dimanche 13 avril 2014

CRISE DIPLOMATIQUE RDC-CONGO/ « MBATA YA BA KOLO EST UNE HONTE »




Depuis deux semaines, à Kinshasa comme à Brazzaville, l’opération dite « Mbata Ya Ba Kolo »- En lingala, la Gifle des Aînés » ne cesse de défrayer la chronique. On constate une escalade, verbale surtout, entre les populations originaires de chacun des deux pays  de plus en plus inquiétante. Cette opération controversée, déclenchée le 4 avril à Brazzaville et qui s’étendra sur tout le territoire congolais, est supposée lutter contre l’immigration irrégulière et le grand banditisme. Mais pour les citoyens congolais qui font preuve de bon sens, cette opération est une vraie honte. Le président Congolais, Denis Sassous Nguesso, devrait écouter la voix de la raison et faire cesser immédiatement cette opération, tout en limogeant le Général Ndenguet de ses fonctions de Chef de la Police nationale.



Nul ne doute que le Congo est un État souverain et que son gouvernement  a le droit d’adopter et de faire appliquer les règles de séjour sur son territoire. Il n’y a aucun doute aussi que la montée de la criminalité ces derniers mois à Brazzaville et à Pointe-Noire, les deux principale villes du Congo, est surtout liée à l’immigration venant de la RDC, de la Centrafrique, du Tchad, du Rwanda, dont plusieurs citoyens ont été interpellés dans les enquêtes ouvertes à l’issue de plusieurs cas d’homicide, viol, vol à main armé. Depuis l’opération de sécurité « Likofi », décrétée en RDC pour arrêter les bandits « Kulunas », plusieurs bandits se sont rabattus sur Brazzaville. Dans plusieurs quartiers de la capitale congolaise, l’on ne pouvait plus circuler librement après 18 h. Les bandits se livraient aux actes de racket, de viol, de vol à main armée etc...Cependant, cette opération a été menée de façon précipitée et irresponsable par les autorités policières.

Premièrement, selon les conventions diplomatiques, le gouvernement congolais aurait dû accorder un délai d’au moins 60 jours à tout ressortissant étranger en situation irrégulière de se faire régulariser ou de quitter simplement le territoire. Cette période de 60 jours en même temps aurait pu permettre aux autorités de la police et de l’immigration de bien planifier l’opération de rapatriement afin qu’elle ne prenne pas cette tournure dramatique.

Plusieurs cas de viol sur les femmes refoulées en été reportés, des hommes ont été aperçus avec des blessures physiques, signe d’une violence disproportionnée d’autant plus que la majorité des expulsés ne sont pas des bandits.  

Cette opération d’expulsions massives, aux allures de tragédie humaine, aura certainement des conséquences. Voyons ces conséquences :

Crise de confiance


Les deux pays sont étroitement liés par plusieurs facteurs comme l’histoire, la culture, les langues, les habitudes alimentaires et les déplacements transfrontaliers. Mais cette opération d’expulsions brutales des personnes et des familles, dont certaines étaient logées au Congo depuis des nombreuses années, va sûrement laisser des fortes séquelles de part et d’autre.

Au moment où nous rédigeons cet article, plusieurs personnes refoulées n’ont pas encore pu rejoindre Kinshasa et dorment à la belle étoile  dans l’enceinte portuaire de Brazzaville à la merci des pluies. Parmi ces personnes, l’on dénombre de nombreux enfants.

Le Congolais-Brazza a la mémoire courte


Après de tels évènements, il est difficile de croire que le Congolais de RDC considèrerait son voisin de Brazzaville comme un ami. Cela n’est pas de bonne augure, car l’on se souvient que lors des conflits meurtriers que le Congo-Brazzaville avait connu entre 1997 et 99, plusieurs familles furent reçus et hébergés avec dignité de l’autre côté de la rive du Congo. 

Policiers congolais
Les policiers congolais ont commis de sérieux dérapages contre les ressortissants Kinois

Pour un pays qui vit encore dans une paix précaire, tel que l’a démontré les troubles perpétrés par le Colonel Marcel Tsourou et ses miliciens, ce n’était pas peut-être  pasune bonne idée pour les populations congolaises de jubiler sur les abus et les expulsions de l’opération «  Mbata Ya Ba Kolo ».


Économiques


Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est difficile à évaluer parce qu’il est essentiellement dominé par le secteur informel. Les experts l’estiment à près de 32 milliards de francs CFA. Les deux pays partagent une longue frontière commune qui, en fait, n’a de frontière que de nom. En cas de fermeture des frontières, comme moyen de riposte du gouvernement de la RDC, c’est le Congo-Brazzaville qui subira le coût le plus important.

Le Congo-Brazzaville (4 millions d’habitants, dont la moitié vit à Brazzaville) ne peut tout simplement se passer du gros marché que représente la RDC avec ses 77 millions d’habitants. Kinshasa (10 millions d’habitants) à elle seule englobe tout le marché du Congo-Brazza.
Les Grands Travaux du Congo-Brazzaville
Les Congolais de la RDC assuraient une main d'oeuvre importante dans les grands chantiers du Congo-Brazzaville

Des projets d’intégration économique chèrs à Brazzaville comme le pont route-rail entre les deux capitales les proches du monde, pourrait simplement ne plus voir le jour. En effet, si les Brazzavillois se sentent envahis et asphyxiés par les Kinois, à quoi bon ça sert de jeter un pont sur le fleuve?

Déjà avec les expulsions et les départs volontaires de plus de 15 000 Kinois qu’a provoqués cette opération, l’effet domino comment à se faire sentir sur Brazzaville. Les marchés et les épiceries se sont vidés; les petits métiers que les Brazzavillois ne veulent pas faire comme le « Pousse-Pousse », chargeurs, nettoyeurs, cuisiniers, casseurs de pierre ont pris un sérieux coup.

Certes, il reste encore de très nombreux ressortissants de la RDC à Brazzaville, mais la psychose causée par cette tragédie les pousse à ne pas sortir de chez eux dans ces temps qui courent.

Diplomatiques

Les deux chefs d’État n’ont pas voulu commenter les évènements, mais dans les coulisses tout le monde sait que désormais les choses ne seront plus comme avant entre les deux pays frères. Les parlementaires de la RDC sont entrain de pousser leur gouvernement à revoir tous les accords commerciaux et diplomatiques entre les deux pays.
Serge Ibaka
Serge Ibaka, la Star du OKC(NBA) est d'origine du Congo-Brazza(par son père) et du Congo-Kin(par sa mère).

Certes, le Congo a le droit de mettre d’expulser les ressortissants étrangers qui ne sont pas en règle dans son pays, mais cette opération s’apparente à un règlement de compte avec les citoyens originaires de la RDC. Du coup, l’on a oublié ces nombreux commerçants ouest-africains et libanais qui résident et opèrent dans le pays en situation irrégulière. 

On a oublié les pêcheurs Béninois et Ghanéens de Pointe-Noire qui sont pour la grande majorité des sans –papiers, dont certains qui exercent cette activité pendant plus de 30 ans. On parle des opérateurs économiques possédant des embarcations maritimes et même des employés, mais qui vivent illégalement au pays et ne contribuent pas au fisc congolais. Ces pêcheurs étrangers ne possèdent pas de compte en banque, une vraie évasion fiscale qui se fait au su de tous les Congolais et dont personne n’en parle.


Politiques

Le Général Jean-François Ndeguet, Directeur de la Police congolaise.

 La classe politique de la RDC, bien que beaucoup plus éveillée que celle de son voisin, n’a pas habitude de regarder ce qui se passe de l’autre côté de la rive. Mais ne soyons pas surpris qu’il y’aura dans les prochains jours une forte pression contre le pouvoir de Sassou Nguesso venant du Kinshasa. En effet, les débats politiques et le journalisme en RDC est plus critique et virulent qu’à Brazzaville où tout le monde a peur de dire la vérité. 

Tout le monde a peur de débattre sur les questions et les défis du pays. Cela va commencer dès lors que la colère va monter à Kinshasa contre le gouvernement incompétent de Brazzaville, surtout que dans les deux pays la question sur le changement de la constitution commence à faire rage.

Beaucoup pense que « Mbata Ya Ba Kolo » a été lancé pour détourner les Congolais du débat sur la modification de la constitution. On essaie de faire croire aux Congolais qu’il y’a d’abord la question de la sécurité et de l’immigration qui pose problème pour la survie du pays. 

En organisant une opération musclée contre les étrangers, c’est une façon de dire aux Congolais : « Vous voyez comment le pays est envahi par les Kinois? Sassou reste le seul homme capable de préserver le pays contre la banditisme des immigrants ».
Si cette version des faits est vraie, c’est une épée de Damoclès qui pourra se retourner contre la machination du pouvoir congolais.
Le président Joseph Kabila(RDC)

Aussi il y’a des faits étranges ces derniers temps sur le leadership congolais. On constate dernièrement une tendance un peu lâche des autorités congolaises dans les questions de diplomatie et de sécurité avec les pays voisins.

D’abords en octobre 2013 il y’a eu cette crise diplomatique avec l’Angola. Sans raisons officielles, l’armée angolaise a envahi le territoire congolais et occupé plusieurs localités du sud du pays. Le président Sassou a gardé le silence  lors de la crise. Les politiques ont parlé de règlements pacifiques de la crise. On a même vu des parlementaires congolais se répéter sur des louanges d’amitié historique entre les deux peuples qui frôlaient le ridicule. 

Après, il y a eu cette crise avec la RDC sur les expulsions. Sassou a encore gardé son silence et on entend des politiques chanter des louanges sur les liens historiques et de sang entre les deux peuples. C’est complétement ridicule comme leadership.
Lorsque le gouvernement d’un pays qui se respecte prend des décisions, il le fait en toute souveraineté et il en assume les conséquences. On ne peut pas expulser brutalement des étrangers, avec des coups de bâtons, puis venir rappeler les liens d’amitié qui unissent les deux peuples via le canal diplomatique. C’est une attitude indigne et lâche.

mercredi 9 avril 2014

Élections Québec : le nouveau Québec a dit NON à l’idéologie nationaliste.


L’écrasante victoire des Libéraux, lors des élections du lundi passé, est une claque contre l’idéologie nationaliste prônée depuis une trentaine d’années par une poignée de faucons québécois. Alors qu'il espérait former un gouvernement majoritaire grâce à l'ajout de candidatures de renom, le Parti québécois a non seulement été évincé du pouvoir, il a perdu quelques-unes de ses principales vedettes au passage, dont la plus prestigieuse de toutes, madame la première ministre Pauline Marois, qui a perdu dans le comté de Charlevoix Côte-de-Beaupré.

Pauline Marois a démissionné du pouvoir après sa cuisante défaite.
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, qui se disait sereine et confiante au moment de déposer son bulletin dans l'urne lundi matin, accusait un déficit d'environ 900 voix face à la jeune libérale Caroline Simard, une entrepreneure et spécialiste du marketing, avec seulement deux des 186 bureaux de vote à comptabiliser. Devant cette cuisante défaite, la première ministre sortante a remis sa démission comme chef du parti québécois.
Avec elle, sont partis une cohorte de ministres qui se la jouaient à la diva, à l’image de Pierre Duchesne, Diane De Courcy, Yves-François Blanchet, Réjean Hébert, Bertrand Saint-Arnaud, Élizabeth Larouche et le très polémique Léo Bureau-Blouin  dont le passage à l'Assemblée nationale n'aura duré que 18 mois.
Comme les Libéraux sont revenus au pouvoir, avec comme leader le brillant Jacques Couillard,  les bonnes choses vont recommencer. Depuis plusieurs années, le Parti Québécois a fait  de son projet indépendantiste sa carte de triomphe. Pour y parvenir, les différents dirigeants qui se sont succédés ont soulevés des sujets polémiques comme l’unicité de la langue du français partout au Québec, l’accommodement raisonnable des immigrants et tout dernièrement c’était la Charte de la laïcité dans les organisations publiques. Mais apparemment le message n’a pas passé.
Il faut désormais compter avec la force des immigrants pour passer au pouvoir
Les Québécois d’aujourd’hui ne sont plus vraiment intéressés à ces affaires de referendum et de l’indépendance. Nous avons tellement des dossiers plus importants à régler au Québec comme le problème des frais de scolarité, qui ne cessent de grimper, la santé dont les hôpitaux sont débordés et l’intégration des immigrants dans le marché de l’emploi. L’on devrait plutôt mettre nos énergies à résoudre ces problèmes que de commencer à s’attaquer à celui qui est différent de nous.

Le Québec est une belle et grande société. Mais il y’a encore beaucoup à faire pour réussir cette société démocratique à laquelle tous nous aspirons. Car il y’a encore une volonté d’une frange de Québécois blancs comme la neige qui ne veulent pas partager le gâteau.
En matière d’intégration professionnelle, très peu d’efforts ont été consentis par rapport à d’autres provinces canadiennes. Par exemple, la fonction publique québécoise emploie actuellement moins de 2% de minorités visibles dans son personnel. C’est incomparable avec les riches provinces de l’Ontario et de l’Alberta qui possèdent des fonctions publiques très multicolores. Ce sentiment de discrimination raciale se fait sentir jusque dans les sociétés parapubliques comme Hydro-Québec, Loto-Québec, Placement Québec et même les sociétés de transport public comme la STO(Société de transport de l’Outaouais) affichent le 100% de son personnel administratif blanc comme neige.
Les chutes de Niagara(Ontario), l'une des 7 merveilles du monde.
C’est vrai que le Québec est la seconde province (après l’Ontario) à accueillir les nouveaux immigrants, mais recevoir les nouveaux immigrants ne suffit pas.  Il faut aussi les intégrer dans la société, leur donner du travail. Il faut aussi préciser que cette discrimination au Québec ne concerne pas que les immigrants. Les blancs anglophones aussi, venus des autres provinces canadiennes, sont victimes de cette brimade.
Toronto, la première métropole canadienne, au bord du Lac Ontario.
Cependant, le plus important et positif que nous devons retenir de cette défaite des souverainistes est que c’est le Québec qui est sorti gagnant. Le vrai peuple du Québec a dit non à l’idéologie nationaliste, l’idéologie de l’exclusion. Les Québécois veulent vivre en paix et en harmonie avec tous les autres Canadiens, quel que soit leurs origines, leurs sexes, leurs religions.
Ô Canada, le royaume des neiges! Qu’il est grand,  beau  et majestueux!
Piste de motoneige au Québec
Tout le monde peut prendre son auto en partant d’Halifax (côte atlantique) jusqu’à Vancouver (côte pacifique), en passant par les îles de la Madeleine, Montréal, la région des Grands des Lacs canadiens, les rocheuses etc…Tout un voyage de plaisir à vous en couper le souffle.

El Cubano : le retour en force.


Après plusieurs mois d’absence, ponctués par des ennuis de santé, nous revoilà de retour pour animer le blog.
Je m’excuse pour mes fidèles lecteurs qui ont été déçus du non renouvellement des articles. Je n’étais pas physiquement avec vous, mais dans le cœur j’étais toujours à vos côtés.
Nous allons tout de suite renouer avec  les débats sur des sujets assez variés mais ciblés quand même, à savoir : le développement, l’économie, les sports et la lutte contre la pauvreté et la fatalité essentiellement dans les deux Congo, le Canada et Cuba. 
Cordialement!

dimanche 19 janvier 2014

Congo-Éthiopie (1-0) : les leçons à tirer du match


La charrua. Beaucoup de caractère, c'est ce que nos Diables-rouges ont montré lors de ce match compliqué et décisif pour la continuité de ce tournoi. Face à une bonne équipe éthiopienne, les Congolais n’ont pas cessé de garder la pression au milieu et même en attaque, tout en empêchant les antilopes éthiopiennes d’élaborer leur jeu de passes habituel.



Le but de Bhebey Ndey, arrivé à la 81e de la rencontre, était la délivrance tant recherchée par tout un peuple. Hardy Binguila aurait pu corser un peu plus le score, s’il n’avait pas fait preuve de nonchalance dans son mano à mano face au gardien éthiopien dans les arrêts de jeu.

En général, nous pouvons dire que chacune des deux équipes a eu son moment de domination dans le jeu. Les deux gardiens ont été bien sollicités.

Les notes des joueurs évaluées sur 10.


Gildas Mouyabi


Il a fait un très bon match. Très inspiré, il a couvert les erreurs de ses défenseurs avec des arrêts décisifs. Surtout en seconde période, Bissiki a raté un ballon facile et il s'est alors retrouvé face à face à un attaquant éthiopien. Il s’est bien couché au sol pour renvoyer ce ballon au corner.

Note : 8

Dimitry Bissiki


Positionné très haut d'entrée, le latéral gauche de l’AC Léopard a évolué la plupart du temps dans un rôle de milieu gauche que l'opération lui imposait, ainsi qu'à toute l’équipe. C’était bien, car il a apporté le surnombre en attaque. Il a offert la première véritable occasion de but congolaise, mais Binguila a très mal repris un ballon pourtant facile à bout portant des buts éthiopien.

Du coup, ce travail offensif lui a valu des errements défensifs dans son marquage. On l’a vu plusieurs fois se débarrasser du ballon dans la panique générale. Sa glissade ratée en seconde mi-temps a offert l’occasion de but la plus dangereuse de l’Éthiopie.

Contre la Lybie, l’avenir des Diables-Rouges passera par lui. Il ne peut en être autrement, car le poste de latéral gauche est le plus sollicité d’un match de football. Il faudra qu’il soit bien concentré et reçoive rapidement de l’aide de la part des défenseurs centraux.

Note : 5

Djodjo Miangounina



Contre l’Éthiopie, Miangounina a montré qu’il avait la rage de diable pour être le patron de la défense congolaise. Son retour dans l’équipe (après suspension) a fait du bien, surtout avec tous les problèmes de son partenaire dans l’axe Kevin Andzouana. Il a tout de suite fait parler sa puissance physique, en restant solide sur ses appuis et dans les duels aériens notamment.

Note : 7

Kevin Andzouana « Mbila »


L’expérimenté défenseur des Diables-Noirs est complètement passé au travers de ce match. Toujours en retard sur son marquage, il n’hésite jamais à provoquer des fautes même à la limite de la surface de réparation. Dans les duels aériens il est aux abonnés absents. Mais le bât blesse est qu’il a raté toutes ses relances, dont une en première mi-temps qui a failli amener l’ouverture au score de l’Éthiopie. C’est surprenant que le coach Sebastien Migné l’ait gardé quand même durant toute la partie. Il avait visiblement besoin de reprendre du souffle. Il n’est plus un jeune joueur.

Note : 3

Hermann Nkodia


Positionné très haut comme Bissiki, il a fait de son mieux et, dans la limite de ses possibilités, aidé le « vieux » Andzouana dans ses erreurs de marquage. Mais dans la relance du jeu il a été moins présent et influent. Contre la Lybie, il va falloir tout donner car il n’y aura plus d’autre match après celui-là. Il faut gagner ou c’est le retour à la maison.

Note : 5

Hermann Lakolo


Remis en selle grâce au retour en grâce du 4-4-2, Preston Lakolo avait la lourde de tâche d’épauler Ankira pour sécuriser le milieu de terrain et offrir un peu de liberté à Binguila. Le « fauve » du Niari a stabilisé le milieu et réussi sa mission. S'il a tout de même été prêt d’ouvrir la marquer sur un coup-franc botté en force, passé légèrement en dessus de la lucarne droite, on ne l'a pas beaucoup vu sur les phases offensives. Cependant, son travail de harcèlement à la récupération, comme d’habitude, a été l'une des clés du match. Magnifique.

Note : 7

Stanislas Dua Ankira


Concerné par le replacement et le harcèlement permanent, le joueur des Diables-Noirs s'est avant tout fait remarquer en première mi-temps. A la récupération mais aussi pour apporter le surnombre offensif. On l'a vu réaliser quelques chevauchées en offensif, mais il est un peu limité dans sa technique, donc ne pouvait progresser plus loin. Il s'est tellement dépensé que son corps a souffert le coup face aux légendaires athlètes éthiopiens. Il a été remplacé dans le jeu par l’attaquant Lorry Nkolo, dans une stratégie du coach de jouer le va-tout pour chercher le but de la victoire.

Note : 5


Hardy Binguila


Lors d’un match compliqué, où la victoire s’impose pour continue à croire, on a besoin d’un leader dans le jeu qui saura sortir la face au moment opportun. Ce leader pour le Congo il ne faut plus le chercher ailleurs. Il est bien là et c’est le jeune Hardy Binguila... Titularisé à droite de l’entrejeu, Binguila a allumé la première mèche d'une frappe du droit qui a donné le ton de la soirée (3e). Après, il a quelque peu gâché la véritable occasion de but en reprenant maladroitement de volée un centre parfait de Bissiki.

Binguila, man of the match CHAN 2014
Binguila a été désigné le meilleur joueur du match


En seconde période, il va se reprendre en assumant ses responsabilités de meneur du jeu. D’abord avec deux puissantes frappes du pied gauche(pourtant son pied faible): l’une a été repoussée avec les deux poings par le gardien et l’autre a ricoché sur la barre transversale des buts. Ensuite vint le temps fort du match, lorsqu’il a offert une passe décisive à Ndey pour le but de la délivrance. Il a été le meilleur joueur du match.

Note : 9


Nkounkou Moïse


Il a fait des raids dangereux dans le camp éthiopien, mais qui n’ont pas aboutis souvent par manque de conviction et aussi par une mauvaise prise de décision. Quand on entre dans la petite surface avec le ballon sur son pied gauche, on ne force pas le tir avec le pied droit. Il est préférable de faire la dernière passe à un partenaire ou bien de décrocher vers l’axe- si on veut le faire personnel- pour se replacer sur son bon pied. Il devrait s'inspirer de son coéquipier Binguila qui, bien que droitier, travaille bien les frappes avec son pied gauche.

Moïse Nkounkou
C’était un peu ça avec Nkounkou, il alterné le plus et le moins durant toute la rencontre. Mais surtout après le but congolais, il aurait dû être remplacé pour faire la place à un joueur plus frais. Il avait commencé à perdre beaucoup de ballons par nonchalance, surtout quand il s’amenait vers Obassi, un autre joueur qui manque de maturité dans le jeu.

Note : 5


Bersyl Obassi


Obassi contre les cadets de la Tanzanie

Le héros de la médaille d’or des Jeux de la Francophonie 2013, s'est appliqué à rester actif sur le flanc droit de l’attaque, afin de desserrer un peu l’étau sur son partenaire Ndey. Avec ses puissantes frappes, il aurait pu rapidement trouver la faille s'il avait des habiletés techniques pour éliminer son vis à vis. Mais son manque de spontanéité avec le ballon ne l’a pas aidé à faire plus que peser physiquement dans le jeu.

Note : 4

Bhebey Ndey



Attendu au tournant, monsieur « Obligatoire » n'a pas déçu ses admirateurs. Il a été plus en vue que lors du premier match contre le Ghana. Il a imposé son physique pour couvrir son ballon et pouvoir s’appuyer sur ses partenaires en retrait. Mais il a aussi fait perdre trop de ballons avec des hors-jeu à profusion et un jeu trop statique. Sur une passe pourtant facile, il s’est servi de ses bras pour pouvoir contrôler le ballon de la poitrine. Pour un joueur expérimenté comme lui c’est impardonnable à ce niveau de la compétition. L'amorti du ballon fait partie des BAB d'un footballeur de haut niveau.

Toutefois, son but qui a délivré le pays reste le principal évènement. Dans un match de foot, le premier spectacle c’est le but d’abord. Mission accomplie pour l’avant-centre des «Diables-Rouges».

Note : 6

Lorry Nkolo


Rentré en cours de jeu, il n’a pas eu trop d’occasion pour se faire évaluer quantitativement. Mais son entrée en jeu dans un moment où le Congo était complétement dominé dans le jeu, a fait beaucoup du bien. Il a aidé en apportant de la percussion sur les ailes, ce qui a calmé un peu les ardeurs offensives éthiopiennes. Auteur d’un fabuleux raid solitaire sur le flanc gauche, après avoir éliminé deux adversaires, Lorry a provoqué un coup franc dangereux à l’entrée de la surface. Le coup-franc a été mal exécuté par Nkounkou Moise.

mercredi 15 janvier 2014

CHAN 2014: Il faut se relancer après l’échec contre le Ghana


Les « Diables-Rouges » du Congo ont manqué leur entame du tournoi contre le Ghana, sur un petit but malheureux suite à un contre-favorable de Théophilius Anobaah.
Les « Diables rouges » ont manqué d’efficacité et de réussite pour leur tout premier match en Championnat d’Afrique des nations. Ce revers les place d’emblée en difficulté dans le groupe C, vu que la Lybie a aussi battu l’Éthiopie par 2-0.
Malchance…
La lutte entre Congolais(ici, Lorry Nkolo) et Ghanéens c'était "Je t'aime, Moi non plus..."
 
Les occasions les plus dangereuses furent pourtant congolaises avec des tirs non cadrés de Bersyl Obassi (4e) et d’Alain Binguila (6e).  Mais c’est d’abord Lorry Nkolo qui a vu sa puissante reprise repoussée par le portier adverse et le poteau (40e).
Kader Bidimbou en lutte contre le grand défenseur central ghanéen
Kwabina Adusei
 
Dans la foulée, le corner qui a suivi a vu le défenseur Boris Moubio, en lutte avec un défenseur ghanéen, tout proche de marquer  de la tête. Le ballon rebondit en effet sur le poteau. Le même Moubhio la repris pour manquer l’immanquable à un mètre de la cage pourtant vide.
Nkounkou Moïse et Hardy Binguila ne veulent pas lâcher le ghanéen Boateng
La malchance n’était pas que du côté offensif, puisque les « Black Stars » ouvrent finalement le score suite à un choc de pieds entre l’attaquant ghanéen Théophilius Anobaah et Léonce Andzouana Mbila (35e). La balle produit un contre-favorable pour le Ghanéen et  lobe Gildas Mouyaki  trop avancé : 1-0 pour le Ghana.

…et manque d’efficacité offensive 

Les attaquants congolais Lorry Nkolo, Obassy Bersyl et Bhebey Ndey ont été trop discret  dans la rencontre, surtout en première période. Il y’a eu beaucoup d’activité de la part des milieux Binguila et Nkounkou. Mais les attaquants doivent suivre aussi pour apporter la percussion qui amène le danger et le but.
Ankira(en rouge) a eu fort à faire contre Boateng du Ghana.
Le match de la dernière chance pour le Congo se jouera ce vendredi 17 janvier à Mangaung face à l’Éthiopie. Il va falloir que le coach Sebastien Migné apporte les corrections nécessaires pour que cette première participation au CHAN ne vire pas à la déception.
Nkounkou Moïse(Étoile du Congo) a été l'une des révélations du championnat congolais de 2013.
 
Déjà, il est clair que contre les Ethiopiens on a besoin de plus de robustesse au milieu. Au lieu d’utiliser  trois attaquants, dont deux ne seront d’aucun apport dans le jeu, il serait préférable de revenir au bon 4-4-2 classique.
Bissiki Magnoleké en lutte pour contrôler le ballon.
L’entrée en jeu de Lakolo pour épauler Ankira dans la récupération sera primordiale. Contre le Ghana, Ankira était le seul à faire le sale boulot, puisque Binguila et Nkoukou n’ont pas le physique pour ça.