lundi 11 janvier 2016

Brazzaville regarde maintenant le fleuve Congo



Avec la construction de la nouvelle corniche de Brazzaville, la ville va cesser de tourner le dos au fleuve après plus de 55 ans de sommeil profond. Ce projet qui vise à redonner de la valeur à la capitale du Congo, aura des retombées positives pour le bien-être des citoyens.

la maquette de la nouvelle corniche de Brazzaville

Ce projet de construction est l’un des rares projets, avec celui de la création de la nouvelle société de transport urbain, à répondre à la fois à l’embellissement de la ville et aux soulagements des Brazzavillois, en particulier des habitants de Bacongo et Makélékélé. En effet, avant pour gagner le centre-ville, c’était un calvaire pour les habitants de ces arrondissements. Avec les embouteillages continus, parcourir à peine une distance de 5 km vous prenait 30 minutes.

Le rond-point Tchad

Avec le projet d’aménagement de la corniche, il y’aura un gain important en temps. On prévoit la création d’un échangeur sur le Boulevard Denis Sassou Nguesso, qui part de l’aéroport international de Maya-Maya, au niveau du croisement de l’actuelle corniche avec la rue du Tchad. Cet échangeur va relier la partie nord et sud de Brazzaville par deux tracés neufs à deux fois deux voies avec les ouvrages majeurs suivants : un viaduc haubané de 508 mètres de longueur ; une promenade paysagère le long de la voie routière ; un belvédère panoramique à proximité de la Case DE GAULLE ; une marina au ravin du Tchad.

Un giratoire daccès aux voiries du centre-ville de Brazzaville

C’est le plus grand projet jamais financé par l’Agence française de développement au Congo, qui aura un coût global de 46 milliards de FCFA. Ces travaux d’aménagement de 2x2 voies prévoient également la construction de six (6) giratoires d’accès aux voiries à aménager, des surfaces vertes ornées par des palmiers, des aires de repos pour respirer l’air frais du fleuve Congo et une longue promenade en pavés bétonnés. Au niveau de la nouvelle marina du Tchad, sera construite la Place Pierre Savorgnan De Brazza avec des jeux de lumières et d’eau.

Les brazzavillois profitent déjà des nouveaux ponts giratoires sur le Congo.

Pour résumer l’ouvrage, la corniche de Brazzaville sera un boulevard urbain longeant le Fleuve Congo entre le Beach et le pont du Djoué. Le premier tronçon partira du Beach(le port) de Brazzaville à la Case De Gaulle (la résidence de l’ambassade de France) sur une distance de 3km 700m. Le second tronçon part de la Case De Gaulle jusqu’au pont du Djoué sur 5km 200m.

La maquette de la future Place Savorgnan De Brazza.
Grâce à l’expertise de la société française en charge du projet, on a aussi profité de remettre en valeur ce site, qui était devenu un vrai dépotoir des ordures, par le traitement réussi des déchets. Ce travail consiste présentement au remblaie des ravins, avant de procéder au compactage du sol qui vont accueillir des gazons. Le projet prévoit aussi les aménagements urbains des quartiers de Bacongo et de Makélékélé.

Les travaux qui ont débuté en mars 2015, dureront 35 mois si tout marche comme prévu. C’est un joli projet dont les structures déjà construites font la fierté des Brazzavillois. Il n’est pas rare de voir sur les réseaux sociaux congolais, des citoyens poster des photos de nuit sur la nouvelle promenade.

Cependant, j’estime qu’un tel projet devrait nous pousser à joindre l’utile au nécessaire.
Je m’explique, Brazzaville est l’une des grandes mégapoles africaines qui manquent encore des centres d’attraction et de loisirs digne d'une capitale. 
Un après-midi au bord du fleuve Congo.
De la même manière que les autorités congolaises ont pris 50 ans pour réaliser que la ville tournait le dos au fleuve(le projet a pris naissance en 2010), elles tardent toujours à comprendre le problème que la ville manque de vie. Ils font toujours preuve de manque d’imagination pour rendre la ville plus intéressante et paisible à vivre.

Il serait intéressant d’inclure à ce projet la construction de plages fluviales le long de ce trajet. Par exemple, au niveau de la marina du Tchad, là où on a effectué le remblai des ravins, après le compactage du sol on aurait pu y déverser du sable fin provenant de bancs d’emprunt afin de donner au projet un substrat plus compatible avec le bien-être des populations.

Exemple d'une plage sur le fleuve Saint-Laurent au Québec.

Dans les profondeurs de l’eau, on pourrait épurer l’argile, faire des travaux d’excavation pour enlever le gazon et les sédiments qui s’y trouvent. Dans la partie sèche de la plage, on pourrait construire des terrains pour football et volley-ball de plage. Les plages ainsi aménagées sur les fleuves Congo et Djoué auraient une vocation à la fois récréative, familiale et sportive : baignade et pratique du voilier léger et de la planche à voile à la plage municipale, baignade et promenade sur la corniche.

L'une des  berges du Djoué qui pourrait être aménagée en une belle plage.

Un autre projet important qui se poursuit par la mairie de Brazzaville est la création de la nouvelle société de transport urbain(STUP). Le gouvernement congolais a fait venir 80 autobus fabriqués en Inde pour essayer de mettre fin à l’anarchie des transporteurs des minibus actuels. C’est un projet qui va soulager les populations contre les pratiques des demi-terrains des minibus. Mais il ne soulagera pas le calvaire des embouteillages.

Profitant de ce projet de l’aménagement de la corniche, il serait propice que la Délégation Générale des Grands Travaux songe à construire deux grandes voies spéciales qui vont permettre de rallier les deux bouts de la ville et le centre-ville en un temps plus court. C’est un projet qui va demander plusieurs indemnisations des propriétés privées, mais c’est nécessaire pour la circulation et le plan de réaménagement du transport urbain. On pourrait construire une voie rapide à double sens qui reliera Mikalou(Nord de Brazzaville) au second tronçon de la corniche au Djoué. 

La ligne noire indique une possible voie rapide entre de Djoué à Mikalou. En ligne pointilée c'est le possible tracé de train urbain entre la gare de Brazzaville et Kintélé via Nkombo.

Cette voie serait uniquement réservée aux bus de transport en commun (STUP et opérateurs privés des minibus). Le nombre des arrêts sur cette voie seraient limité à quelques terminaux de ralliement spécialement conçus pour faire la jonction avec les artères importants de la ville (Ex Maya-Maya, Commune de Ouenzé, Moukondo…).

Nouveaux autobus achetés en Inde par l'État congolais pour la STUP.
La construction d’une voie ferrée urbaine entre la gare de CFCO et le terminus de Kintélé via Nkombo aidera à rentabiliser les importants investissements entrepris par l’État congolais dans cette partie nord de la capitale. Il y’a un nouveau grand stade de 60 000 places, une nouvelle université et d’autres nouvelles infrastructures en construction. Mais l’éloignement de la cité de Kintelé et les difficultés de transport pose un sérieux problème pour la survie de ces infrastructures.

Un train voiture à deux étages qui pourrait bien répondre aux attentes des usagers lors des heures de pointe à Brazzaville.
Il est nécessaire de créer cette ligne de train métropolitain, qui permettra de relier Kintelé à la gare de Brazzaville en 20 minutes. Ce train métropolitain pourrait être géré par la même société STUP.

Brazzaville est la capitale et la première ville du pays. Un réseau de transport modernisé et bien entretenue, qui va se connecter à la ville jumelle de Kinshasa, va contribuer à l’essor de Brazzaville comme un moteur économique de la région.

dimanche 10 janvier 2016

Ce que les internautes recherchent sur le blog El Cubano



Voici, par mots-clés,  les 5 Top sujets que les internautes ont recherché sur ce blog le mois dernier :


SUJET # 1 (22%)

La capitale la plus sale du monde 









Port-au-Prince, la capitale haïtienne, est la plus sale du monde.

SUJET # 2 (19%)

Kinshasa, la ville la plus sale 










Kinshasa ne trouve toujours pas de réponse à la question de l’insalubrité.


SUJET # 3 (17%)


Ayesha Alexander, origines 


Ayesha Alexander est une actrice canadienne(Toronto). Elle est mariee au basketteur americain Stephen Curry.


SUJET # 4 (17%)


La plus belle ville d’Afrique centrale 










Bata, la capitale économique de la Guinée Equatoriale, est la plus belle ville en Afrique centrale.


SUJET # 5 (15%)


Claudia Sassou  










Claudia Sassou Nguesso est la fille et la conseillère en communication du président congolais.








lundi 4 janvier 2016

Congo-Brazzaville : la crise économique arrive à pas géants.


La chute du prix du pétrole à 40-45 dollars le baril pèse énormément sur le Congo, dont l’État tire à plus de 80% de ses recettes sur cette ressource. Cette tendance devrait perdurer avec le retour en force imminent de l’Iran (4e en termes de réserves pétrolières mondiales) sur le marché international. 
Ce retour en force de l’Iran sur le marché va augmenter l’offre mondiale du pétrole. Les prix vont encore sensiblement baisser, car l'Iran voudrait combler son déficit financier au sortir des sanctions qui lui sont infligées par les grandes puissances internationales.


Cette situation désagréable se fait déjà sentir aujourd'hui au Congo où tous les chantiers sont en standby. L’État congolais n’arrive plus à tenir ses engagements et délais de financement auprès de ses partenaires pour les grands travaux. Pour ne pas arranger les choses, la Chine, son principal partenaire économique, est aussi en crise actuellement. La récente crise du carburant qui paralyse Brazzaville et Pointe-Noire depuis deux semaines, vient encore s'ajouter pour enfoncer le clou.

La coopération sino-congolaise connait un frein à cause de la crise économique internationale.
Cette crise du carburant paralyse la vie économique des deux plus grandes villes du pays, avec comme conséquences la flambée des prix des marchandises et des délestages électriques intempestives. Cependant, nulle n’est question de céder à la panique et la fatalité. Le gouvernement congolais peut encore redresser la situation en prenant des mesures fermes et pragmatiques. 

Le Congo ne manque pas de ressources naturelles et humaines pour surmonter cette crise économique. Mais le président Sassou devrait laisser de côté son système politique qui entretien l’incompétence, le clientélisme et le culte de la personnalité dans le quotidien des congolais.

Congo-Brazzaville : la crise économique arrive à pas géants
La plateforme petrolière de Djeno.
Nous devons tous réunir nos ressources et forces pour relancer les secteurs économiques qui sont porteurs d'espoir dans le marché international. Cela devra se faire en appliquant les méthodes rigoureuses de la bonne gouvernance comme le font les dirigeants de l’Éthiopie et du Rwanda.

Voici les secteurs économiques émergents que le Congo peut relancer pour sortir de la dépendance du marché du pétrole :


L’électricité thermique

Congo-Brazzaville : la crise économique arrive à pas géants
Les turbines électriques de Moukoukoulou.

La nouvelle centrale hydroélectrique d’Imboulou inaugurée en 2011 tarde à offrir le rendement prévu sur le réseau de distribution électrique nationale. Les travaux de construction du barrage de Liousso(19,92 MW) connait un ralentissement dû aux financements. D’un autre côté, les recettes des exportations pétrolières ont chuté de 60% de sa valeur nominale. Allons-nous continuer à subir, en même temps,la crise financière et les délestages électriques ?

Non, chers compatriotes, c’est l’un ou l’autre mais pas les deux. La première décision à prendre est d’augmenter le nombre de centrales électriques à gaz et des centrales thermiques dans le pays afin de soutenir l’émergence d’une économie locale dynamique et émergente. 


Cimenterie Dangote
La cimenterie Dangote, en construction dans la Bouenza, est l'un des projets prometteurs pour redynamiser l'économie congolaise.

Sans energie on ne peut rien faire. Sans énergie on ne peut même pas se rendre au travail, ni se aller se faire soigner à l'hôpital. Tout développement comme par là. Malheureusement, nous avons pris la mauvaise habitude d'exploiter nos hydrocarbures pour les exporter et gagner des devises qui vont nous permettre encore d'acheter des biens de cossomation importés. C'est donc le cycle vicieux que nous faisons avec nos hydrocarbures. Pourquoi ne pas les exploiter pour booster d'autres potentialités encore endormies et ainsi diversifier notre économie?

La centrale à gaz de Djeno, à Pointe-Noire.

Pour cela, nous devons réduire nos exportations pétrolières et doubler les capacités de la Coraf pour alimenter le marché national en produits raffinés: gaz butane, supercarburant, carburéacteur, gasoil et fuel. Si la Coraf double sa capacité de traitement du brut rapidement, ça nous donnerait la matière première nécessaire pour construire plusieurs centrales thermiques et gazières en peu de temps. Si dans les deux années à venir, nous pouvions augmenter la production électrique nationale de 20%, grâce aux centrales thermiques, nous aurions fait un pas important vers l’élimination des délestages électriques au Congo.

la récupération des gaz torchés à Pointe-Noire.
Le revers de la médaille de cette stratégie serait l’augmentation du niveau de pollution de nos villes. Mais que devrions-nous faire encore? Continuer de vivre sans électricité dans un environnement naturel "écologique"?

Même sans exploiter des centrales thermiques, l'aire de nos grandes villes est deja très polluée avec des echapements de gaz des vehicules, motos et toute sorte d'engins qui circulent sans respecter les normes environnementales du pays. En plus de notre propre population, il faut ajouter celle des pays industrialisés qui nous penalisent déjà directement avec les changements climatiques des dernières années.
La belle époque de la Comilog au Congo
Nous n’allons pas attendre une « révolution industrielle verte » pour sortir du marasme économique. Nous avons besoin de l’électricité pour soigner nos malades dans les hôpitaux. Nous avons besoin de l’électricité pour éclairer nos écoles et supporter l’éducation nationale. L’électricité nous permet de soutenir nos activités économiques, pas seulement les grandes structures économiques mais aussi les petits opérateurs locaux. 

L’écotourisme

Fleuve Congo


L'écotourisme est l'un des secteurs qui connaît le plus fort taux de développement dans le monde. Le Congo qui est l’un des grands poumons verts de la planète ne devrait pas rester au bord de la rue de cette embellie financière. Nous avons les ressources naturelles et les potentialités respectables pour offrir un bon produit écotouristique sur le marché. Malheureusement, les autorités congolaises ne prennent jamais le temps d’associer les collectivités locales et les opérateurs économiques locaux dans ce genre de projets. 

Alima Palace, Oyo, Congo
Alima Palace à Oyo.

Nous avons l’exemple des projets faramineux et fantaisistes de l’aéroport international d’Ollombo et de l’Hôtel Alima Palace d’Oyo qui sont tombés à l’eau. Pourtant l’idée de ces projets était intéressante et légitime. Cependant, le maître d’œuvre de ces projets n’a pas tenu compte des réalités et des limites du marché avant de les démarrer. Les villes d’Oyo et Ollombo ne sont pas encore prêtes pour abriter de telles méga-infrastructures. 


Corniche de Brazza
La nouvelle corniche de Brazzaville, encore en construction, va repositionner la capitale congolaise comme le premier pôle tourisitque du pays.
Avant de lancer un produit touristique, il faut d’abord créer un label qui se vend. Ce label nous les avons avec nos parcs naturels de gros singes et notre paysage fantastique. Ce qui nous reste à faire est seulement d’améliorer les infrastructures de transports et de l’hébergement qui relient ces parcs naturels aux villes les plus proches. 

Makabana
Il faut réhabiliter le chemin de fer  de la Comilog pour faire renaitre luxuriante ville de Makaba.
On n’avait pas encore besoin d’un grand aéroport international, sinon juste des tous petits aérodromes pouvant accueillir des frets commerciaux, des gares routières bien équipées et des petits ports fluviaux.

On devrait développer au moins plusieurs axes de transport pouvant relier le couple Oyo-Ollombo des parcs d’Odzala et Ndoki en si peu de temps. Un autre axe de transport entre Ouesso- Ndoki; Ouesso-Lac Télé-Epena; Mossaka-Oyo-Ollombo.

Route nationale Brazza-pn
La route Brazzaville-Pointe-Noire est presque en phase terminale au niveau de la Bouenza.
Dans la partie sud du pays, on réhabilite le chemin de fer de l’ancien Comilog pour le connecter aux parcs de Mayombe via la route nationale Pointe-Noire-Brazzaville. Tout au long de ces axes routiers, on construit des auberges, des campings de cabanes en bois, des stations d’essence et d’approvisionnement en divers produits de consommation, des Guest Houses(villas d’accueil), des gites modernes en bambou…Bref, des infrastructures hôtelières qui répondent aux normes de la biodiversité sont celles qui se vendent bien de nos jours.

Ollombo Airport
L'aéroport international d'Ollombo.
En matière d’hébergement, là aussi on n’avait pas besoin d’un hôtel 5 étoiles au milieu de nulle part à Oyo. On pouvait encourager des opérateurs économiques locaux de construire des petits hôtels comme ceux qui inondent Brazzaville ces dernières années. 


La filière du cacao


Après une longue période d’hibernation, le Congo a décidé de relancer sa filière du cacao grâce à un partenariat public-privé. Le déclic est venu de la société forestière malaise Olam qui s’est engagée à commercialiser le produit.

C’est un pas important, certes, mais qui devra être amorcé avec rigueur et sérieux. Il ne suffit pas seulement de se contenter d’un partenariat avec Olam. Il faut diversifier les partenariats et les stratégies pour augmenter la production et la qualité du cacao congolais. Le marché du cacao est l’un des plus stables du commerce mondial. Il y’a définitivement des gains à chercher dans ce secteur.

Le cacao congolais est encore perfectible de qualité.
L’une des premières décisions devraient être d’accorder des subventions aux planteurs congolais actuels et à ceux qui veulent s’y lancer. Pour le début d’un projet pilote, il faut créer des villages agricoles, comme ceux qui ont été construits à Igné, qui se spécialiseront uniquement sur la culture du cacao. Les départements de la Sangha, la Lékoumou, la Likouala et la Cuvette sont ceux qui présentent les meilleurs atouts géographiques pour expérimenter ces nouveaux villages cacaoyers.

Dans chacun de ces villages, on créera des laboratoires pour permettre le clonage des plants améliorés de cacao qui apporteront des meilleurs rendements. Dans le cas de la région de la Sangha dont les vergers sont nombreux, mais devenus trop vieux et mal entretenus, il sera impératif de procéder à la régénération des vergers à travers le greffage des jeunes plants.

Toutes ces mesures sont nécessaires à relancer la production cacaoyère congolaise, en quantité et en qualité, afin de retrouver sa compétitivité dans le marché international. Par ailleurs, les subventions de l’État vont permettre de démarrer les activités et d’accroitre les revenus des producteurs pendant les périodes de non-production.

C’est aussi une manière de rentabiliser les énormes revenus du pétrole qui jusqu’ici n’ont servi qu’à alimenter la bureaucratie, la corruption et la culture de l'assistanat dans la mentalité congolaise.

lundi 14 décembre 2015

Les dix villes les plus propres d’Afrique


Notre article sur les 25 villes les plus sales du monde a été le sujet le plus populaire et commenté de nos visiteurs. Pour fermer le thème, Nous vous proposons un classement des dix villes les plus propres d’Afrique. Nous allons nous concentrer exclusivement sur l’Afrique parce que l’hygiène de nos villes devrait être notre principale préoccupation.
Welcome to Africa.
Cette étude se base,  d’une part, sur les classements mondiaux des villes où il fait bon vivre, que des grandes agences de développement international publient régulièrement. D’autres parts, nous avons tenu en compte les études des agences de tourisme international et des bloggeurs sur les voyages. 
C’est un classement élaboré sur la base de critères de salubrité (la propreté des rues, des marchés publics et des toilettes publiques accessibles à tous), mais aussi écologiques (disponibilité et qualité de l’eau, gestion des déchets, présence des grandes aires vertes où l’on peut se reposer ou se promener sous l’ombre des arbres. Pour cette étude, nous ne considérons que les villes qui comptent 100 milles habitants ou plus.
Qu'elle est belle l'Afrique !

Voici notre TOP 10 des villes les plus propres d’Afrique.


        1.  Bloemfontein (Afrique du Sud)

Le centre du rugby sud-africain, est la ville la plus européenne de l’Afrique. Sa population est majoritairement blanche et afrikaner. 

Un parque du centre-ville de Bloemfontein
La propreté des rues de la ville et ses infrastructures sanitaires rappellent aux visiteurs une ville typique hollandaise, allemande ou américaine. Le transport public est aussi confortable, surtout son réseau de train dense et ses gares bien entretenues.

        2 Windhoek(Namibie)

Disons-le sans embûches : la Namibie est le pays le plus propre et organisé de l’Afrique. Dans ce pays africain, qui n’appartient pas aux africains, il n’y pas de coupures de courant, les routes sont en bon état, l’approvisionnement en eau potable fonctionne correctement, les embouteillages sont presque inexistants et la verdure autour des villes est superbe. 
Windhoek
Le centre-ville de Windhoek
 C’est dans ce contexte exceptionnel qu’il faut rendre honneur à Windhoek, sa capitale. Windhoek est l’une des villes les plus propres, l’une des mieux urbanisées et l’une des plus belles du monde. Elle est située sur une vallée montagneuse coincée entre deux chaînes de montagnes. 


L'avenue de l'Independance à Windhoek.

C’est une ville aux jardins et aux arbres bien entretenus, avec des avenues à quatre et six voies, des centres commerciaux modernes et certaines des personnes les plus accueillantes de la terre. Le transport en commun est impeccable.


          3. Victoria(Seychelles)

Les dix villes les plus propres d’Afrique
Le Big Ben Place de Victoria

La capitale de l’archipel des Seychelles reste encore dans l’ombre de l’image des belles plages de sable blanc qui vient à l’esprit des touristes. Pourtant, elle a beaucoup plus d’autres surprises comme la propreté de ses rues, parcs et la qualité de l’air. 

          4.  Rabat(Maroc)

La ville du Roi est une superbe agglomération, très propre et doté d’infrastructures sanitaires respectables. Sa force c’est son centre-ville, avec ses rues entretenues de manière impeccable. 

Rabat, Les dix villes les plus propres d’Afrique
Une promenade du centre-ville de Rabat.
Les transports en commun sont excellents et les trains qui relient Rabat aux autres grandes villes du pays (Casablanca et Marrakech) sont confortables. Les restaurants sont propres, avec un service professionnel et à la mesure de la clientèle. Rabat, c’est le miroir même du savoir-faire marocain.

          5.  Port-Louis (Maurices) 


Le paradis existe et il se trouve sur terre, à l’Île Maurice, à Port-Louis. C’est une ville-capitale propre, dotée des infrastructures d’usage publique (Toilettes, marchés, stades des sports…) en très bon état. 
Port-Louis
Une aire de repos, au bord de la mer, à Port-Louis.
Le ramassage des ordures et le réseau des bus du transport public est d'une efficacité inégalée. En bonus pour les visiteurs, sept femmes sur dix que vous croisez sur le trottoir des piétons est charmante.
À suivre...

Les dix villes les plus propres d’Afrique (SUITE)

Kigali

        6. Kigali (Rwanda)

       En quittant l’aéroport international de Kigali, il y’a une certitude qui vous frappe : la propreté de la ville. Les avenues et boulevards à deux sens, avec entre eux du gazon et des arbustes aux feuillages majestueux, émerveillent par leur beauté. La plupart des grands carrefours ont connu des aménagements particuliers, avec des mini parcs gazonnés que les populations, une fois tous les deux ou trois jours, viennent entretenir en arrosant et en taillant le gazon.       
Une avenue du centre-ville de Kigali.
       Le transport en commun n’est pas encore trop développé, mais on peut s’y déplacer sans trop de difficultés pour un pays classé comme l'un des plus pauvres du monde.

7      7. Bizerte (Tunisie)

        Bizerte n’est plus la rayonnante perle qui faisait la fierté du régime de Ben Ali, mais elle reste encore l’une des plus belles et propres villes d’Afrique. Ses rues sont larges, avec une circulation de voitures bien organisée. Le transport en commun dans le centre-ville est assuré par des mini bus et des taxis. 
        
La cité antique de Bizerte regarde vers les côtes italiennes.
       Les restaurants et centres commerciaux sont dotés d’infrastructures sanitaires propres et accessibles à tout le monde. À Bizerte, on peut se reposer tranquillement au bord de la mer et voir le temps s’arrêter.

        8. Le Cap (Afrique du Sud)

       
Le Cap, Afrique du sud, Les dix villes les plus propres d’Afrique
Le Cap-Town
       Le Cap est certainement la ville la plus intéressante d’Afrique du Sud, non seulement parce qu’elle est beaucoup moins dangereuse que ses sœurs rivales telle que Johannesburg, Durban, Port-Élisabeth, mais aussi parce que son cadre architectural et sa propreté unique (hors mis les townships noirs) forcent l'admiration.

Un quartier musulman du Cap.

       9. Accra(Ghana)

       La capitale du Ghana est sans doute la mégapole la plus propre de l’Afrique du sud du Sahara. Les rues toujours bondées, mais propres. Les restaurants et les commerces sont dotés de toilettes propres et accessibles aux clients.       
Accra, Les dix villes les plus propres d’Afrique
La Cour Suprême du Ghana à Accra.
       On y trouve aussi dans la rue, des toilettes privées, pour dépannage du grand publique bien que de très modeste qualité. Le problème d’Accra c’est la pollution de l’air et la trop grande concentration des véhicules qui occasionnent un lourd trafique presque 24/24h. C'est une ville qui ne dort jamais.

1      10. Yaoundé(Cameroun)

       La capitale du Cameroun n'a que deux péchés mignons : l’insécurité et sa poussière rougeâtre. 
Miss Cameroun
Yaoundé est le centre nerveux de la beauté noire.
       Si l’homme pouvait apporter son génie pour trouver une solution à ces deux épines, Yaoundé deviendra la capitale la plus belle, la plus propre et la plus agréable à vivre de l’Afrique noire. 
Yaoundé
Le centre des affaires de Yaoundé
        Mais surtout noubliez pas, les femmes de Yaoundé sont toutes belles à vous couper le souffle.