dimanche 29 avril 2012

Cemac - Affaire Ntsimi : un scandale de plus pour la maudite région


Après le scandale de la BEAC en 2010, l’Afrique Centrale se retrouve au cœur d’une autre polémique sous fonds de malversation financière : l’Affaire Ntsimbi, ce fonctionnaire camerounais de 56 ans qui préside la Commission régionale depuis 2007.
Le pouvoir congolais et la presse- acquise à sa cause- a voulu étouffer l’affaire pour ne pas faire éclater toutes les vérités sur cette communauté régionale qui ne vit qu’au rythme de malversations, corruptions et despotisme. Le ministre Pierre Moussa, l’émissaire de Sassou auprès de son homologue Biya, s’est voulu même très discret.
Heureusement que l’éternel  revue Jeune Afrique est là pour mettre à la lumière toutes ses sales besognes orchestrées par les dinosaures de cette région riche en ressources naturelles.
Le lien de l’affaire se trouve en bas de la page. Dans cet article, très bien élaboré par François Soudan, on retrouve même les grandes manœuvres réalisées par le président Congolais pour obtenir la rotation par pays de ce poste stratégique.

Antoine Ntsimi(à droite) et son mentor Paul Biya.
Sassou est allé même jusqu’à signer des actes détaillant les accords financiers sur l’amnistie négociée avec le même Antoine Ntsimi, suivez bien ce qui suit :
Trente mois de salaire pour le président de la Commission, vingt mois pour le vice-président, quinze mois pour les commissaires, le tout au titre d'« indemnités pour services rendus », auxquelles s'ajoutent des gratifications annuelles (deux mois de salaire par année de présence), une indemnité de préavis (six mois de salaire) et une prime spéciale équivalente à deux à quatre mois de salaire. Au total, Antoine Ntsimi devrait donc toucher cinquante mois de ses émoluments, soit, au bas mot, 1 milliard de F CFA (1,5 million d'euros), dont une partie avant même la fin de son mandat, puisque l'article 2 de l'acte additionnel prévoit des avances sur solde de tout compte.
Mon Dieu, qui a induit ainsi Sassou en erreur? Au point de tout donner à un seul homme dans une région ou l’indice humain de développement est le plus faible du continent?
Sassou convoiterait-il ce poste afin de le léguer à l’un de ses neveux princiers quand viendra le tour de la présidence du Congo?
En tout cas,  ce scandale, qui est malheureux pour l’Afrique centrale, est une preuve de plus du système laxiste de Sassou. Toujours prêt à tout donner pour son intérêt personnel et celui de son clan.

mardi 17 avril 2012

Carlos Gomes Junior trahi par l’Angola


Le énième coup d’état que vient de connaitre la Guinée-Bissau, l’un des pays les plus pauvres de l’Afrique de l’ouest, est encore une conséquence de la diplomatie désastreuse de l’Angola. En effet, les putschistes ont justifié leur acte, en disant vouloir dénoncer l'existence d'un accord secret entre les autorités et l'Angola. Un texte qui, selon eux, voulait légitimer la présence de troupes angolaises (Missang) en Guinée-Bissau, pour protéger le gouvernement en cas de crise. Ce putsch est le résultat de plusieurs semaines de tensions entre le chef de l'Etat Bissau-Guinéen (Carlos Gomes), le président par intérim(Pereira) et Luanda, d’un côté, l’armée de la Guinée-Bissau de l’autre côté.
L’état-major de l'armée, pour exiger le départ de la mission militaire angolaise en Guinée-Bissau, avait commencé à multiplier des discours musclés (y compris des menaces physiques voilées) envers le contingent angolais une semaine avant le putsch.

Les troupes angolaises de la Missang.
Mise sur pied en mars 2011, la Missang compte environ deux cents éléments, et a débarqué en octobre des équipements militaires sophistiqués, dont des chars et des hélicoptères de combats. L'armée, qui se plaint d’être sous-équipée, accuse le gouvernement de se doter, grâce au contingent angolais, d'une force de protection en cas de crise.

Luanda cède face aux menaces

Toutefois, la surprise est venue de Luanda, qui a décidé contre toute attente de retirer son contingent et l’aide financière (un investissement de près de 300 millions de dollars). L’annonce du retrait du contingent, fait par le ministre angolais des Affaires étrangères, est apparue aux yeux des militaires bissau-guinéens comme un signe de faiblesse. Luanda ne devrait pas donc bouger un doigt pour soutenir Carlos Gomes junior.
Cette malheureuse décision diplomatique angolaise, qui lâche son allie politique, a conduit au coup d’état, a l’arrêt de l’ordre constitutionnel a Bissau et peut être même a la liquidation physique du premier ministre et du président par intérim.

Qu’est ce qui a pu motiver le revirement de Luanda ?

Le président angolais Eduardo Dos Santos a commis une erreur capitale dans la crise politique en Guinée-Bissau.

Deux possibles raisons :

1.       L’hostilité et la sensibilité de la population bissau-guinéenne quant à l’ingérence étrangère dans les affaires de leur pays.
En effet, l’intervention des troupes du Sénégal et de la Guinée-Conakry, pour soutenir l’ancien président Nino Vera en 1998-99, avait fait pencher la sympathie de la population pour les insurges anti-Vera.

Soldat Bissau-Guinéen
2.       La témérité de l’armée bissau-guinéenne et  le risque de l’enlisement.

L’armée bissau-guinéenne est réputée comme une armée aguerrie. Elle est sortie victorieuse contre l’armée portugaise (1963-1974) et contre les armées du Sénégal et de la Guinée Conakry (1998-99).

Les soldats de la Guinée-Bissau.
L’armée angolaise est aussi l’une des plus fortes et les mieux aguerries du continent. Mais elle n’est pas encore rendue à l’étape organisationnelle de se déployer très loin de ses frontières comme sa tutrice de Cuba.

L’armée cubaine a fourni aux militaires angolais une logistique technique et militaire très importante.

D’ailleurs en Afrique, à l’exception de l’Afrique du sud, l’Egypte et le Maroc, aucun pays ne peut envoyer des milliers d’hommes outre-mer pour combattre, sans risques d’encaisser une cuisante raclée.

Un soldat angolais pendant la CAN 2010.
Au président angolais Dos Santos, nous comprenons bien sa volonté de hisser l’Angola au rang de superpuissance, tel que l’impose ses immenses ressources pétrolières. Mais il devrait savoir que la politique c’est comme un jeu d’échec. Quand tu n’es pas certain, tu ne t’engages pas. Si tu le fais, mais vas-y jusqu’à la fin de la partie.



lundi 9 avril 2012

CS Sfaxien vs Léopards :: Résumé Vidéo



Voici un résumé vidéo de l’héroïque match des Léopards à Sfax, la capitale du sud de la Tunisie.

dimanche 8 avril 2012

Enfin un Vendredi Saint décrété férié à Cuba !

 
Le président cubain Raoul Castro a décrété "exceptionnellement" férié le 6 avril passé, Vendredi Saint. Le régime cubain accède ainsi à la requête formulée par Benoît XVI au cours de son voyage à Cuba.
Le président précise qu’il appartient maintenant aux organes supérieurs de la nation de prendre une décision définitive à ce sujet. En décembre 1997, Fidel Castro avait décrété le 25 décembre, exceptionnellement jour férié, à l'approche de la visite de Jean Paul II dans l'île. Une décision qui a ensuite été confirmée de façon définitive par les autorités cubaines.
Depuis la visite de Jean Paul II, Noël est donc resté férié dans l'île communiste.

Raúl Castro en 2008
À mon avis, ce jour férié  est un signe positif et plein d’espoir pour l’avenir politique de Cuba. Depuis son ascension au pouvoir, Raul Castro ne fait que confirmer sa réputation de dirigeant pragmatique. Il est l’auteur de plusieurs changements historiques comme la limite de durée de mandat à deux périodes de 5 ans, l’accès libre à internet pour les Cubains et même l’achat et la vente des maisons pour les particuliers.

COUPE CAF/Un retour miraculeux des « Fauves » du Niari


L’AC Léopards vient de réaliser ce que nous devrons, peut-être, qualifier du plus grand revirement jamais vu dans le football congolais. En effet, les « Fauves » du Niari viennent d’éliminer les Tunisiens du Club Sportif Sfaxien par deux buts à zéro, une victoire qui les qualifie pour les huitièmes de finale des compétitions africaines suite à une défaite aujourd'hui sur son terrain face à l'AC Léopards. Les deux buts des Léopards ont été l’œuvre de l’insaisissable Éric Nyemba(43e et 78e).


Le Club Sportif Sfaxien était pourtant la formation qui avait réalisé le meilleur score au match aller à Dolisie(2-1). On avait tous cru alors que l’élimination des Léopards était déjà consommée, le match retour en Tunisie n’était plus qu’une simple formalité. Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté de Remy Ayayos Ickounga, Président de l’AC Léopards. En effet, le colonel parachutiste Ayayos n’a jamais douté un seul instant de pouvoir ramener la qualification de Tunis. Il déclarait aux journalistes, tout juste avant de prendre l’avion, ceci : «  Nous les avons vu jouer à Dolisie, s’ils ont été capables de nous marquer deux buts rapidement, nous pouvons aussi en faire autant chez eux. » Il a tenu sa parole et ses protégés ont répondu à son cri de cœur.

Cet exploit historique n’a été rendu possible que grâce à un milieu de terrain très actif et une qualité de jeu exceptionnelle de la part des Congolais. La défense sfaxienne a alors commencé à subir le coup des attaques congolaises de plus en plus pressantes, ce qui a amené aux deux buts de l’attaquant originaire de la RDC Éric Nyemba.

Bravo aux Fauves de Dolisie !

Cette victoire devrait attirer l’attention du ministre des sports, Opimbat, pour qui le sport au Congo ne semble se résumer à la sélection nationale masculine. Les clubs congolais et le football féminin sont devenus les parents pauvres de cette politique handicapée.

Club Sportif Sfaxien 0-2 AC Léopards (aller 2-1)