dimanche 10 janvier 2016

Ce que les internautes recherchent sur le blog El Cubano



Voici, par mots-clés,  les 5 Top sujets que les internautes ont recherché sur ce blog le mois dernier :


SUJET # 1 (22%)

La capitale la plus sale du monde 









Port-au-Prince, la capitale haïtienne, est la plus sale du monde.

SUJET # 2 (19%)

Kinshasa, la ville la plus sale 










Kinshasa ne trouve toujours pas de réponse à la question de l’insalubrité.


SUJET # 3 (17%)


Ayesha Alexander, origines 


Ayesha Alexander est une actrice canadienne(Toronto). Elle est mariee au basketteur americain Stephen Curry.


SUJET # 4 (17%)


La plus belle ville d’Afrique centrale 










Bata, la capitale économique de la Guinée Equatoriale, est la plus belle ville en Afrique centrale.


SUJET # 5 (15%)


Claudia Sassou  










Claudia Sassou Nguesso est la fille et la conseillère en communication du président congolais.








lundi 4 janvier 2016

Congo-Brazzaville : la crise économique arrive à pas géants.


La chute du prix du pétrole à 40-45 dollars le baril pèse énormément sur le Congo, dont l’État tire à plus de 80% de ses recettes sur cette ressource. Cette tendance devrait perdurer avec le retour en force imminent de l’Iran (4e en termes de réserves pétrolières mondiales) sur le marché international. 
Ce retour en force de l’Iran sur le marché va augmenter l’offre mondiale du pétrole. Les prix vont encore sensiblement baisser, car l'Iran voudrait combler son déficit financier au sortir des sanctions qui lui sont infligées par les grandes puissances internationales.


Cette situation désagréable se fait déjà sentir aujourd'hui au Congo où tous les chantiers sont en standby. L’État congolais n’arrive plus à tenir ses engagements et délais de financement auprès de ses partenaires pour les grands travaux. Pour ne pas arranger les choses, la Chine, son principal partenaire économique, est aussi en crise actuellement. La récente crise du carburant qui paralyse Brazzaville et Pointe-Noire depuis deux semaines, vient encore s'ajouter pour enfoncer le clou.

La coopération sino-congolaise connait un frein à cause de la crise économique internationale.
Cette crise du carburant paralyse la vie économique des deux plus grandes villes du pays, avec comme conséquences la flambée des prix des marchandises et des délestages électriques intempestives. Cependant, nulle n’est question de céder à la panique et la fatalité. Le gouvernement congolais peut encore redresser la situation en prenant des mesures fermes et pragmatiques. 

Le Congo ne manque pas de ressources naturelles et humaines pour surmonter cette crise économique. Mais le président Sassou devrait laisser de côté son système politique qui entretien l’incompétence, le clientélisme et le culte de la personnalité dans le quotidien des congolais.

Congo-Brazzaville : la crise économique arrive à pas géants
La plateforme petrolière de Djeno.
Nous devons tous réunir nos ressources et forces pour relancer les secteurs économiques qui sont porteurs d'espoir dans le marché international. Cela devra se faire en appliquant les méthodes rigoureuses de la bonne gouvernance comme le font les dirigeants de l’Éthiopie et du Rwanda.

Voici les secteurs économiques émergents que le Congo peut relancer pour sortir de la dépendance du marché du pétrole :


L’électricité thermique

Congo-Brazzaville : la crise économique arrive à pas géants
Les turbines électriques de Moukoukoulou.

La nouvelle centrale hydroélectrique d’Imboulou inaugurée en 2011 tarde à offrir le rendement prévu sur le réseau de distribution électrique nationale. Les travaux de construction du barrage de Liousso(19,92 MW) connait un ralentissement dû aux financements. D’un autre côté, les recettes des exportations pétrolières ont chuté de 60% de sa valeur nominale. Allons-nous continuer à subir, en même temps,la crise financière et les délestages électriques ?

Non, chers compatriotes, c’est l’un ou l’autre mais pas les deux. La première décision à prendre est d’augmenter le nombre de centrales électriques à gaz et des centrales thermiques dans le pays afin de soutenir l’émergence d’une économie locale dynamique et émergente. 


Cimenterie Dangote
La cimenterie Dangote, en construction dans la Bouenza, est l'un des projets prometteurs pour redynamiser l'économie congolaise.

Sans energie on ne peut rien faire. Sans énergie on ne peut même pas se rendre au travail, ni se aller se faire soigner à l'hôpital. Tout développement comme par là. Malheureusement, nous avons pris la mauvaise habitude d'exploiter nos hydrocarbures pour les exporter et gagner des devises qui vont nous permettre encore d'acheter des biens de cossomation importés. C'est donc le cycle vicieux que nous faisons avec nos hydrocarbures. Pourquoi ne pas les exploiter pour booster d'autres potentialités encore endormies et ainsi diversifier notre économie?

La centrale à gaz de Djeno, à Pointe-Noire.

Pour cela, nous devons réduire nos exportations pétrolières et doubler les capacités de la Coraf pour alimenter le marché national en produits raffinés: gaz butane, supercarburant, carburéacteur, gasoil et fuel. Si la Coraf double sa capacité de traitement du brut rapidement, ça nous donnerait la matière première nécessaire pour construire plusieurs centrales thermiques et gazières en peu de temps. Si dans les deux années à venir, nous pouvions augmenter la production électrique nationale de 20%, grâce aux centrales thermiques, nous aurions fait un pas important vers l’élimination des délestages électriques au Congo.

la récupération des gaz torchés à Pointe-Noire.
Le revers de la médaille de cette stratégie serait l’augmentation du niveau de pollution de nos villes. Mais que devrions-nous faire encore? Continuer de vivre sans électricité dans un environnement naturel "écologique"?

Même sans exploiter des centrales thermiques, l'aire de nos grandes villes est deja très polluée avec des echapements de gaz des vehicules, motos et toute sorte d'engins qui circulent sans respecter les normes environnementales du pays. En plus de notre propre population, il faut ajouter celle des pays industrialisés qui nous penalisent déjà directement avec les changements climatiques des dernières années.
La belle époque de la Comilog au Congo
Nous n’allons pas attendre une « révolution industrielle verte » pour sortir du marasme économique. Nous avons besoin de l’électricité pour soigner nos malades dans les hôpitaux. Nous avons besoin de l’électricité pour éclairer nos écoles et supporter l’éducation nationale. L’électricité nous permet de soutenir nos activités économiques, pas seulement les grandes structures économiques mais aussi les petits opérateurs locaux. 

L’écotourisme

Fleuve Congo


L'écotourisme est l'un des secteurs qui connaît le plus fort taux de développement dans le monde. Le Congo qui est l’un des grands poumons verts de la planète ne devrait pas rester au bord de la rue de cette embellie financière. Nous avons les ressources naturelles et les potentialités respectables pour offrir un bon produit écotouristique sur le marché. Malheureusement, les autorités congolaises ne prennent jamais le temps d’associer les collectivités locales et les opérateurs économiques locaux dans ce genre de projets. 

Alima Palace, Oyo, Congo
Alima Palace à Oyo.

Nous avons l’exemple des projets faramineux et fantaisistes de l’aéroport international d’Ollombo et de l’Hôtel Alima Palace d’Oyo qui sont tombés à l’eau. Pourtant l’idée de ces projets était intéressante et légitime. Cependant, le maître d’œuvre de ces projets n’a pas tenu compte des réalités et des limites du marché avant de les démarrer. Les villes d’Oyo et Ollombo ne sont pas encore prêtes pour abriter de telles méga-infrastructures. 


Corniche de Brazza
La nouvelle corniche de Brazzaville, encore en construction, va repositionner la capitale congolaise comme le premier pôle tourisitque du pays.
Avant de lancer un produit touristique, il faut d’abord créer un label qui se vend. Ce label nous les avons avec nos parcs naturels de gros singes et notre paysage fantastique. Ce qui nous reste à faire est seulement d’améliorer les infrastructures de transports et de l’hébergement qui relient ces parcs naturels aux villes les plus proches. 

Makabana
Il faut réhabiliter le chemin de fer  de la Comilog pour faire renaitre luxuriante ville de Makaba.
On n’avait pas encore besoin d’un grand aéroport international, sinon juste des tous petits aérodromes pouvant accueillir des frets commerciaux, des gares routières bien équipées et des petits ports fluviaux.

On devrait développer au moins plusieurs axes de transport pouvant relier le couple Oyo-Ollombo des parcs d’Odzala et Ndoki en si peu de temps. Un autre axe de transport entre Ouesso- Ndoki; Ouesso-Lac Télé-Epena; Mossaka-Oyo-Ollombo.

Route nationale Brazza-pn
La route Brazzaville-Pointe-Noire est presque en phase terminale au niveau de la Bouenza.
Dans la partie sud du pays, on réhabilite le chemin de fer de l’ancien Comilog pour le connecter aux parcs de Mayombe via la route nationale Pointe-Noire-Brazzaville. Tout au long de ces axes routiers, on construit des auberges, des campings de cabanes en bois, des stations d’essence et d’approvisionnement en divers produits de consommation, des Guest Houses(villas d’accueil), des gites modernes en bambou…Bref, des infrastructures hôtelières qui répondent aux normes de la biodiversité sont celles qui se vendent bien de nos jours.

Ollombo Airport
L'aéroport international d'Ollombo.
En matière d’hébergement, là aussi on n’avait pas besoin d’un hôtel 5 étoiles au milieu de nulle part à Oyo. On pouvait encourager des opérateurs économiques locaux de construire des petits hôtels comme ceux qui inondent Brazzaville ces dernières années. 


La filière du cacao


Après une longue période d’hibernation, le Congo a décidé de relancer sa filière du cacao grâce à un partenariat public-privé. Le déclic est venu de la société forestière malaise Olam qui s’est engagée à commercialiser le produit.

C’est un pas important, certes, mais qui devra être amorcé avec rigueur et sérieux. Il ne suffit pas seulement de se contenter d’un partenariat avec Olam. Il faut diversifier les partenariats et les stratégies pour augmenter la production et la qualité du cacao congolais. Le marché du cacao est l’un des plus stables du commerce mondial. Il y’a définitivement des gains à chercher dans ce secteur.

Le cacao congolais est encore perfectible de qualité.
L’une des premières décisions devraient être d’accorder des subventions aux planteurs congolais actuels et à ceux qui veulent s’y lancer. Pour le début d’un projet pilote, il faut créer des villages agricoles, comme ceux qui ont été construits à Igné, qui se spécialiseront uniquement sur la culture du cacao. Les départements de la Sangha, la Lékoumou, la Likouala et la Cuvette sont ceux qui présentent les meilleurs atouts géographiques pour expérimenter ces nouveaux villages cacaoyers.

Dans chacun de ces villages, on créera des laboratoires pour permettre le clonage des plants améliorés de cacao qui apporteront des meilleurs rendements. Dans le cas de la région de la Sangha dont les vergers sont nombreux, mais devenus trop vieux et mal entretenus, il sera impératif de procéder à la régénération des vergers à travers le greffage des jeunes plants.

Toutes ces mesures sont nécessaires à relancer la production cacaoyère congolaise, en quantité et en qualité, afin de retrouver sa compétitivité dans le marché international. Par ailleurs, les subventions de l’État vont permettre de démarrer les activités et d’accroitre les revenus des producteurs pendant les périodes de non-production.

C’est aussi une manière de rentabiliser les énormes revenus du pétrole qui jusqu’ici n’ont servi qu’à alimenter la bureaucratie, la corruption et la culture de l'assistanat dans la mentalité congolaise.

lundi 14 décembre 2015

Les dix villes les plus propres d’Afrique


Notre article sur les 25 villes les plus sales du monde a été le sujet le plus populaire et commenté de nos visiteurs. Pour fermer le thème, Nous vous proposons un classement des dix villes les plus propres d’Afrique. Nous allons nous concentrer exclusivement sur l’Afrique parce que l’hygiène de nos villes devrait être notre principale préoccupation.
Welcome to Africa.
Cette étude se base,  d’une part, sur les classements mondiaux des villes où il fait bon vivre, que des grandes agences de développement international publient régulièrement. D’autres parts, nous avons tenu en compte les études des agences de tourisme international et des bloggeurs sur les voyages. 
C’est un classement élaboré sur la base de critères de salubrité (la propreté des rues, des marchés publics et des toilettes publiques accessibles à tous), mais aussi écologiques (disponibilité et qualité de l’eau, gestion des déchets, présence des grandes aires vertes où l’on peut se reposer ou se promener sous l’ombre des arbres. Pour cette étude, nous ne considérons que les villes qui comptent 100 milles habitants ou plus.
Qu'elle est belle l'Afrique !

Voici notre TOP 10 des villes les plus propres d’Afrique.


        1.  Bloemfontein (Afrique du Sud)

Le centre du rugby sud-africain, est la ville la plus européenne de l’Afrique. Sa population est majoritairement blanche et afrikaner. 

Un parque du centre-ville de Bloemfontein
La propreté des rues de la ville et ses infrastructures sanitaires rappellent aux visiteurs une ville typique hollandaise, allemande ou américaine. Le transport public est aussi confortable, surtout son réseau de train dense et ses gares bien entretenues.

        2 Windhoek(Namibie)

Disons-le sans embûches : la Namibie est le pays le plus propre et organisé de l’Afrique. Dans ce pays africain, qui n’appartient pas aux africains, il n’y pas de coupures de courant, les routes sont en bon état, l’approvisionnement en eau potable fonctionne correctement, les embouteillages sont presque inexistants et la verdure autour des villes est superbe. 
Windhoek
Le centre-ville de Windhoek
 C’est dans ce contexte exceptionnel qu’il faut rendre honneur à Windhoek, sa capitale. Windhoek est l’une des villes les plus propres, l’une des mieux urbanisées et l’une des plus belles du monde. Elle est située sur une vallée montagneuse coincée entre deux chaînes de montagnes. 


L'avenue de l'Independance à Windhoek.

C’est une ville aux jardins et aux arbres bien entretenus, avec des avenues à quatre et six voies, des centres commerciaux modernes et certaines des personnes les plus accueillantes de la terre. Le transport en commun est impeccable.


          3. Victoria(Seychelles)

Les dix villes les plus propres d’Afrique
Le Big Ben Place de Victoria

La capitale de l’archipel des Seychelles reste encore dans l’ombre de l’image des belles plages de sable blanc qui vient à l’esprit des touristes. Pourtant, elle a beaucoup plus d’autres surprises comme la propreté de ses rues, parcs et la qualité de l’air. 

          4.  Rabat(Maroc)

La ville du Roi est une superbe agglomération, très propre et doté d’infrastructures sanitaires respectables. Sa force c’est son centre-ville, avec ses rues entretenues de manière impeccable. 

Rabat, Les dix villes les plus propres d’Afrique
Une promenade du centre-ville de Rabat.
Les transports en commun sont excellents et les trains qui relient Rabat aux autres grandes villes du pays (Casablanca et Marrakech) sont confortables. Les restaurants sont propres, avec un service professionnel et à la mesure de la clientèle. Rabat, c’est le miroir même du savoir-faire marocain.

          5.  Port-Louis (Maurices) 


Le paradis existe et il se trouve sur terre, à l’Île Maurice, à Port-Louis. C’est une ville-capitale propre, dotée des infrastructures d’usage publique (Toilettes, marchés, stades des sports…) en très bon état. 
Port-Louis
Une aire de repos, au bord de la mer, à Port-Louis.
Le ramassage des ordures et le réseau des bus du transport public est d'une efficacité inégalée. En bonus pour les visiteurs, sept femmes sur dix que vous croisez sur le trottoir des piétons est charmante.
À suivre...

Les dix villes les plus propres d’Afrique (SUITE)

Kigali

        6. Kigali (Rwanda)

       En quittant l’aéroport international de Kigali, il y’a une certitude qui vous frappe : la propreté de la ville. Les avenues et boulevards à deux sens, avec entre eux du gazon et des arbustes aux feuillages majestueux, émerveillent par leur beauté. La plupart des grands carrefours ont connu des aménagements particuliers, avec des mini parcs gazonnés que les populations, une fois tous les deux ou trois jours, viennent entretenir en arrosant et en taillant le gazon.       
Une avenue du centre-ville de Kigali.
       Le transport en commun n’est pas encore trop développé, mais on peut s’y déplacer sans trop de difficultés pour un pays classé comme l'un des plus pauvres du monde.

7      7. Bizerte (Tunisie)

        Bizerte n’est plus la rayonnante perle qui faisait la fierté du régime de Ben Ali, mais elle reste encore l’une des plus belles et propres villes d’Afrique. Ses rues sont larges, avec une circulation de voitures bien organisée. Le transport en commun dans le centre-ville est assuré par des mini bus et des taxis. 
        
La cité antique de Bizerte regarde vers les côtes italiennes.
       Les restaurants et centres commerciaux sont dotés d’infrastructures sanitaires propres et accessibles à tout le monde. À Bizerte, on peut se reposer tranquillement au bord de la mer et voir le temps s’arrêter.

        8. Le Cap (Afrique du Sud)

       
Le Cap, Afrique du sud, Les dix villes les plus propres d’Afrique
Le Cap-Town
       Le Cap est certainement la ville la plus intéressante d’Afrique du Sud, non seulement parce qu’elle est beaucoup moins dangereuse que ses sœurs rivales telle que Johannesburg, Durban, Port-Élisabeth, mais aussi parce que son cadre architectural et sa propreté unique (hors mis les townships noirs) forcent l'admiration.

Un quartier musulman du Cap.

       9. Accra(Ghana)

       La capitale du Ghana est sans doute la mégapole la plus propre de l’Afrique du sud du Sahara. Les rues toujours bondées, mais propres. Les restaurants et les commerces sont dotés de toilettes propres et accessibles aux clients.       
Accra, Les dix villes les plus propres d’Afrique
La Cour Suprême du Ghana à Accra.
       On y trouve aussi dans la rue, des toilettes privées, pour dépannage du grand publique bien que de très modeste qualité. Le problème d’Accra c’est la pollution de l’air et la trop grande concentration des véhicules qui occasionnent un lourd trafique presque 24/24h. C'est une ville qui ne dort jamais.

1      10. Yaoundé(Cameroun)

       La capitale du Cameroun n'a que deux péchés mignons : l’insécurité et sa poussière rougeâtre. 
Miss Cameroun
Yaoundé est le centre nerveux de la beauté noire.
       Si l’homme pouvait apporter son génie pour trouver une solution à ces deux épines, Yaoundé deviendra la capitale la plus belle, la plus propre et la plus agréable à vivre de l’Afrique noire. 
Yaoundé
Le centre des affaires de Yaoundé
        Mais surtout noubliez pas, les femmes de Yaoundé sont toutes belles à vous couper le souffle.

mercredi 25 novembre 2015

Congo-Brazzaville/L’Après-Claude Leroy : continuer ou tout reconstruire ?


Tout juste après avoir qualifié le Congo pour le 3e tour des éliminatoires du Mondial-2018, le sélectionneur Claude Le Roy a annoncé son départ. Toutefois, c’était un secret de polichinelle que la partie congolaise voulait déjà tourner la page, à un peu plus de trois semaines de la fin de son contrat. 

Un mois plutôt, aucune des deux parties n’avait manifesté l’intérêt de continuer dans le projet. Il fallait donc vite se séparer et trouver un sélectionneur pour continuer ce double projet ambitieux, qui en plus du Mondial 2018, doit nous qualifier pour la Can 2017. Le sujet de cet article est de débattre sur l’héritage légué par le technicien français : doit-on continuer  ce que Leroy faisait, ou bien tout repartir de nouveau?

Avant de répondre à cette question, révisons d’abord son bilan pendant ses deux ans passés à la tête de la sélection nationale du Congo et la sélection des moins des 23 ans.

Le Capi Prince Oniangue jubile après son but contre le Gabon à la Can 2015.

Bilan comptable en chiffres :

·         Matchs gagnés : 13
·         Matchs perdus : 14
·         Matchs nuls : 4
·         Buts marqués : 41
·         Buts encaissés : 41


Missions et objectifs :

·         Qualification à la Can 2015: (Objectif atteint seulement grâce à la disqualification du Rwanda pour fraude).

·         Jeux Africains 2015 avec les U23-Médaille: (Non atteint).

·         Qualification à la Can U23-2015: (Non atteint).

Après le bilan en chiffres, nous avons aussi le bilan qualitatif qui porte sur l’amélioration du niveau technique du football congolais. Sans oublier le développement des jeunes talents. Mais comme on peut le constater, le bilan en chiffres est moyen avec un balancement dans les couples victoires/défaites et Buts pour/Buts contre. Les objectifs n’ont pas globalement été atteints.

Thievy Bifouma, diables rouges
Thievy Bifouma est la star montante du football congolais.
Le bilan qualitatif aussi n'est pas fameux, car Claude Leroy avait pratiquement utilisé une rotation fixée au tour de 13 ou 14 joueurs en deux ans. Il n'y a pas eu de nouveau talent découvert ni développé. Même si le technicien a beaucoup fait les éloges du talent des joueurs locaux Sagesse Babelé, Kounkou Moïse et Merveille Ndocky, ces joueurs n'ont pas encore produit des prestations à la hauteur des attentes. Pendant le tournoi de football des Jeux Africains 2015, ils ont tous les 3 montré des insuffisances techniques et physiques pour cette catégorie des moins de 23 ans.

L’apport technique de Claude Leroy dans le jeu a été indéniable par contre. On a vu qu'avec sa présence sur le banc, le Congo a pu frapper fort. Des adversaires redoutables à domicile comme le Nigeria, le Soudan et l'Éthiopie ont subi la loi du "diable" rouge. La belle prestation à la Can 2015 sont aussi à créditer dans son apport. Mais c’est surtout le fait que l’on a pu inscrire 8 buts en deux matchs à l’extérieur de suite, face à la Guinée Bissau et l’Éthiopie, qui marque un profond changement. Cependant, le revers de médaille est que le Congo avec Claude Leroy encaisse autant de buts qu’il en fait. C’est le principal défi qui attend le nouveau candidat à la succession.

Hervé Renard est très convoité par le Congo.
La Fecofoot et le ministre des sports, Léon Alfred Opimbat(très impliqué dans ce dossier), devraient prendre le temps d’analyser cette question avant de s’embarquer à la va-tout avec un nouvel entraîneur. Il est de notoriété publique que les congolais adorent faire le choix de l’effet médiatique plutôt que d’adopter la bonne méthode qui conduit aux solutions durables. Le Congolais aime quand la presse internationale lui fait de la publicité même quand il ne la mérite pas. Voilà pourquoi les rumeurs qui annoncent les tractations en cours pour piocher un gros nom français du football sont crédibles. En effet, l'on parle de Hervé Renard, Roger Lemaire ou Patrice Carteron...Les rumeurs les plus folles avancent même que Raymond Domenech aurait été aperçu à Brazzaville.

Le Congo attend le retour de son grand attaquant Fodé Doré.

Pourtant on a bien vu qu’avec le célèbre sélectionneur Claude Leroy, le bilan global a été décevant. Nous souhaitons que cette fois-ci les choses se fassent avec plus de sagesse et de critères. Contacter un gros nom est bien souvent lié avec une forte personnalité du candidat. Nous avons déjà connu bien des ennuis avec Claude Leroy à cause de sa forte personnalité, réputée comme trop conservatrice, qui n’admet jamais son erreur et ne corrige pas ce qui va mal. En plus, un célèbre entraîneur aura tendance à vouloir tout changer et reprendre avec son propre système. Hors la sélection congolaise est déjà sur le bon chemin. Elle marque beaucoup, au délire de ses supporteurs, il faut seulement trouver une réponse à la médiocrité défensive.

Pour y parvenir, on a seulement besoin d’un entraîneur sérieux, de préférence jeune (car l’équipe est plein de jeunes joueurs inexpérimentés), ouvert d’esprit et à toute option de choix tactique. Cet entraîneur devrait cocher sur papier qu’il accepte de résider au Congo et de faire le suivi des joueurs locaux susceptibles d’intégrer l’équipe nationale.

Nous n'avons pas besoin de tout reprendre à zéro, car nous avons déjà trouvé la formule de la victoire. Le noyau de l’équipe sera bâti autour de la jeune vedette Thievy Bifouma Koulossa. À ses côtés, il pourra s’appuyer sur ses lieutenants Fodé Doré, Delvin Ndinga, Fabrice Ondama, Francis Nganga et le tout puissant capitaine Prince Oniangué.

Par ailleurs, il y’a quelques valeurs sûres qui n’ont pas vraiment bénéficié de la confiance de Claude Leroy, malgré leurs potentiels techniques largement au-dessus de la moyenne du groupe. Il s’agit de l’ailier gauche Chris Malonga, de l’avant-centre Dominique Malonga et du dépositaire, en l’occurrence, le « Bombardier » Hardy Binguila.

L'attaquant dribbleur Chris Malonga Ntsayi.
Voilà en principe ceux qui devraient constituer l’ossature de l’équipe pour continuer les éliminatoires. Maintenant quitte au nouvel entraîneur de compléter le reste, en essayant de résoudre la problématique du nombre de buts encaissés élevé.

Pour ce dernier point, il serait important de rappeler le géant Christopher Samba. C’est vrai que ça n’a jamais été le grand amour entre le milieu du football congolais et le joueur, mais il faut trouver une solution définitive à ce vieux conflit. Samba apportera plus de présence physique et de la voix dans cette fragile défense. Si tous ces conflits émotionnels sont résolus, nous pourrions affirmer que même un entraîneur africain ou local pourrait entraîner cette équipe avec des meilleurs résultats que ceux de Claude Leroy.