mardi 10 mai 2011

Pointe-Noire, le nouvel El Dorado du golfe de Guinée?



Le dynamisme économique souffle sur la ville de Pointe-Noire au Congo Brazzaville. La perle de l’atlantique congolais est engagée dans une mutation économique jamais vue dans l’histoire de la région. Les bonnes perspectives dans le domaine des hydrocarbures et les travaux d’extension et de modernisation du terminal à conteneurs suscitent beaucoup d’espoirs au niveau de la population locale. Conséquence: la croissance urbaine s’accélère et le secteur du BTP est en pleine croissance, stimulé par l’explosion de la demande en bâtiments industriels, bureaux, hôtels et, surtout, en logements. Cette intense activité génère l’éclosion de nouveaux projets et de nombreuses sociétés viennent aujourd’hui investir autour de la cité océane.



Investissement dans tous les secteurs économiques

Les prospections minières engagées au Congo Brazzaville amène de plus en plus d’opérateurs du secteur minier à s’implanter à Pointe-Noire. Une usine de Potasse implantée dans le département du Kouilou à 25 kilomètres de Pointe-Noire devrait voir le jour en 2012. Avec une production estimée à 1,2 millions de tonnes par an, cette usine permettra au pays de se hisser au rang de premier producteur africain de potasse. Autre projet d’importance: le développement du gisement de fer de Zanaga, situé à 300 kilomètres de Pointe-Noire, va inciter la compagnie minière Mining Project Development (MPD-Congo) à construire une voie ferrée vers la capitale économique congolaise pour transporter le minerai à partir de 2016.

Le tourisme local de masse à dévélopper

Autre projet industriel de poids pour la ville : l’implantation d’une usine de transformation d’aluminium par le grec Isakos Soft, un leader mondial du secteur. Opérationnelle en 2013, l’unité disposera, dans un premier temps, d’une capacité de production de 4 000 t et devrait générer au moins 200 emplois directs.

Création d’infrastructures pour connecter Port-Noire au reste du pays

Conséquence immédiate de l’activité économique, les pouvoirs publics locaux et nationaux ont entrepris de gros travaux pour relier Brazzaville à Pointe-Noire. Objectif: fluidifier et accroître les échanges de marchandises entre le port et l’intérieur du pays. Une nouvelle route nationale reliant les deux villes est ainsi en construction. Son premier tronçon, reliant Pointe-Noire à Dolisie – le plus ardu à construire en raison de la traversée du massif forestier du Mayombe –, sera opérationnel en novembre. Lancé officiellement fin octobre 2007, ce chantier de 186 km est exécuté par la China State Construction and Equipment Corporation pour 172,45 milliards de Francs CFA.

La route Pointe-Noire-Dolisie se construit dans les delais et selon les règles d'art.

Dans le secteur des technologies de l’information, indispensables aux entreprises, on voit là aussi l’arrivée de la fibre optique du projet West Africa Cable System (WACS). La réception et la mise en service commercial de la station d’atterage de Pointe-Noire a déjà eu lieu. Elle permettra en outre de relier tout le pays à la fibre optique.

Une nouvelle classe bourgeoise émergente à Ponton La Belle(Photo ci-contre).


La filière bois, secouée par la crise mondiale en 2008 et 2009 retrouve également des couleurs…

L’usine d’Eucalyptus Fibre Congo, située dans le port de Pointe-Noire, a plus que doublé sa production de copeaux de bois sec, qui est passée de 162 300 tonnes en 2008 à près de 388 000 tonnes en 2009.

                        Le barrage d'Imboulou a été inauguré par le président Sassou Nguesso au courant de la semaine.
 En matière d’énergie

L’État congolais tente de subvenir aux besoins croissants en électricité en investissant dans la création de nouvelles centrales électriques. Avec l’aide du pétrolier italien ENI, le pays achève la construction d’une centrale électrique au sud de Pointe-Noire: un investissement de 340 millions d’euros qui sera la propriété de l’État congolais à 80 %.

Par contre, c’est dans ce secteur où l’on aurait dû investir et miser dans la filière des copeaux de bois sec. Le Canada, par exemple, produit de l’électricité avec des copeaux de bois.

Copeaux du bois canadien
En travaillant le bois, les scieries canadiennes produisent malgré elles beaucoup des copeaux de bois. Par conséquent, il y a quelques années, tous ces résidus de bois finissaient brûlés ou à la décharge. Mais aujourd’hui, ces mêmes déchets alimentent en électricité près de 90 000 foyers rien que dans la province de la Colombie-Britannique!

                          Copeaux du bois pour du biocarburant dans une usine du Canada.
L’aéroport Pearson de Toronto a même décidé de ravitailler les avions avec du biocarburant produit à partir des copeaux du bois d’ici 2012.

L’électricité produite à partir des copeaux de bois a l’avantage d’être verte : les émissions de CO² pour la produire sont nulles. Grâce au développement des bioénergies, la ville océane de Pointe-Noire respirera beaucoup mieux que la boucane et la fumée que l’on trouve partout aujourd’hui. Et tout cela grâce à des idées simples, ingénieuses et peu couteuses.


Le massif forestier du Mayombe regorge assez du bois pour illuminer toute la région du Kouilou-Niari.

C’est pourquoi nous ne cesserons de rappeler à nos frères noirs et, plus précisément, les Congolais, de refuser la fatalité. Lors qu’on manque de l’électricité durant des années alors que la nature nous a gâtée de tous, c’est parce qu’il y’a quelque chose qui ne va pas dans la tête. Nous devons investir sur la formation et la recherche pour produire des grands ingénieurs congolais.


Les copeaux du bois congolais est même trois plus combustible et rentable que celui du bois canadien, du simple fait que celui du Canada est humide et n’est produit que durant une courte saison d’été. Le copeau du bois congolais est sec et produit en tout temps de l’année. Il suffit de mettre en valeur plusieurs hectares de terre pour une production industrielle à grande échelle.


Pour sécuriser la disponibilité de la ressource, on pourrait promouvoir la recolte du bois-énergie dans les régions congolaises à fort gisement forestier, et le planting du bois dans les régions où ils ne sont pas en quantité abondante. S’il manque du talent, de la volonté ou de l’imagination au Congo, on peut demander de l’aide au Brésil, le leader mondial du marché des biocarburants.


Si le ministre Richard Itoua(Photo ci-dessus) reussi à trouver une solution à l’épineux problème du coût élévé de l’énergie à Pointe-Noire, nous pourrons dire sans nous tromper, que Ponton La Belle deviendra le New-York de l’Afrique centrale.

vendredi 6 mai 2011

Sports/Les Diables-Rouges cadets en France pour un stage



La sélection masculine de football des moins des 17 ans est attendue en France pour un stage de mise en vert de deux semaines. Ils devront quitter Brazzaville le samedi 14 mai.
Au cours de leur stage, les cadets effectueront quelques matchs amicaux avec les pensionnaires  de l’AJ Auxerre, et une rencontre contre leurs homologues de l’équipe de France. 
Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, les cadets pourront compter sur le retour de leur buteur providentiel Stevy Epako(photo ci-contre en rouge), complètement rétabli de sa maladie.

Les cadets ont entamé leurs préparatifs du mondial à pas d’escargot à cause du manque de volonté des autorités politiques pour débloquer les fonds nécessaires exigés par Eddie Hudansky,  l'entraîneur-chef du Centre national de formation de football (CNFF).
En rappel, l’Auxerrois Delvin Ndinga(photo ci-contre en blanc), ex-pensionnaire du CNFF, a offert un don de 26 paires de chaussures pour encourager les cadets.

mercredi 4 mai 2011

RDC: Boom sauvage de l'immobilier à Kinshasa


La présence massive d’expatriés à Kinshasa tire les loyers vers le haut. Une aubaine pour les propriétaires, constructeurs, promoteurs et agences immobilières qui sont pour la plupart chinois ou belges, mais triste réalité pour les congolais de la classe moyenne et basse. Un vrai cauchemar pour les locataires…

La chic commune de La Gombé
Quelque 8000 dollars par mois (environ 5525 euros). Tel est le loyer d’un somptueux appartement – quatre chambres, un salon, une vue sur le fleuve Congo, piscine et salle de sport partagées – c’est le coût pour vivre à La Gombe, une commune très chic où résident le chef de l’État, les Congolais nantis et nombre d’ambassadeurs.
Kin La Belle conserve encore un peu de charme, malgré l'incivisme de quelques citoyens irresponsables.
 Autre quartier en vogue, Ma Campagne, dans la commune de Ngaliema, est de plus en plus recherché pour ses maisons cossues équipées de belles piscines que s’était fait construire la nomenklatura du temps de Mobutu.
Kin et Brazza se sont lancés dans une course folle et stupide pour ériger des tours jumelles au bord du fleuve Congo.

L’on se demande comment le loyer à Kinshasa peut coûter 5 fois plus cher qu'à Montréal malgré un pouvoir d’achat 100 fois moins élevé?

Les grands gagnants de ce boom immobilier sont les sociétés étrangères – qui comptent de plus en plus de groupes chinois, dont China Jiangsu Construction Development Company –, mais aussi les promoteurs, comme Klat International, Simkha, le belge Orgaman et surtout les libanais Congo Futur et Achour, qui construisent à tour de bras.

 Le gouvernement devrait profiter de cette ruée vers l’or des sociétés étrangères de construction pour former des professionnels Congolais et développer des filières de production de matériaux de construction.
En développant cette expertise au niveau de la main d’œuvre locale, on fera en sorte que la filière se répande au sein de la classe moyenne congolaise pour que l’on construise des habitations à faible coût de construction. Ainsi l’on pourrait loger des familles à revenu plus modeste.
L'explosion démographique devrait appeler les Kinois à plus de conscience dans le traitement des déchets ménagers.
 Avec 6 millions d’habitants, Kinshasa possède, en même temps, les avantages de développer un marché interne solide et aussi le risque de voir une explosion sociale de misère jamais vue ailleurs au monde.

Il incombe aux autorités kinoises de chercher à s’organiser d’abord elles-même, afin de trouver des solutions pertinentes à ce fléau qui est devenu une bombe à retardement.

SPORTS/NBA/Le Thunder égalise la série mais perd Ibaka par blessure.



 Kevin Durant a marqué 26 points, James Harden a ajouté 21 comme remplaçant pour permettre au Thunder d’Oklahoma City de battre les Grizzlis de Memphis par 111-102 lors de la seconde rencontre des ½ finales de la conférence Ouest de la NBA. Mais la victoire pour Oklahoma City a été douloureuse en perdant le Congolais Serge Ibaka par une blessure au genou.


Darell Arthur dunk en force sur Mohamed, dans l’une des images choc de ces play-offs.  (Photo ci-contre)

Cette fois-ci la jeune formation d’Oklahoma City s’est montrée agressive, devant son public, surtout sur le flanc défensif pour museler les intérieurs du Memphis Randolph et Gasol- Les deux n’ont combiné que pour un total de 28 points, par rapport au 54 points du premier match – en partie grâce au grand travail du réserviste Nick Collisson.
Collisson, qui a débuté la seconde mi-temps comme titulaire à la place du blessé Ibaka, est resté collé à Zach Randolph en l’empêchant de réaliser plus de deux tentatives de tir au panier.






La lutte pour la bataille de la raquette a été musclée entre Perkins(Oklahoma) contre Conley et Gasol du Memphis.(Photo ci-contre)

L’autre remplaçant Eric Maynor a joué un rôle important en marquant 15 points (dont 3 tirs de 3 pts vitaux) et en interceptant plusieurs passes.

Ibaka se blesse au genou....
Serge Ibaka s’est blessé au genou à 2 minutes de la fin de la première mi-temps. Il est allé aux soins dans les vestiaires puis est quand même revenu dans le jeu en seconde mi-temps. Il a conclu la partie avec 8 pts, 6 reb. et 2 contres en 30 minutes de jeu.

Les médecins du club ont tout de même assuré que la blessure n’était pas si sérieuse pour le priver du troisième match de la série qui se jouera à Memphis.

Serge Ibaka demande plus de bruit aux fans
Par ailleurs, Miami a battu Boston 102-91 et mène la série à 2-0 dans la conférence Est.

mardi 3 mai 2011

Élections Canada/ Stephen Harper reconduit à la tête du pays



Au lendemain d'une victoire écrasante (167 sur 308), Stephen Harper s'est engagé à respecter sa plateforme, et non pas radicaliser ses positions, comme le craignent ses opposants.
Arrivé au pouvoir en 2006, les Canadiens lui ont reconduit le vote de confiance à cause de sa brillante gestion pendant les heures troubles de la grande crise économique internationale. En effet, le Canada n’a pas été très touché par la crise de 2008-09 comme les autres pays du G8.
Harper a partagé timidement sa joie avec son épouse.
Toutefois, prenant acte de sa très faible représentation au Québec, le chef du parti conservateur reconnaît qu'il devra travailler d'arrache-pied pour gagner la confiance des Québécois.
Des 11 députés que le Parti conservateur comptait dans la Belle Province, seuls six ont survécu à la vague orange qui a déferlé sur le Québec, emportant 58 sièges sur 75.
La surprise est venue du Bloc Québécois qui a subi un revers cuisant, passant de 47 députés à la dissolution de la Chambre à seulement deux aux élections de lundi, qui ont été remportés par les conservateurs du Premier ministre sortant Stephen Harper, selon les résultats provisoires d'Élections Canada, l'organisme indépendant en charge du scrutin.

Cette déchéance a rapidement conduit à la démission de son chef Gilles Duceppe. J'annonce que je quitte mes fonctions (de chef du Bloc), a déclaré M. Duceppe devant ses partisans réunis à Montréal. Je vous quitte mais d'autres suivront jusqu'à temps que le Québec devienne un pays, a-t-il lancé, pendant que ses partisans scandaient On veut un pays, on veut un pays.

La déroute du Bloc québécois a largement profité au Nouveau parti démocratique (NPD, gauche) de Jack Layton(photo-ci bas), qui a raflé 61 des 75 sièges de la province, ce qui lui a permis de devenir le deuxième parti canadien, avec environ 106 élus dans l'ensemble du pays. Layton a aussi fait des ravages dans la région d’Ottawa(Ontario) et de Gatineau(Québec).
 Hier soir dans son fief de Calgary, dans un rare moment de confidence, Stephen Harper a raconté à la salle bondée de journalistes sa fin de soirée électorale. «Mes employés ont insisté pour que je boive du champagne», a-t-il indiqué. Et au goulot, a-t-il précisé, mais «seulement un petit peu».