mardi 26 avril 2016

El Cubano rend hommage à Papa Wemba


En hommage à la disparition de Papa Wemba, le Roi de la rumba, nous vous proposons d’écouter une de ses plus belles mélodie composée sous le label du groupe Viva La Música. La chanson, intitulée Vivi, a été chantée en lingala, puis reprise en espagnole par le chanteur poète dominicain Juan Luis Guerra sous le titre de Viviré. C’est une chanson qui parle de la beauté de la femme congolaise et des dégâts que  celle-ci peut causer lors d’une rupture amoureuse. Nous avons mis un sous-titrage de la chanson en lingala et sa traduction en français en italique. Plus bas nous proposons aussi la chanson Viviré de Juan Luis Guerra.


LES PAROLES DE VIVI


Linga yé pô yé moto
Linga yé pô bo zali ndenge moko
Yo oko niokola nzoto na soucis, asali nini… Oyé…

Aimes le parce que c’est une personne
Aimes le parce que vous étiez unis comme une seule personne
Pourquoi tu lui causes tant de soucis ? Il a fait quoi oh… ?

Ba amoulé ya bana na bana eko zalaka na façon ya liboma
Yo ô pesi yé soucis na kati ya bongo
Nzoka mokili nguele…Oyé…

Les amours de l’enfance ne sont qu’une histoire de folies
Toi, tu as rempli l’enfant d’autrui de soucis
Alors que la vie est courte oh…

Vivi  eh… Vivi yoka nde mobalani a ko lela…
Nzoto na elembi, a komi na suka mitelengano  oh…

Ah Vivi… Vivi écoutes le pauvre garçon qui te pleure…
Il est paumé, tu as tellement descendu le gars qu’il n’a plus de sens oh…

Vivi  eh… Vivi yoka nde mobalani a ko lela…
Nzoto na elembi, a komi nde ko yenga yenga  oh…

Ah Vivi… Vivi écoutes le pauvre mec qui te pleure…
Il est paumé, le voilà qui déambule maintenant ici et là oh…


******** LES DEDICACES, DU CLASSIQUE DE LA MUSIQUE CONGOLAISE ********


Linga yé pô yé moto
Linga yé pô bo zali ndenge moko
Yo oko niokola nzoto na soucis, asali nini… Oyé…

Ba amoulé ya bana na bana eko zalaka na façon ya liboma
Yo ô pesi yé soucis na kati ya bongo
Nzoka mokili nguele…Oyé…

Vivi  eh… Vivi yoka nde mobalani a ko lela…
Nzoto na elembi, a komi na suka mitelengano  oh…
Vivi  eh… Vivi yoka nde mobalani a ko lela…
Nzoto na elembi, a komi nde ko yenga  yenga  oh…

iyelé, iyelé, iyelé, iyelé…mawa ngo, mawa ngo
Ayé Vivi na nga…

Holala, Holala… Pauvre gars, Pauvre gars…
Vivi à moi, c’est quoi-même ?

iyelé, iyelé, iyelé, iyelé…mawa ngo, mawa ngo
Ayé Vivi na nga…
iyelé, iyelé, iyelé, iyelé…mawa ngo, mawa ngo
Ayé Vivi na nga…

iyelé, iyelé, iyelé, iyelé…mawa ngo, mawa ngo
Ayé Vivi na nga…


Version espagnole de Vivi




Ce talent artistique pur mais qui a été mal poli est la conséquence de ce que nous assistons avec impuissance aujourd’hui : la déchéance de la culture congolaise.

La mort de Papa Wemba marque aussi la fin de cette génération de musiciens talentueux arrivés entre le milieu des années 1970 et début 1980 qui ont fait les beaux jours de la musique congolaise. Nous pensons a Francko Luambo, Tabu-Ley, Pepe Kalle, le  « nain » Emoro, King Emeneya, Pongo Love, Trevos Niarcos, Abeti Kissina…Et qui pour certains les font encore de nos jours, comme Koffi Olomidé, mais pour combien de temps…

Aujourd’hui, la misère, la pauvreté, la fatalité et le phénomène inquiétant des églises évangéliques ont tué la culture congolaise. Sous l’emprise des pasteurs véreux, partout dans les grandes villes de la RD Congo  les populations boudent la musique mondaine qu ils jugent immorale et satanique. Les églises de réveil fondent désormais leurs propres groupes musicaux pour commercialiser la musique religieuse.

Comme quoi, le voleur qui vole chez un autre voleur…

dimanche 24 avril 2016

URGENT : PAPA WEMBA MEURT SUR SCÈNE !!!

Papa Wemba, le Roi de la Rumba congolaise, est mort ce matin sur scène á Abidjan, en Côte-d’Ivoire. Le musicien congolais de 66 ans entamait son quatrième morceau du concert lorsqu il a été foudroyé par un malaise cardiaque et s’est effondré sur scène.  Il était invité au Festival des Musiques Urbaines d'Anoumabo(FEMUA), à Abidjan.


Le Commissariat général du FEMUA a également annoncé, dans la matinée du dimanche, la fin du festival, suite à cet incident tragique.

Agé de 66 ans, Papa Wemba, de son vrai nom Jules Hungu Wembadio Pene Kikumba, était le "Roi" de la rumba congolaise et l’une des plus grandes figures de la musique africaine.

Papa Wemba juste avant sa mort, Kinshasa
Papa Wemba, quelques minutes avant son malaise sur scène.


Il est né le 14 juin 1949 à Lubefu au Congo belge (actuellement dans le Kasaï-Oriental en République démocratique du Congo). Il a fait ses débuts dans la musique comme co-fondateur du groupe mythique Zaïko Langa Langa avec d’autres grands de la musique congolaise comme Jossart N'yoka Longo, Evoloko, Pépé Felly et Andy Bimi Ombalé.

album de zaiko langa langa
Le mythique groupe musical Zaïko Langa Langa avec Jossart N'yoka Longo 


Plus tard, il va créer son propre groupe, le Viva La Musica, qui va carrément le propulser comme le plus grand artiste congolais des années 80 avec Francko Wuambo(OK Jazz). Sous son label, il va recruter et former des futures stars de la musique congolaise telles que Koffi Olomidé et King Kester Emeneya(décédé en avril 2014).
Papa Wemba et Koffi Olomidé, Viva la musica
Papa Wemba et Koffi Olomide au temps du Viva La Musica.
Avec Koffi Olomidé, Papa Wemba avait eu plusieurs malentendus et des échanges de mots durs. Cependant, ce matin Olomidé vient de lui lancer un hommage émouvant et a promis de faire le déplacement d’Abidjan pour accompagner le rapatriement du corps de  celui qui restera toujours son « grand-frère ».

Koffi Olomidé, une autre icone de la musique congolaise a pleuré la mort de celui qu il a toujours considéré comme son "grand-frère"
Papa Wemba a aussi collaboré avec des grands artistes des autres continents, tel que Juan luis Guerra. Le compositeur et poète dominicain avait repris une de ses plus belles mélodies en lingala, intitulée  « Vivi », en langue espagnole sous le titre de « Viviré ».

Juan Luis Guerra, Angola, Sao Tomé, Cap-Vert
Le merenguero Juan Luis était un fan de la musique de Papa Wemba

La chanson parle de la beauté de la femme congolaise et des dégâts que  celle-ci peut causer lors d’une rupture amoureuse, qui donne la maladie d’amour aux hommes. Malgré cela, elle n’avait eu qu un impact limité dans l’ex-Zaïre, alors que la version espagnole avait connu un très large succès en Amérique latine. Comme quoi, nul n’est prophète chez soi.

Papa Wemba était aussi le fondateur du mouvement de la SAPE (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), avec son style vestimentaire toujours unique et taillé a son image.

Des sapeurs de Brazzaville
Les adeptes de la SAPE de Brazza font contre mauvaise fortune bonne fortune. Malgré le un milieu précaire, il faut toujours regarder dans le sens positif des choses.
Avec la mort de Papa Wemba, c’est aussi la musique et la rumba congolaise qui se meurt à petit feu…


dimanche 17 avril 2016

NBA Play-offs 2016- L'Oklahoma City Thunder écrase Dallas

ibaka et dirk

L'Oklahoma City Thunder, emené par Kevin Durant(23 pts) et  Russel Westbrook(24 pts), a effectué une entame en force pour ces play-offs 2016. Hier soir, face à des Dallas Mavericks apathiques, les Thunders et Serge Ibaka ont fait parler la puissance athlétique et se sont facilement imposés (108-70) après avoir compté jusqu'à 44 points d'avance.

Le fossé est trop grand entre une équipe qui imprime un jeu rapide comme Oklahoma City Thunder, troisième à l'Ouest à l'issue de la saison régulière, et les vieillissants Dallas Mavericks, sixièmes de la Conférence Ouest. Ils vont devoir élever le niveau, car tel que nous les avons, ils vont se faire balayer par Serge Ibaka et compagnie…

Côté Thunder, on n'en demandait pas forcément autant pour vivre une soirée des plus tranquilles. Le coach se permettant même de faire reposer ses meilleurs joueurs pour une longue période au banc. 

Le Congolais Serge Ibaka a également été très en vue (17 pts à 7/8, 9 rbds, 3 ctrs). Il a été complémenté par le remplaçant Enes Kanter, qui a apporté sa présence dans le secteur intérieur (16 pts à 7/10, 13 rbds en 24 minutes), où les Mavericks n'ont jamais pesé.


Oklahoma City mène la série de 7 matchs à 1-0 au meilleur de 4.

LES 10 PLUS BELLES VILLES D'AFRIQUE


Des goûts et des couleurs, on ne discute pas.

Cette citation d’origine latine nous rappelle que l'appréciation de la beauté étant subjective, affirmer qu’une ville est plus belle que les autres est vain. De Marrakech à  Abidjan, en passant par Antananarivo, chaque ville africaine a son propre charme et chaque visiteur se retrouve selon ses goûts. Pour départager la beauté des villes, certains regardent beaucoup la présence de monuments et architectures antiques ; hors cela  supposerait que l’architecture moderne serait moins belle que celles des siècles passées. Personne ne peut assurer une telle comparaison. Les touristes amateurs des  belles plages porteront plus leurs choix sur des villes ensoleillées au bord de la mer. Ceux qui sont friands des sorties nocturnes seront plus attirés par les jeux de lumières, d’autres adorent l’ambiance commerciale des grands buildings en verre, avec des grandes avenues propres…

Abou Fakr
Un quartier résidentiel d’Alexandrie
La beauté est subjective, mais il existe toujours des points en commun parmi les attraits qui font ressortir les plus belles villes : la réputation.

La réputation des villes fait qu elles ne resteront jamais cachées. Les visiteurs seraient toujours tentés de la découvrir pour son rayonnement, sa commodité, sa propreté et la qualité de vie de ses habitants.

Une vue de Khartoum(Soudan) la nuit
Par exemple, une belle ville comme Medellín n’attire pas des visiteurs a cause de sa réputation de ville très violente. Un autre exemple c’est Lagos qui est une belle ville, mais trop dense et sale pour être prise en compte par les ratings de qualité.

Alezandria
Une vue d'Alexandrie

Sans tarder, voici les 10 plus belles villes d’Afrique, d’après les impressions des amateurs de voyages et de différentes agences de voyages. Notre enquête se limite seulement aux villes ayant au moins 250 000 habitants.



1- Marrakech(Maroc)

Une vue de Marrakech, la ville en rouge du Maroc.
Un quartier résidentiel de Marrakech(Maroc)


2-Le Cap(Afrique du Sud)

Cap-Town
Le Cap, la ville cosmopolite des blancs, noirs et métis, se trouve à la pointe sud de l’Afrique.


3-Alexandrie(Egypte)

corniche d'Alexandrie
Alexandrie la méditerranéenne, la ville millénaire construite par Alexandre Le Grand.


4-Bata(Guinée Équatoriale)

paseo maritimo de Bata
La corniche de Bata. Oh qu’il fait beau vivre dans la capitale économique de la Guinée Équatoriale!


5-Nairobi(Kenya)

Nairobi, Kenya
Nairobi, la capitale du Kenya, est le Montréal d’Afrique. C’est une ville cosmopolite qui regroupe toutes les races de personnes et de nombreux sièges des organisations internationales.


6-Tunis(Tunisie)

Tunis, Tunisie
Tunis « La Blanche » a beaucoup perdu de son charme après le printemps arabe, mais elle reste quand même l’une des plus belles villes de la Méditerranée.

7-Antananarivo(Madagascar)

antananarivo, Madagascar
Avec un peu plus d’effort, Antananarivo, serait la plus belle ville d’Afrique et l’une des 15 plus belles du monde. C’est une ville certes dense, mais qui a été conçu en respectant les hauts standards d’un mode de vie sain et propre.
Le lac aux environs Antananarivo
Les environs de l’aéroport international d’Ivato à Antananarivo(Madagascar). Vous voulez la belle vie, rendez-vous à Mada!

8-Dakar(Sénégal)

Découverte de Dakar
Dakar, la perle mythique de l’Atlantique, est la capitale du Sénégal et des belles femmes noires.

Voilà ce que vous offre Dakar en bonus.


9-Abidjan(Côte d'Ivoire)

Baby la belle
Abidjan, « Baby » pour les intimes, est une très belle ville malgré ce sentiment de fatalité qui semble figer ses habitants depuis 2001.
Une plage de Cocody, Abidjan(Côte d'Ivoire).


10-Dar es Salaam(Tanzanie)

Dar es Salaam, Tanzania.
Dar es Salaam signifie un « Havre de Paix » en arabe. C’est la capitale de la Tanzanie et aussi le grand foyer du Swahili. Une belle ville qui borde l’Océan Indien.

Tanzanie, océan indien, Congo, Mozambique
Une autre vue de Dar es Salaam, Tanzanie.

lundi 4 avril 2016

RDC: les miliciens hutus rwandais continuent de semer la terreur dans l'Est


Les populations de Kasiki, Miriki, Buleusa et Luofu, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), abandonnent leurs habitations, depuis dimanche 3 avril, pour fuir les menaces des FDLR dans la contrée. Pris de panique, ces habitants accusent ces rebelles d'avoir jeté des tracts, annonçant le massacre de certains membres de communautés locales selon un rapport précis de Radio Okapi.

Des rebelles des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) dans la forêt de Pinga dans l’Est de la RDC en 2009. Courtoisie de Radiookapi.net

Le rapport assure que les rebelles rwandais continuent de commettre diverses exactions contre les populations civiles dans le territoire de Lubero.

En février dernier, quinze personnes étaient mortes et cinq autres blessées dans un accrochage entre les rebelles FDLR et les milices Maï-Maï du groupe NDC/Rénové de Guidon, à Mukeberwa, en territoire de Lubero (Nord-Kivu).

Depuis juillet 2015, des milliers de ménages sont déplacés de force à la suite des exactions des FDLR, en territoire de Lubero (Nord-Kivu), selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (Ocha).
Des jeunes miliciens Maï-Maï qui avaient attaqué la ville de Lubumbashi en mai 2013, attendent leur transfert pour la prison centrale de Kinshasa.
Les victoires militaires sur le M-23 de 2013 avaient redonnées de l'espoir aux Congolais, en croyant que les forces armées congolaises étaient devenues une force capable d'assurer la sécurité et la paix des populations. Mais force est de constater que depuis cette opération, on fait du surplace. Le haut commandement des FARDC a relâché la pression sur les derniers groupes des insurgés qui restaient encore actifs dans les régions de l'Est du Congo. Ces groupes insurgés sont progressivement revenus occuper l'espace laissé vacant par le M-23, pour semer la terreur à leur tour.

L'armée congolaise a relâché la pression sur les groupes armés de l'Est du Congo


Il est nécessaire que la République Démocratique du Congo entame, sans tarder, un ambitieux programme de réformes et de restructuration des forces armées, afin de démanteler toutes ces bandes armées nuisibles ou, du moins, réduire considérablement leurs capacités de nuisance.

Pour y parvenir, l'armée congolaise devrait s'adapter aux nouveaux concepts de guerre que ses ennemis lui imposent: la stratégie du maquis.

Les ennemis du Congo ne sont plus des armées classiques avec des fronts déterminés et des chars lourds. Ce sont des groupuscules armés qui opèrent en petit nombre variant entre 12 et 30 maquisards, mobiles, qui sont armés de fusils, de lance-roquettes et des armes blanches.

Des éléments des groupes armés du Nord-Kivu en patrouille


Ils connaissent très bien cette région qu'ils sillonnent depuis 1994, car plusieurs dans leurs rangs sont des enfants nés au Congo, dans des camps des réfugiés, qui aujourd’hui prennent la relève de leurs parents. C’est ce phénomène qui est inquiétant parce que ces gens, qui ont développé des sentiments d'invincibilité et d'impunité au Congo, ne veulent plus retourner chez eux au Rwanda. Combattre ce genre de bandes criminelles enracinées avec des chars et des gros convois militaires est contre-productif et inefficace.

Les FARDC doivent s'adapter à cette réalité. Les guerres d’aujourd’hui sont les guerres des forces spéciales, de l'intelligence militaire, de la mobilité et des technologies d'information.

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo(FARDC) doivent s'adapter aux nouvelles formes de guérilla imposées par les groupes armés illégaux au Congo.

Pour venir à bout de ces bandes armées illégales qui sévissent dans l'Est du Congo, voilà à mon avis, les cinq stratégies militaires à suivre:

Les Unités des forces spéciales



Des membres des forces spéciales de l'armée colombienne pourchassent les guérilleros des FARC dans la jungle colombienne.


Pour tuer un python qui étouffe sa proie, il faut lui trancher la tête.

Le meilleur moyen de démanteler ces groupes armés illégales est de couper leurs têtes dirigeantes. Il faut capturer ou tuer leurs chefs, leurs idéologues et même leurs financiers.

Le meilleur moyen d'y parvenir est de les infiltrer avec des unités de forces spéciales mobiles. Il faut détecter les meilleurs soldats congolais dans chaque unité des FARDC, pour les faire suivre des formations plus pointues. Ces soldats seront regroupés dans des petites unités mobiles ou ils apprendront à tout faire: le parachutisme, le maniement des armes et explosifs sophistiqués, l'utilisation des équipements électroniques de communication et l'espionnage.

Des femmes-soldats des FARDC. Il faut recruter et entraîner plus de jeunes femmes pour  former des unités d'élite anti-guérilla.
Parallèlement à la sélection de ces soldats d’élite, il faut mener un recrutement libre dans la population, pour détecter des jeunes candidats qui désirent devenir des commandos. Il faudrait ouvrir cette option aux femmes aussi et les encourager à le devenir.

En Afrique, on n'aime sous-estimer les femmes et c'est une erreur viscérale. L'emploi des jeunes femmes dans ce genre de missions d'intelligence est un outil très efficace. Il s’agit de femmes para-commandos qui apprennent à sauter en parachute, à manier efficacement des armes de poing et des explosifs. Nous y reviendrons...

L'intelligence militaire

 
Les guerres de nos jours sont faites pour les forces de squats tactiques d'intéligence.
Les guerres modernes sont devenues des guerres de renseignement militaire. C'est fini avec les éléments d'infanterie, les sapeurs du terrain et les tranchées qui demandaient une grande quantité de soldats. Maintenant c'est la qualité que l'on recherche dans les armées: des experts informaticiens, des experts en guerre électronique, des para commandos et des bons officiers de la logistique.

Cependant, un homme sur le terrain est toujours la première ressource d'une armée pour le renseignement. On a besoin des hommes et des femmes, bien engrainés, qui peuvent réussir à infiltrer ces nébuleuses organisations. Surtout des jeunes femmes qui peuvent apprendre facilement les langues parlées dans l'Est du Congo seraient très efficaces pour ce genre d’opérations. 

Une jeune femme-soldat bien entraînée peut être efficace pour les missions de l'intéligence.

Les missions des agents de renseignement seraient de gagner la confiance des dirigeants du FDLR, des Maï-Maï et des autres milices armées qui sèment la terreur dans la région. Leurs responsables de sécurité et des finances sont aussi des cibles importantes. Ces espionnes vont commencer petit à petit, en se passant pour des vendeuses qui vont leur livrer des biens de consommation, des vêtements, des médicaments etc.

Tranquillement, avec la confiance gagnée, elles vont sympathiser puis fréquenter ces individus. C'est à ce moment qu'elles vont dissimuler des petits émetteurs GPS dans les objets que ces personnes utilisent régulièrement. La suite n'est plus qu’une question de temps et de planification.

La mobilité


Pour combattre la guérilla, il faut des petites unités mobiles, bien équipées et entraînées pour mener des actions très loin des bases arrière. Le ministère de la défense devrait songer à réduire le nombre d'engins lourds, pour acheter plus d'hélicoptère de transport de troupes spéciales et des petits véhicules pickup tout-terrain.

Par ailleurs, le Congo est un vaste pays. Il faudrait donc que les soldats des forces régulières s’entraînent à parcourir des longues distances à pied et à monter des campements dans des zones inhospitalières. Si les miliciens rwandais peuvent se cacher dans les forêts, tous les Congolais peuvent aussi le faire.

Les Technologies de l'information

 
antennes satellitaires français au nord du Mali
Des antennes satellitaires français qui surveillent les mouvements des groupes islamistes au Mali.


Si les services d'intelligence parviennent à infiltrer les chefs des FDLR, la prochaine étape serait de communiquer leurs positions exactes par des GPS discrètement dissimulés dans leurs campements.
Grace à l'usage des méthodes de l'intelligence satellitaire, on peut les localiser avec des récepteurs intelligents et larguer des drones pour les tuer. Des avions équipés de bombes intelligentes pourraient aussi faire l'affaire.

Aussitôt le bombardement du campement complété, des hélicoptères vont débarquer des troupes d'élites aéroportées pour finir le travail au sol. C'est une stratégie onéreuse en matériel, mais peu coûteuse en hommes et en logistique (carburant de convois, nourriture des soldats et munitions).

L'argent: le nerf de la guerre

 
liasse de 20 $
L'argent est le nerf de la guerre.
Créer des unités de forces spéciales anti-guérilla c’est bien. Mais il faut penser à bien les rémunérer et leur offrir des cours de leadership de qualité, au risque de voir ces soldats d’élite tomber dans le clientélisme du mercenariat.

Par ailleurs, la législation congolaise devrait permettre de légaliser la politique des avis de recherche avec prix sur la tête pour les Chasseurs de primes.

Il faut mettre des primes de capture « Vif ou Mort » au-dessus de la tête des principaux chefs rebelles des FDLR et de l'ADF y compris leurs lieutenants. Des primes ouvertes à tout le monde qui pourrait fournir des renseignements menant à la capture ou la mort de ces criminels que ce soit les membres de forces de l’ordre, citoyen ordinaire, chasseurs de primes étrangers, peu importe le montrant de la prime(en dollars ou en francs congolais), je vous garantis que c’est une méthode efficace.

En peu de temps, ces seigneurs de guerre du Nord-Kivu vont tous rentrer dans la panique parce que même leurs propres éléments de sécurité seront tentés de les livrer aux autorités pour encaisser les primes promises.

Un avis de recherche contre des chefs des cartels de drogue en Colombie, un exemple à suivre contre les leaders des groupes insurgés en RDC.

En Conclusion, je dirai que toutes les mesures présentées ci-dessus peuvent paraître excessivement chères pour des pays en développement, mais elles sont accessibles pour la République Démocratique du Congo.

Se procurer plusieurs drones militaires, construire des Data Center et des antennes satellitaires pour les squats tactiques de communications, sont des infrastructures réalisables avec un budget de 100 millions $. La paix et la sécurité des Congolais valent beaucoup plus que ces montants.

Un drone fabriqué par une entreprise du Québec(Canada).

Pour la formation technique, le gouvernement congolais pourrait demander de l'aide à la Colombie, dont les forces armées ont développé des moyens sophistiqués pour lutter contre les groupes insurgés et des puissants cartels de la drogue. Les experts de l'armée colombienne peuvent former des unités spéciales de l'armée congolaise dans l'utilisation des bombes intelligentes et l’intelligence militaire satellitaire.
L'armée colombienne, avec ces forces spéciales, pourrait apporter son expertise contre la guérilla pour aider les FARDC.

 Avec ces groupes subversifs, il ne devrait pas y avoir de compromis, soit ils se soumettent à la justice congolaise pour répondre de leurs crimes, soit ils retournent au Rwanda dans la débandade. 

Les Congolais ne peuvent plus continuer à cohabiter avec des gens qu’ils ont offert l’asile pour fuir la guerre civile, et qui aujourd’hui commettent des massacres et des viols collectifs sur leur peuple.

Des rebelles rwandais du FDLR exhibant leurs armes dans un village du Nord-Kivu.

Comme le dit un proverbe populaire congolais, l'ingratitude peut quelquefois s'excuser, mais ne jamais se justifier. Les rebelles hutus rwandais, tout comme leurs frères tutsis, devront répondre de leurs crimes au Congo.