samedi 12 novembre 2016

LE CONGO S'INCLINE EN OUGANDA SUR LE PLUS PETIT DES SCORES


Le Congo affrontait ce samedi soir l’Ouganda, à l'occasion du deuxième match du Groupe B, comptant pour les éliminatoires du Mondial 2018. Après la défaite à domicile concédée d'entrée face à l’Égypte (1-2), les Diables-Rouges se sont inclinés 1-0 face à leurs adversaires du jour au stade Nelson Mandela de Kampala. Les Diables-Rouges  voient ainsi leurs espoirs de qualification pratiquement morts. Dans un groupe de 4, pour aller au mondial, il faut être capable de gagner à domicile et a l’extérieur. Alors quand on entame la campagne avec une défaite a domicile contre un adversaire prenable et que l’on ne peut pas battre le plus faible du groupe chez lui c’est peine perdue.


Les Ougandais ont marqué à la 17 e minute par Farouk Miya, d une frappe du  plat du pied dans la surface, aidée par une passivité incroyable du défenseur Marvin Baudry. Mais avant l’ouverture de ce score, les deux équipes se neutralisaient dans un match équilibré et physique. La seconde période fut nettement moins intense. Les deux équipes semblaient subir le coup de la fatigue et la chaleur, ce qui a affecté la qualité du jeu, même si les locaux auraient pu doubler voir alourdir le score.

Les Diables-Rouges ne baissent pas les bras, malgré la rareté d’occasions de buts qu ils se créent, mais Jordan rate le but de l'égalisation claire (83'26) sur une reprise dans a 6 mètres des buts renvoyée par les défenseurs ougandais sur la ligne des buts. Il aurait eu surement marqué s il était resté fermement sur ses appuis pour frapper le ballon de plein fouet en cherchant le plafond des filets. Mais il a toujours le réflexe de frapper le ballon en glissant par terre ce garçon, ce qui lui prive de la puissance du tir. Cette action était une embellie rare comparée aux frappes puissantes et lointaines des Ougandais, visiblement convaincus de remporter les 3 points pour prendre la tête du groupe. 

Le score n'évolue plus jusqu'au coup de sifflet final. Pierre Lechantre, le sélectionneur du Congo, a paru résigné lors de la conférence de presse d’après-match. Il va même déclarer que son équipe n’avait pas le potentiel qu il croyait et qu il assumait la défaite, un désaveu qui sous-entend son imminente démission dans les prochaines heures.



mardi 8 novembre 2016

CM Russie 2018 : Ouganda-Congo, ce qui a changé depuis 2012


La sélection du Congo affronte l’Ouganda ce samedi 12 novembre pour la deuxième journée des éliminatoires du Mondial 2018. Un adversaire qu'elle avait déjà rencontrée dans un match triste et amer, en 2012, que les Congolais ne sont pas prêts d’oublier (défaite de 4-0).



Lors de cette double confrontation, le Congo avait remporté la manche aller (3-1) à Brazzaville, pour le compte des éliminatoires de la Can 2013. Au match retour, à Kampala, les Congolais furent terrassés par un score sans appel de 4-0 et avaient raté la Can 2013. Cette fois-ci les choses ont beaucoup changé depuis et nous pouvons affirmer que le Congo est prêt à régler ses vieux comptes avec l’Ouganda.


Beaucoup de changements dans l’effectif du Congo, mais très peu du côté ougandais


 
La sélection ougandaise de football
L’équipe des Diables Rouges ayant joué ces deux matchs de barrages de 2012 a bien changé depuis. Côté ougandais, le visage de l’équipe de 2012 n’a pas beaucoup changé car à cette équipe, ce groupe dirigé par Bobby Robson faisait partie d’un projet de reconstruction. C’était une très jeune et athlétique formation ougandaise, composée des joueurs locaux, qui avaient bousculé les Congolais comme s’ils étaient d’une autre planète foot. 

Les meilleurs éléments de cette équipe étaient le virevoltant meneur de jeu Moses Oloya, le gardien Denis Onyango et le puissant attaquant Geoffrey Massa. Tous ces 3 joueurs sont toujours des titulaires indiscutables de cette équipe, qui compte quand même sur l’injection de quelques jeunes nouveaux talents comme Joseph Ochaya, Luwagga Kizito et l’excellent milieu du terrain Farouk Miya(Standard de Liège, D1 Belge).

Geoffrey Massa, le robuste attaquant ougandais, est aussi bon techniquement avec le ballon.


L'Ouganda garde le même système de jeu. Soucieux de bien défendre, les joueurs du coach serbe, Sredejovic, évoluent dans en 4-3-3 avec un trio de choc en attaque formée par Massa, Omony et Okwi, tous les 3 étant des puissants athlètes. Les Ougandais s'appuient sur un jeu très physique, sur des longs ballons en profondeur et sur le danger généré par les coups de pied arrêtés.

Farouk Miya est le plus grand espoir du football ougandais actuel.


Le Congo, de son côté, a complètement changé de visage. De cette équipe de 2012, dirigée par le Français Jean Guy Walleme il n'en reste qu’un seul joueur : Fodé Doré. Fabrice Ondama et Delvin Ndinga ayant déclaré forfait pour blessure et raisons personnelles respectivement.

Delvin Ndinga refuse de rejoindre la sélection pour avoir été pointé du doigt comme responsable de plusieurs échecs dont celui de Kampala 2012.
Le groupe congolais a été quasiment renouvelé dans son entièreté par l’entraineur français, Pierre Lechantre, après l’élimination pour la Can 2017. Le gardien de but titulaire, Christopher Mafoumbi, est blessé et la place revient au vétéran Gildas Mouyabi qui effectue un retour controversé en sélection. En défense, Francis Nganga, en difficulté contre les véloces formations de l’Afrique de l’Est, a été écarté de la sélection pour céder sa place à Arnold Bouka de Dijon(France). Enfin la paire des capitaines Prince Oniangué et Delvin Ndinga ont aussi laissé leurs places à un trio du milieu qui tourne autour du récupérateur défensif Jordan Massengo. Le reste du groupe est composé des joueurs locaux qui devraient apporter leurs contributions complémentaires.
 
Le Congo change de direction sous la houlette de Thievy Bifouma
Avec le forfait de Fabrice Nguessi, l’attaque sera animée par le duo de choc Thievy Bifouma et Fodé Doré. Un autre renfort de poids est la venue de Delarge Dzon, le supersonique attaquant du club turc d’Osmanlispor.

Des styles de jeu inamovibles

Des deux côtés, les systèmes tactiques sont très similaires. Les deux pays ne possèdent pas des grandes figurent reconnues, mais ont une grande culture pour le football de la rue.  Les deux équipes présentent des différents styles de jeu qui ne varient jamais de génération en génération. Les Ougandais misent beaucoup sur le style de jeu se basant sur le kick and rush britannique, c.-à-d. jouer des longs ballons, faire des courses et essayer de dominer le jeu aérien. Les Congolais préfèrent le style de finesse a une touche de balle, avec une projection rapide vers l’attaque.

Le jeune espoir Luwwaga Kizito attend son heure avec la sélection ougandaise.

En 2012, ce qui avait fait la différence dans le score du match est que le Congolais ont manqué de jus et d’envie face à un adversaire pourtant limité techniquement. Des cadres comme Fabrice Ondama, Delvin Ndinga, Francis Nganga, Mael Lépicier et le gardien Barel Mouko avaient trahi l’équipe en présentant un visage pâle et affligé devant l’adversaire. Très tôt dans le match, ils ont opté pour la stratégie d’endormir le match pour essayer de perdre du temps en simulant des blessures, en balançant des longs dégagements en défense et en jouant à un rythme de jeu très lent. Cette attitude attentiste visant a désespérer le moral des Ougandais, qui avaient besoin de gagner par 2-0, a produit l’effet contraire en créant le doute et le manque d’assurance dans le camp congolais. Seuls les attaquants Chris Malonga et Lys Mouithys avaient montré l’envie et la capacité de faire quelque chose de plus ambitieux.

Le gardien Barel Mouka avait eu une grande part de responsabilité lors de cette humiliante défaite de Kampala 2012.

Un autre facteur qui avait aussi pesé sur le résultat de ce match fur le très mauvais arbitrage du collège des arbitres marocains. Ce jour-là l’arbitra marocain avait accordé un penalty imaginaire a l’équipe locale pour le second but. Par contre, il n’a pas voulu siffler un penalty incontestable sur une faute commise sur Mouithys en pleine surface de réparation. Ces deux actions avaient sans doute causé le tournant du match.

Cependant, pour ce samedi les choses seront bien différentes. Les forfaits en cascade enregistrés de la part de Christopher Samba, prince Oniangué, Delvin Ndinga et Fabrice Ondama ne vont pas affecter le moral congolais. Les Diables-Rouges comptent sur le leadership et les buts de Fodé Doré, la force de Jordan Massengo et Boris Moubio, le courage de Merveil Ndockyt et Arnold Bouka et la puissance de Delarge Dzon. En bonus, Pierre Lechantre a enregistré l’arrivée contre toute attente de son attaquant-vedette Thievy Bifouma, pourtant annoncé indisponible durant le week-end dernier.

Fodé Doré est le seul rescapé de la débâcle de 2012 en Ouganda.
Les joueurs d’aujourd’hui sont beaucoup plus courageux que ceux qui avaient pris part à la débâcle de 2012. Dans l’équipe de 2012, le seul vrai leader était le défenseur Bruce Abdoulaye. Un autre facteur a ne pas négliger est que cette formation rénovée du Congo est en majorité formée des joueurs locaux, ce qui est un atout très important face a l’une des meilleures équipes typiquement anglophone de l’Afrique de l’Est. En 2012, le coach Walleme n’avait pas utilisé un seul joueur évoluant dans le championnat local, malgré le fait que les joueurs de l’AC Léopard étaient dans un grand moment de l’histoire du football congolais avec une campagne impeccable lors de la Coupe CAF.
 
Le jeune Imouelé Zabrown fait partie de ces nombreux footballeurs locaux qui ont rejoint la sélection congolaise.
Le football africain est très physique, surtout en déplacement dans un environnement hostile, l’expérience du terrain compte pour beaucoup. Nos joueurs expatriés sont pour une grande majorité des joueurs sans expérience du football international. Ils jouent dans des petites ligues en France la ou l’affluence dépasse rarement les 3000 personnes. Par contre, la sélection ougandaise est composée en majorité des joueurs locaux aguerris, qui jouent dans une ligue qui est devenue professionnelle depuis quelques années. 

La forte affluence dans les stades ougandais a favorisé l’émergence d’une ligue locale très compétitive. Avec ces genres de formations africaines, soit vous les opposer avec des grand professionnels venus d’Europe comme les Ivoiriens, Sénégalais ou Camerounais ; ou vous laisser jouer contres des joueurs évoluant en Afrique qui ont de l’expérience pour des compétitions internationales. Il faut laisser les mafieux combattre la mafia.

Arnold Bouka est très populaire au sein du public congolais, pour son énorme énergie qu il déploie lors des matchs.

C’est exactement l’expérience que Pierre Lechantre essaie d’établir avec une sélection composée en majorité des joueurs évoluant en Afrique. En Ouganda, le Congo devrait évoluer dans un 5-3-2 qu’il a un peu du mal à maîtriser, surtout au niveau des défenseurs. C’est un système intéressant qui peut rapidement se transformer en 3-5-2, comme Lechantre l’avait bien réussi avec le Cameroun en remportant la Can 2000 ou encore Franz Beckenbauer en 1990 avec la sélection allemande. La difficulté pour le Congo de maîtriser ce système de jeu vient du fait du manque d’expérience et de la culture tactique des défenseurs. 

Par exemple, au centre de la défense Carof Bakoua semble complètement perdu dans le marquage et ne sait pas ce qu’il fait dans le jeu. Au niveau des arrières latéraux c’est Marvin Baudry qui n’assure pas correctement la transition du jeu au moment de transformer le 5-3-2 en 3-5-2.
Il est nécessaire que Marvin Baudry soit plus agressif sur le secteur droit de la relance du ballon des Diables Rouges.

Dans l’entre-jeu, les relayeurs Kestel Tsiba et Fabrice Ondama n’apportent pas la percussion nécessaire pour ouvrir le jeu sur les ailes. Bifouma et Doré sont donc obligés de redescendre très bas pour chercher le ballon. Quand les Congolais récupèrent le ballon, bien souvent il n’y a personne devant pour lancer des contre-attaques rapides.

L’idéal serait de titulariser Delarge Dzon et Dua Ankira afin de renforcer une pression de ballon très haut ; ce qui fera en sorte que lorsque le ballon est récupéré, l’on ne devrait plus parcourir des longues distances pour attaquer la surface de réparation ougandaise.


En tout cas, peu importe la stratégie voulue par Pierre Lechantre, ce dernier est bien conscient qu’il est sur la pente très raide. A Brazzaville, l’on peut compter des doigts les personnes qui croient encore en ses capacités de renverser la situation dans ce groupe très difficile. Mais bon, il n’ y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser.

dimanche 30 octobre 2016

Handball Africain-Dames/Le Primero de Agosto dAngola superchampion !!!


Ouagadougou- Cet après midi, le Primero d’Agosto d’Angola a tout écrasé sur son passage pour remporter la Coupe d’Afrique des Clubs Champions 2016 au handball féminin. Les Angolaises ont terrassé ASEL du Congo-Brazzaville par 48 à 25, au Palais des ports de Ouaga 2000.


Avant la finale, les pronostics prédisaient une finale acharnée entre les deux meilleures équipes du tournoi, au vu de leurs parcours respectifs. En demi-finales, les Angolaises se sont promenées (35 à 20) face à TKC du Cameroun. Dans l’autre demi-finale, les Congolaises ont vraiment souffert contre les Forces armées et de polices (FAP) du Cameroun, pour finalement s’imposer sur le fil (26-25).

ASEL du Congo a atteint la finale grâce à son attaquant vedette Kango Divoko-Divoko


Cependant, lors de la finale de ce dimanche il a été évident que le niveau du handball angolais est largement supérieur au reste de l’Afrique. Depuis 1990, on assiste a une véritable hégémonie des Angolaises au handball, tant au niveau des sélections qu au niveau des clubs, qui frise le ridicule.

Prenons le cas du Petro Atletico, lorsque ce club angolais abordait sa finale de la Coupe des Champions en 2014 il avait déjà remporté 14 titres consécutifs. N’importe quelle autre équipe aurait perdu la motivation, mais les joueuses du Petro Atletico. Elles avaient pulvérisé leurs adversaires du jour (justement le Primero de Agosto) pour remporter le 15e titre de suite. Aujourd’hui, elles ont cédé la place à leurs rivales du championnat angolais.

Qu’est-ce qui peut expliquer un tel succès des Angolaises?

Les filles du Petro Atletico de Luanda, les Reines du handball africain.

En 20 ans, les clubs angolais ont remporté 18 Coupe d’Afrique des Clubs Champions et 7 Coupe d’Afrique des Vainqueurs de Coupes. Une véritable razzia. Cette domination est en partie le résultat de la culture du handball qui existait dans les années 1980 en Angola et que son gouvernement a décidé d’en faire un objectif de fierté nationale.  Beaucoup de fonds furent alloués pour subventionner la ligue féminine de handball, afin de la rendre à un statut de semi-professionnalisme.



Sur le terrain aussi, les encadreurs ont trouvé la formule magique pour favoriser la concurrence entre les joueuses. Ainsi, il n y a rien qui est acquis pour les anciennes vedettes, car du jour au lendemain les plus jeunes peuvent les pousser a la retraite. Cette volonté de toujours garder la suprématie pour le poste a poussé les joué angolaise a toujours se surpasser pour dominer les adversaires lors des compétitions africaines.
Les handballeuses congolaises manquent de soutien de la part du gouvernement.


Bravo quand même aux braves Congolaise du club ASEL, qui assurent leur retour sur la scène continentale malgré cette humiliante défaite. En effet, dans un milieu des sports congolais médiocre et morose ou le ministre des sports a alloué tous les crédits de son départements au football masculin, les handballeuses congolaises résistent par simple passion et talent inné pour la discipline.

samedi 22 octobre 2016

LES 7 MEILLEURES ARMÉES DE L’AMERIQUE LATINE


Pinochet


L'ancien président congolais, Pascal Lissouba, disait que l'on est jamais premier par hasard. Nous allons voir si cette affirmation est valide pour cet article.

Le Global Firepower Index (Indice global de la puissance du feu, en français) représente une liste des plus grandes puissances mondiales sur la base de 50 facteurs, tel que géographiques, industriels, ainsi que la quantité et la qualité de la main-d'œuvre militaire. D'autre part, les experts de ce magazine pénalisent avec des points certains pays tels que ceux qui ont accès à la mer, mais n’ont pas de forces armées ou une puissante flotte navale. 


Dans cet article, nous avons pris en compte certains aspects importants que ce consortium ne tient pas en compte pour classer les sept puissances militaires de l’Amérique latine.




Les critères du Global Firepower Index ne sont pas fiables. On a vu, par exemple, qu’au début de la seconde guerre mondiale l’armée française était beaucoup plus forte que l’armée allemande ou anglaise. Mais le manque de préparation pour les grandes batailles et le découragement populaire avaient précipité l’effondrement de la France après seulement trois semaines de combats.

Des véhicules de combat des forces armées chiliennes.


Pour notre étude, nous avons combiné tous ces facteurs mentionnés, plus un point spécifique que nous ne devons pas négliger pour le cas de l’Amérique latine : la fierté et le nationalisme prononcés.

En effet, contrairement aux militaires africains qui refusent de mourir pour laisser les pays aux mains des groupes insurgés, les Latino-américains sont des gens extrêmement fiers et attachés aux principes de souveraineté nationale. Le soldat Latino-Américain se bat jusqu’ à la mort pour sa dignité, pour son pays et pour son uniforme militaire. 

Sans plus tarder, les amis, voici le classement des 7 puissances militaires de l’Amérique latine.


7-Pérou


Les soldats péruviens sont très efficaces au combat dans la jungle

Le Pérou est la septième puissance militaire en Amérique latine. L'armée péruvienne compte un effectif de 100.000 soldats, avec une importante armée de réserve. Elle possède aussi un armement de bonne qualité en provenance des États-Unis, la Russie, la Chine et d'autres pays. Sa force navale était son talent d’Achille, mais elle s’est modernisée depuis la défaite militaire contre le Chili, lors de la fameuse Guerra del Pacífico.

Quelques chiffres

Membres actifs: 120,660 personnes.         Réservistes: 272.000 personnes.

Véhicules blindés : 890.                          Aéronefs: 239.     Navires: 60.

Budget militaire: 2,5 milliards $.


6-Argentine


L’armée argentine ne possède pas un armement très moderne, mais ses troupes sont très bien entraînées. C’est l’un des rares pays de l’hémisphère sud qui possèdent un porte-avion, même si il est en état vétuste et ne lui sert que pour les entraînements. Sa marine est lune des plus fortes de la région –juste en dessous de celle du Pérou- et compte parmi les meilleurs navigateurs du monde.

L’argentine avait tiré une importante leçon après sa défaite militaire contre la Grande-Bretagne(pendant la guerre des Malouines) : une bonne armée doit posséder une flotte navale moderne. Depuis, elle a signé des accords de coopération avec les Etats-Unis et des pays européens.

Les marines des forces armées argentines en entrainement

Son budget de la défense est de 4,33 milliards de dollars. En 2105, elle possédait 293 chars de combats, 281 avions, 3 sous-marins et un porte-avion. Mais la vraie puissance d’une nation se mesure par la qualité de sa main d’œuvre et de son savoir, parce que lorsqu’un pays est en guerre c’est toutes les forces vives de la nation qui doivent apporter leurs cerveaux pour la victoire. Ainsi, les savants, les ingénieurs, les médecins, les informaticiens, les logisticiens et même les philosophes constituent la première réserve d’un pays. En Amérique latine, c’est l’Argentine qui est le leader sur cet aspect.


5-Chili

Le Chili est lune des puissances militaires du continent américain.

Sous la dictature du Caudillo Augusto Pinochet, l’armée chilienne était considérée comme la plus puissante de l’Amérique latine. Avec le retour de la démocratie, le Chili a changé sa vocation militariste pour miser plus sur la qualité, au lieu de la quantité, dans sa politique de défense.

Malgré cela, le pays possède toujours l’une des forces navales les plus puissantes et actives du Pacifique. Au cours des dernières années, et après d'importants investissements dans le renouvellement du matériel militaire, l'armée chilienne est restée à l'avant-garde technologique au niveau des armées du nouveau continent.


Quelques chiffres

Membres actifs : 60,560 personnes.        Réservistes : 82.000 personnes.

Véhicules blindés : 2.346                          Aéronefs : 236.     Navires : 69.


Budget militaire : 5,5 milliards $.

4- Mexique


Infanterie des forces mexicaines

Les détracteurs de l’armée mexicaine pointent souvent les insuffisances de la lutte contre les cartels de la drogue comme prétexte pour la mettre à la touche des grandes puissances militaires. C’est un jugement erroné, car il ne faut pas oublier que c’est seulement à partir de 2006, avec le président Felipe Calderon, que le gouvernement mexicain a remis la question de la lutte contre le trafic de drogue aux mains de l’armée. 

C’était déjà trop tard parce que les cartels de drogue mexicains s’étaient déjà beaucoup enrichis et leur argent a permis que la corruption du crime organisé gangrène les institutions de sécurité mexicaine. Sans oublier que ces cartels de drogue mexicains se sont procurés des armes de guerre puissantes et même des véhicules-tank tout-terrains.


Une parade de véhicules blindés des forces armées mexicaines
Cependant, de par son énorme arsenal et une grande quantité de véhicules légers, l'armée mexicaine possède une puissance de feu redoutable. Ses seules faiblesses sont sa force aérienne, qui manque de pilotes d'expérience, et le manque d’expérience dans des vrais conflits militaires. Jusque-là, le seul défi de l’armée mexicaine est la lutte contre les trafiquants de drogue.
capo de drogue mexicain arreté
Les forces spéciales mexicaines ont obtenus des succès importants dans la lutte contre les cartels de drogue.


Quelques chiffres


Membres actifs : 267,500 personnes.        Réservistes : 76.500 personnes.

Véhicules blindés : 695                               Aéronefs : 362.     Navires : 143.


Budget militaire : 7 milliards $.


3-Cuba


rampe de lancement de missiles
Des rampes de lancement des missiles des forces armées cubaines

Dans les années 80, Fidel Castro disait qu’il commandait une armée de 10 millions d’hommes (la taille de la population en 1985), à cause de son impressionnant programme de service militaire obligatoire.


Entre le début 1966 à la fin des années 80, Cuba avait bénéficié d'une importante aide militaire soviétique, qui lui avait permis de devenir l’une des premières puissances militaires en Amérique latine. 

parade des fantassins cubains

Les unités d’infanterie et de l’artillerie cubaines frappent avec une puissance de feu terrible, grâce  aux grandes quantités de batteries Katiouchas livrées par les Russes. Avec le temps, les militaires cubains sont devenus des maîtres-experts de ces lances roquettes. 

L’armée cubaine est très disciplinée et aguerrie. Elle a remporté de nombreuses batailles lors des conflits en Ethiopie, au Nicaragua, au Salvador et même en Algérie. Mais il y a une guerre quelle na jamais pu terminer ni justifier face au peuple cubain : la guerre d’Angola.

lance-roquette katiouchas
Des artilleurs cubains lors de la bataille de Cuito Cuanavale(Angola 88)

En effet, cette guerre civile qui a vu la participation de près de 300 000 soldats cubains en 13 ans a laissé de profonds séquelles et douleurs au sein de la société cubaine. Le chiffre officiel étaient de 2106 soldats cubains morts, mais des sources indépendantes parlent de près de 10 000 morts et disparus. En plus de ces morts, il faut ajouter le nombre élevés de mutilés qui se sont retrouvés dans la misère totale de retour au pays. Ce débat sur la guerre en Angola est formellement interdit dans l’île communiste. 


2-Colombie


Tank de guerre
Tanks des forces armées colombiennes

Quand on parle de la puissance militaire, on a tendance à penser aux dépenses militaires, la modernité et la technologie des équipements, la guerre des étoiles, les drones etc. Cependant, pour gagner des guerres il est impératif d’avoir des soldats courageux et téméraires au combat qui vont se charger de nettoyer et de sécuriser chaque mètre carré occupé. 

C’est dans ce contexte qu’intervient la redoutable armée colombienne, dans un pays qui a vu se développer une culture de la violence inégalée. Ces racines de la violence en Colombie ont contribué à forger les valeurs guerrières des femmes et des hommes de son armée, au point dinspirer de la peur et du respect chez ses adversaires. Tour par tour, guérilleros, escadrons de la mort, narcotrafiquants et bandes criminelles urbaines refusent le combat frontal contre les forces armées colombiennes.

Des fantassins colombiens pourchassent les guérilleros

Cest la raison pour la quelle ses techniques de combat sont similaires à celles des guérillas: ils lancent des attaques massives par plusieurs petites unités mobiles et puis se replient rapidement dans des zones couvertes ou boisées sous les barrages de feu de son aviation. 

Certains observateurs relativisent la puissance de l’armée colombienne du fait qu’elle bénéficie d’une importante aide militaire et technique des Etats-Unis mais que, en dehors de la lutte anti-narcotique et subversive, elle n’a jamais affronté une armée classique.

Toutefois, dans l’art militaire un mort est un mort, peu importe la manière. Un soldat bien entraîné ne choisit pas de mourir lors d’un bombardement aérien ou sous les balles d’un narco. Il se bat pour survivre et tuer son ennemi.

guerilleros
Une unité combattante des FARC, le groupe rebelle le plus important de la Colombie.

Le grand problème de la Colombie reste la corruption et le trafic de drogue qui minent une bonne partie de son armée et de la police. Mais en terme de combat, ses militaires sont parmi les durs des durs en Amérique latine. Sa devise est « Quelle que soit la mission, quel que soit l’endroit, quelle que soit l’heure, de la meilleure manière, nous sommes prêts à vaincre ».


Quelques chiffres


Membres actifs : 444,520 personnes.        Réservistes : 62.000 personnes.

Véhicules blindés : 1.345                            Aéronefs : 493.     Navires : 232.

Budget militaire : 12,5 milliards $.  

1-Brésil



Le Brésil est la première puissance militaire en Amérique latine

Sans aucun doute, le Brésil est la première puissance militaire en Amérique latine. Chaque année, le pays investit environ 26 milliards de dollars dans les dépenses militaires. Ce total correspond à peu près à ce que le reste des pays de la région, tous réunis ensemble, dépensent pour leurs forces armées.

Les forces spéciales brésiliennes en action

Son arsenal militaire est moderne et en grande quantité. Il peut se targuer aussi de posséder la plus grande industrie militaire de la région, due en particulier à sa croissance économique effrénée des dix dernières années. Même si elle est rarement confrontée à des tensions diplomatiques et militaires, l’armée brésilienne possède les meilleures forces spéciales au monde pour combattre la guérilla urbaine et rurale.


combat dans les favelas du Brésil
Les soldats du Brésil combattent le crime organisé jusque dans les rues étroites des favelas.


Le Brésil ne cesse d’étendre son influence militaire et diplomatique partout dans le monde. 

Quelques chiffres


Membres actifs : 327,000 personnes.        Réservistes : 1.800 000 personnes.

Véhicules blindés : 1.707                  Aéronefs : 749.     Navires : 113.  Porte-avions: 2

Budget militaire : 34,7 milliards $.
Le Brésil est aussi le plus grand pays du sous-continent latino-américain

Sortir un classement des 7 meilleures armées de cette région fut une tache très difficile, parce que l’Amérique latine regorge de très bonnes armées. Dans cette étude, nous étions obligés de couper de la liste, faute de places, des armées fortes comme celle du Venezuela, de l’Équateur ou bien du Nicaragua.
Les Brésiliennes sont aussi les plus belles en Amérique latine

En conclusion, la morale de cet article nous confirme ce que Pascal Lissouba(ancien président du Congo) disait pendant les campagnes présidentielles de 1992: " Jamais premier par hasard ". 



Rio Janeiro, la perle du Brésil.
Le Brésil est la première puissance militaire en Amérique latine, mais le Brésil est également le plus grand pays de la région dans tous les domaines, en économie, au football, en sports, en technologie industrielle, en culture et même en matière de belles femmes...