lundi 25 février 2013

Raul Castro réélu à la tête de Cuba


Sans surprise, le président Raul Castro a été reconduit ce lundi 25 février pour un deuxième et dernier mandat de cinq ans à la tête de Cuba. Toutefois, il n’a pas exclu de démissionner bien avant la fin de son mandat pour les raisons de son âge (il aura 82 ans le 3 juin).
Raul Castro lors d'une parade militraire
Raul Castro n’a jamais pu échapper à la comparaison avec son illustre aîné Fidel, mais il est plus réservé, moins bavard que son frère. C’est lui qui a entamé les reformes pour conduire Cuba tout doucement vers la fin du socialisme, même s’il s’en défend publiquement. « J'ai été élu pour défendre, maintenir et poursuivre le perfectionnement du socialisme, non pour le détruire », a-t-il affirmé. « Nous continuerons à le faire, doucement mais sûrement, les pieds sur terre », a-t-il ajouté en réponse à ceux qui réclament une accélération des réformes qui introduisent une économie de marché dans le système d'État. 
Cuba tire sa première source de dévises dans le secteur touristique.

Il a aussi allégé les règles d’émigration des Cubains. Plus besoin aujourd’hui de « permis de sortie » pour quitter l’île, un passeport a été mis en circulation, ce qui a profité aux opposants désormais libres de se rendre à l’étranger hors du contrôle des autorités.
Raul Castro au début de la Revolution Cubaine.
Il faut rappeler que des deux frères Castro, c’est au départ lui le plus radical du communisme. Raul Castro et Ernesto « El Che » Guevara ont milité dans les rangs communistes bien avant Fidel.

jeudi 21 février 2013

Cuvette-Ouest : la « Municipalisation accélérée » ne s’est pas arrêtée


Le ministre Jean-Jacques Bouya est un travailleur infatigable. Au moment où les mauvaises langues soutiennent que la majorité des travaux de la Municipalisation de 2011 accélérée ont été inachevés, lui se rend sur le terrain pour rappeler aux Congolais qu’une municipalisation ne se fait pas en 2 ans ni en 4 ans. Il faut arrêter de trop parler pour ne rien dire de bon…
Jean-Jacques Bouya viste le stade d'Ewo-centre
La route Makoua-Etoumbi est presque finie. Des ponts ont été construits et des dalots de supports fin prêts. Il ne reste que quelques dizaines de kilomètres à bitumer et Etoumbi « La Belle sera raccordée à la Nationale 2 via Makoua et la rivière Mambili. Cette route sera importante, du fait qu’elle longe le parc national d’Odzala. C’est donc une plus-value pour le développement touristique national.

Tout au long de cet axe routier, des dizaines de villages ont été équipes de nouveaux puits de forage d’eau potable et des écoles.
Vidéo:

Cuvette-Ouest : la « Municipalisation accélérée » ne s’est pas arrêtée



Etoumbi possèdera bientôt un hôpital moderne avec les équipements de la fine pointe de technologie. Une centrale électrique thermique est aussi prête pour alimenter toute la ville. Mais l’idéal serait que cette centrale soit raccordée, à moyen terme, par des sources d’énergies renouvelables.
À Ewo, le stade de football, avec une tribune moderne et une superbe pelouse, est fini et prêt à recevoir des rencontres du championnat de football. Là aussi c’est la jeunesse d’Ewo qui en sort bénéficiaire pour lutter contre l’oisiveté via les activités sportives.
Les environs de Makoua
C’est bien beau tout ça là, mais le développement des ressources humaines ne suit pas encore. Le Congo a besoin de créer des écoles de métiers dans les départements afin de former des cadres locaux compétents qui pourront gérer ces infrastructures. Il n’est pas normal, par exemple, qu’une grande ville comme Ouesso soit paralysée pendant une semaine à cause d’une panne de la turbine  de la centrale thermique. Il a fallu faire appel à un technicien de Brazzaville.

Cela n’est pas digne d’un État qui se respecte.
Vidéo:

samedi 16 février 2013

Koffi Olomidé répond aux « Combattants »

Koffi Olomide

Dans un style humoristique purement kinois, Koffi Olomidé, la grande icône de la musique, parle des multiples maux qui minent la société congolaise d’aujourd’hui. Dans cette entrevue télévisée assez propre aux Congolais de la rive gauche, le chanteur-compositeur congolais parle des deux nouveaux acteurs apparus récemment pour tuer la musique congolaise : les Combattants et les églises de réveil (évangéliques).

Les Combattants constituent un réseau de Congolais de la diaspora qui tentent d’utiliser la terreur pour décourager tous ceux qui œuvrent pour défendre les couleurs de la RDC, que ce soit dans la musique, les sports et la politique. Partout en Europe à Bruxelles, Paris, Rome, ils traquent les célébrités congolaises qu’ils accusent d’être des  pro-Kabila. En décembre 2012, ils avaient agressés le sénateur Kengo Wa Dondo, et son épouse, dans une gare de train de Bruxelles. Des musiciens comme Koffi Olomidé ou Werrason, qui sont menacés à chaque fois qu'ils veulent organiser un concert hors du Congo, ne peuvent même plus se produire en Europe… La liste des victimes s'allonge. Entre eux, ces bandes d’agresseurs s'appellent des « Combattants ». Ils cherchent à terroriser les Congolais trop « tièdes » à leurs yeux et à attirer l'attention du monde sur le régime Kabila.

Koffi Olomidé parle aussi de l’omniprésence des églises de réveil en RDC qui essaie par tous les moyens de tuer la musique et la culture congolaise en décourageant les fans d’assister aux concerts et d’acheter les albums de la musique congolaise, au profit de la musique religieuse.

Le fondateur de Quartier Latin parle aussi de Cindy le Cœur, sa nouvelle pop star, et ses prochaines sorties. À propos de la polémique née entre Tsala Muana et sa chanteuse Méjé 30, il a refusé de parler de séparation. Il soutient que les deux artistes sont toujours ensemble et elles iront se produire à Lomé bientôt.

Comme à ses habitudes, Koffi n’a pas oublié ses chers Léopards, qui ont déçu les amateurs du football lors de la dernière CAN 2013. Il affirme que dans la hiérarchie du football africain, la RDC est devant le Burkina Faso, récent finaliste de la CAN. La sortie prématurée des Congolais au premier tour est donc inacceptable. Il propose de rebâtir une nouvelle sélection basée sur les meilleurs joueurs locaux repérés dans toutes les provinces de ce vaste pays.

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dimanche 20 janvier 2013

CAN 2013: RDC et le Ghana aromatisent le tournoi


Le Ghana et la RDC, en se séparant par un match nul de 2-2, ont apporté un peu d’arôme à un tournoi qui a connu la plus piètre inauguration de son histoire (0-0 pour les deux rencontres).
La première période a commencé à 100 km/h, avec des incursions des deux côtés, même si  ce sont les Léopards qui vont dominer légèrement.
Dès la 6e minute du jeu, Mputu déborde sur l’aile droite et adresse un centre au ras du sol pour Lualua qui trouve le menton de la barre transversale avec une reprise sèche.
Trésor Mputu en lutte contre Dereck Boateng
Trois minutes après, c’est Mbokani qui fixe un défenseur ghanéen à l’entrée de la surface avant de centrer pour Mputu, qui voit sa frappe à bout portant complètement dévissée.

Peu à peu, les Black Stars vont retrouver leur sérénité et la force tranquille qui les a toujours caractérisé. Ils se mettaient à construire un de passe simple et fluide. Vers la fin de la première période, Annan trouve Gyan Assamoah sur une longue ouverture. L’attaquant ghanéen rate sa cible seul devant le gardien congolais Robert Kidiaba. Ce n’était qu’une partie remise.

Kwadwo Asamoah s’appuie sur son homonyme Gyan, sur une belle action collective, et trouve Emmanuel Badu sur la dernière passe pour l’ouverture du score (42e , 1-0). C’est sur ce score que prend fin cette séduisante première partie.
À la reprise, le match reprend de plus belle, au délire du bouillant public qui est gâté par deux équipes adeptes du beau football.
Sur un manque de concentration de la défense congolaise, Kwadwo Asamoah trompe Kidiaba(2-0, 51e). Les carottes semblaient cuites pour la RDC.
Entre-temps, l’entrée en jeu de Deo Kanda, à la place de Lualua, a apporté un peu plus de spontanéité et de vivacité dans l’attaque congolaise.
Sur une belle ouverture de Cédric Makiadi, Mputu part dans le dos de la défense ghanéenne et réduit le score avec l’extérieur du pied en finesse (2-1, 55e). Une belle consécration pour l’enfant prodige qui s’était déjà révélé à la première journée de la CAN 2006, lancé par le même Claude Leroy. Mais les problèmes de discipline ont grandement freiné sa carrière professionnelle.
Mbokani a pesé sur l'attaque
Les léopards continuent de mettre la pression sur le Ghana avec un excellent Makiadi, impeccable au milieu du terrain. Le Ghana, cependant, ne recule pas, au contraire ils vont être prêts d’aggraver le score par deux reprises, d’abord avec Gyan Assamoah et ensuite un tir de Dereck Boateng contré par Kidiaba.

Dieumerci Mbokani obtient un penalty, suite à un tirage de maillot dans la surface. L’attaquant d’Anderlecht se fait justice lui-même (2-2, 70e). C’était une égalisation logique.
À LA 80E Makiadi dresse une passe en profondeur Kaluyituka, entré à la place de Kabangu, sur l’aile droite. Le petit attaquant congolais déborde puis fixe la défense ghanéenne, en attendant de trouver Mulumbu en retrait. Ce dernier voit sa frappe détournée en corner par l’excellent portier du Ghana.
Dans les dernières minutes du jeu la balle change rapidement d’un camp à l’autre. Mais c’est la RDC qui se sauve de justesse grâce à Kidiaba, d’abord avec une claquette ferme sur un puissant et vicieux coup franc de Badu. Puis dans les arrêts de jeu, c’est une tête piquet de Gyan Assamoah qui est stoppée sur la ligne du but.
Le moins que l’on puisse dire, est que le public peu nombreux a été gâté par ce joli match nul.