.


Pierre Couture, un éditorialiste respecté et bien suivi au Québec, vient de publier des étonnantes révélations sur les avantages sociaux consentis aux cadres de Loto-Québec.

C’est tout simplement indécent de constater que les cadres de Loto-Québec se paient une telle vie de pacha, pendant que le commun des mortels québécois se bat pour survivre à cette récession socioéconomique qui s’impose.

Des étudiants furieux envahissent les locaux de Loto-Québec.
(Courtoisie du site ici.radio-canada.ca)
Les plus hauts cadres de Loto-Québec gagnent entre 230 873 $ et 357 130 $ par année. Des salaires qui leur permettent aisément de se payer des jolis forfaits-voyage, dans les destinations soleil, sans affecter leurs dépenses essentielles de base. En plus des hauts cadres, les dirigeants intermédiaires aussi ont droit à des avantages sociaux comme les soins dentaires et des soins de la vue.

Grâce aux chroniques de Pierre Couture, les Canadiens peuvent voir au-delà des rideaux.(Courtoisie du site du Journal de Montréal)
Ce ne pas encore fini. Ils reçoivent des allocations d'automobile de près de 850 $ par mois, des abonnements annuels au gym pour leur permettre de garder la forme. La gracieuseté de
Loto-Québec n’est pas réservé à une dizaine de cadres initiés, ils sont plutôt 873. Allez-y comprendre!

Il est difficile de croire que le gouvernement Couillard impose un régime sévère de compression budgétaire dans les dépenses publiques, pendant que les avantages sociaux des cadres de Loto-Québec  ne cessent d’augmenter. La vie devient de plus en plus difficile pour les québécois ordinaires. 

Tous les frais sont entrain d’augmenter à chaque année. Les frais de garderie, les frais scolaires dans les écoles, le transport en commun et les prix des denrées alimentaires sont tous en hausse. Les gestionnaires de Loto-Québec ne devraient pas se payer ce luxe de supplanter même les cadres du secteur privé en matière de bénéfices supplémentaires.

Pour vous donner une idée des dépenses sociales de cette société publique, voici un récapitulatif des chiffres fournis par Pierre Couture, le chroniqueur du Journal de Montréal :

CE QUE LA SOCIÉTÉ D’ÉTAT A REMBOURSÉ L’AN DERNIER

Avantages sociaux

Coûts

  • Soins dentaires et de la vue 2015717$
  • Stationnements 532923$
  • Frais d’association 243323$
  • Bilans de santé 183289$
  • Consultations financières 86242$
  • Conditionnement physique 85043$
  • 68 M$ de salaires versés aux cadres
  • 20 M$ d’avantages sociaux versés aux cadres

Où sont les professionnels immigrants dans tout ça?

Comme toujours, lors de ces embellies financières, les immigrants et les minorités visibles de la belle province sont les laissés-pour-compte. 

Les difficultés éprouvées par les jeunes immigrants sur le marché du travail québécois n’est plus un secret pour personne, même lors des périodes de stabilité économique. Pendant la récession, comme actuellement, le taux de chômage des immigrants triple carrément comparativement a celui des natifs blancs.

Hydro-Québec et Loto-Québec, symboles de l’économie québécoise, ne sont réservées qu aux employés blancs pure laine.
Dans cette extorsion professionnelle qui ne porte pas de nom, le puissant Loto-Québec endosse le costume de la « société-mère blanche pure neige ». Une société publique phare d’un pays multiculturel où  voir un employé noir est un événement, c’est anecdotique !

N’est-ce pas on chante partout que le Québec est une province multicolore et multi-ethnique?


Le Québec multiethnique devrait se faire dans les gestes et les cœurs aussi.
Nous n’espérons pas voir les immigrants devenir eux aussi des cadres de Loto-Québec, mais au moins les embaucher comme simples employés fera des familles heureuses. Cela, malheureusement, semble être un péché originel du québécois natif.

C’est difficile de comprendre cet égocentrisme d’autant plus que Loto-Québec est une entité commerciale qui vend des services professionnels, ce qui est  pourtant le secteur qui emploi  le plus les immigrants au Canada. Ils ne peuvent donc pas se cacher derrière les justifications bidon des industries de fabrication qui parlent de culture du travail ou  du « savoir-faire » comme prétexte pour expliquer le faible taux de présence immigrante dans les industries de fabrication. 
Le Québec multiethnique devrait se faire dans les gestes et les cœurs aussi.
 Les produits de Loto-Québec sont la vente des tickets de loteries dans les kiosks ou sur internet, la gestion des casinos, les technologies logicielles et la gestion administrative. Nous avons des professionnels immigrants qui peuvent bien occuper ces emplois de bureau.

Ces deux grosses sociétés parapubliques qui sont Hydro-Québec et Loto-Québec, symbole de l’économie de la province, sont reconnues pour être des sociétés hermétiquement fermées aux immigrants. 

Même dans les kiosks élémentaires de Loto-Québec on ne retrouvent pas des employés de couleur.

Les cadres, en haut, mènent la belle vie de pachas et ne veulent pas partager le fromage avec les gestionnaires et employés communs de la société. Ces derniers, à leurs tours, ne veulent pas partager le lait avec les nombreux professionnels immigrants désireux de trouver un emploi valorisant. En bas de la chaîne, c’est le contribuable qui paie la facture de ces « gros cochons ».
Le multiculturalisme au Qbec.

Quelqu’un de vaillant pourrait-il aller fouiner dans cette grosse boîte de Loto-Québec et nous la nettoyer au karcher?

Nous sommes obligés de le crier haut et fort sur la toile car, dixit Henry de Montherlant dans sa citation, « Si tu ne hurles pas, personne ne croira que tu as mal ».